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Discours d’Alain JUPPÉ lors du premier Congrès des Amis d’Israël en France

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Discours d’Alain JUPPÉ lors du premier Congrès des Amis d’Israël en France

Extraits du Discours de Monsieur Alain JUPPÉ Ministre d’État Ministre des affaires étrangères et européennes A l’occasion du premier Congrès des Amis d’Israël en France Paris – 3 avril 2012

Ci-dessous des extraits du discours de Monsieur Alain JUPPÉ, ministre des affaires étrangères et européennes, tenu hier à l’occasion du premier Congrès des Amis d’Israël en France.

Extraits du Discours de Monsieur Alain JUPPÉ

Ministre d’État

Ministre des affaires étrangères et européennes

A l’occasion du premier Congrès des Amis d’Israël en France

Paris – 3 avril 2012

 « Le 20 mars dernier, j’ai embarqué pour Tel Aviv dans un avion qui transportait quatre corps – quatre dépouilles, dont celles de trois d’enfants. J’ai embarqué pour Tel Aviv avec les proches de ces victimes innocentes, avec des familles plongées dans une incommensurable douleur, mais dont le courage et la dignité forçaient l’admiration.

 

Le 21 mars, à Jérusalem, j’ai assisté aux funérailles de Myriam MONSONEGO, de Jonathan, d’Arié, et de Gabriel SANDLER. Jamais je n’oublierai ces milliers de visages venus témoigner de leur tristesse, de leur compassion et de leur soutien. Jamais je n’oublierai ces quatre linceuls alignés devant moi. Jamais je n’oublierai les mots prononcés par les proches, ces ultimes mots d’amour adressés à ceux qui ne reviendront plus.

Je l’ai dit à Jérusalem : à l’école Ozar-Hatorah de Toulouse, c’est le sang de nos deux pays qui a coulé. Et si un ignoble assassin a réussi à faire pleurerla France et Israël, la réaction des peuples et des gouvernements de France et d’Israël a montré que son idéologie de haine ne triompherait pas » (…)

« Je l’ai dit au cimetière de Jérusalem : « l’agression d’un juif en France n’est pas seulement l’affaire des juifs, c’est l’affaire de 65 millions de Français ». Parce que les Français juifs sont, depuis quela Franceexiste, une part essentielle dela Nationfrançaise. Parce que l’antisémitisme est contraire à toutes les valeurs dela République.

Tant qu’il restera une agression, tant qu’il restera une insulte à caractère antisémite, tant qu’il restera une menace terroriste sur notre territoire, nous ne relâcherons pas nos efforts pour lutter contre ces fléaux. Depuis la tragédie de Toulouse, le gouvernement a redoublé de vigilance » (…)

« Aujourd’hui, au lendemain du drame de Toulouse, alors que les Amis d’Israël en France tiennent leur premier congrès, je voudrais vous dire la conviction du Président SARKOZY, qui est aussi la mienne : la relation entre la France et Israël est sortie plus vigoureuse encore de ce cauchemar.

En juin 2008, déjà, le Président rappelait devantla Knessetque l’amitié entre nos deux pays puise aux sources de la conscience et de l’esprit. Il rappelait que cette amitié « n’est pas due seulement à la vitalité de la communauté juive de France et à vitalité de la communauté francophone d’Israël, qui forment comme un pont entre nos deux pays (…), [mais] aussi à quelque chose de plus profond, à la manière dont le judaïsme a influencé, nourri, enrichi la culture française, à l’inspiration que les Pères fondateurs d’Israël ont puisée dans les valeurs de l’universalisme français ».

Forte de ces influences réciproques,la Francea joué un rôle crucial à l’heure de la naissance d’Israël comme au cours des toutes premières années où l’Etat hébreu bâtissait sa stabilité. Cette proximité ne s’est jamais démentie. » (…)

« Face aux menaces, aux défis et aux promesses de l’avenir, Israël trouvera toujours la France à ses côtés.

Jamais nous ne tolèrerons que la sécurité et la légitimité d’Israël soient remises en cause. Jamais nous n’accepterons que le droit d’Israël à exister soit discuté. Jamais nous ne baisserons les bras face à un régime qui déclare vouloir « rayer Israël de la carte ». Je pense naturellement à l’Iran, vis-à-vis duquel nous avons toujours fait preuve de la plus grande fermeté. Jamais nous ne laisserons l’Iran se doter de l’arme nucléaire, car ce serait faire peser une menace majeure sur la paix et la sécurité internationales. Je le dis très clairement devant vous : nous n’abandonnerons pas Israël face à cette menace.

Jamais non plus nous ne baisserons la garde contre le terrorisme. Face à ce fléau, chaque Etat a le droit de se défendre. Chaque Etat a le devoir de défendre sa population. C’est vrai pourla France. C’est vrai aussi pour Israël. Le Premier ministre NETANYAHOU l’a souligné lors de notre dernier entretien, à Jérusalem : il existe une distinction essentielle entre ceux qui prennent des civils pour cible et ceux qui protègent leur population. Il a raison. Les tirs de roquettes qui continuent à s’abattre sur le Sud d’Israël en provenance de Gaza sont intolérables.La Franceles condamne avec force. Mais parce qu’il existe une distinction essentielle entre les terroristes et ceux qui subissent le terrorisme,la Francecontinuera  à faire preuve de la plus grande vigilance s’agissant de la proportionnalité de la riposte et du respect de l’exigence d’absence de victimes civiles. » (…)

« Agir en faveur de la sécurité d’Israël, c’est aussi travailler à bâtir une paix durable au Proche-Orient. Les efforts en faveur du règlement du conflit israélo-palestinien sont un devoir moral comme une exigence politique. Nous ne les relâcherons pas. Il faut aller sans tarder – vous le savez et vous le dites vous-mêmes – vers la solution des deux États, deux États-nations : Israël pour le peuple juif, dans le plein respect des droits des minorités ;la Palestinepour le peuple palestinien, une Palestine démocratique et pacifique qui sera la meilleure garantie de sécurité pour Israël.

Malheureusement, aujourd’hui, tout semble bloqué, comme suspendu. Ce statu quo est intenable. Dans une région en plein bouleversement, il est même dangereux.

Comment avancer ? Par des négociations. Nous l’avons dit sans ambiguïté au Président ABBAS et au Premier ministre NETANYAHOU. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le Quartet n’a pas réussi et que la communauté internationale doit changer de méthode. (…) Vous connaissez la position dela Francesurla colonisation. Sinous voulons aller vers la paix, si nous voulons avancer vers la solution des deux Etats, dans l’intérêt même d’Israël, la colonisation doit cesser ».

Oui, aujourd’hui, plus que jamais, la France est l’amie d’Israël. La relation entre nos deux peuples est loin de se limiter à la question israélo-palestinienne. Les liens entre nos deux pays sont loin de se réduire à des échanges politiques et diplomatiques. Ce sont avant tout des liens de cœur et d’esprit, des liens d’affection et d’intelligence, des liens d’estime réciproque et de projets communs (…)

Quand on voit la force des liens humains qui nous rassemblent, quand on voit le dynamisme de la jeunesse franco-israélienne, quand on voit l’engagement que manifestent les Français pour soutenir à la fois la paix, l’aspiration légitime d’Israël à la sécurité et les droits des Palestiniens, on ne peut que redoubler d’efforts. Oui,la France, patrie de l’universel et des droits de l’Homme, et Israël, héritier de 6 000 ans d’histoire, ont la responsabilité commune de faire progresser la paix dans cet espace méditerranéen qui est le creuset de notre civilisation ».

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