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Mieux connaitre Daphna Poznanski !

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Mieux connaitre Daphna Poznanski !

Conseillère à l’AFE depuis 12 ans, et vice-présidente de cette même assemblée depuis 2011, Daphna Poznanski connaît bien les problématiques des Français de l’étranger et le fonctionnement de la vie politique. Elle dénonce les discriminations dont sont victimes les expatriés. Elle présente sa candidature pour  » veiller au respect  » de leurs droits et à la «  nécessité de les élargir « .

Lepetitjournal.com : Pouvez-vous rappeler en quelques mots votre parcours à nos lecteurs ?
 
Daphna Poznanski : Je suis née à Oran, ville que j’ai quittée enfant alors que son port était en flammes. Ce fut un acte fondateur. J’ai compris que je ne voulais pas être ballottée par des événements mais être un acteur de l’Histoire.
J’ai étudié à Marseille et à Nice. Je suis diplômée de droit public et de relations internationales ainsi que de littérature comparée. Consultante juridique à Tel Aviv, je vis à l’étranger depuis 32 ans. Mariée, j’ai trois enfants. Issue d’une famille modeste, pur produit de l’école républicaine, élève boursière, j’ai pris très tôt conscience de la notion de mérite. Ce vécu a été ma force et m’a incitée, une fois hors de France, à créer une association pour défendre les droits des Français. J’ai fondé en 1992 l’ADFI, la Section israélienne de l’association  » Français du Monde-ADFE « , puis quelques mois plus tard, la Section du Parti Socialiste en Israël. L’action associative en effet donne le sentiment d’agir positivement, mais pour faire aboutir des projets, il est parfois nécessaire de passer par des structures politiques.
Elue en 2000 au Conseil Supérieur des Français de l’Etranger, devenu depuis l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), j’ai été réélue en 2006. J’ai prouvé ma capacité à agir, au-delà des clivages, en faveur de l’intérêt général, ce qui m’a valu d’être élue par mes collègues de l’AFE Vice-présidente de la Commission des Lois en 2009, puis Vice-présidente de l’AFE en 2011. J’ai été décorée de l’Ordre National du Mérite pour mes actions en faveur de la francophonie et de la Légion d’Honneur pour services rendus aux Français de l’Etranger.
Quelles sont votre légitimité et les raisons de votre candidature ?
Depuis 20 ans que j’agis au service des Français résidant hors de France, pour la défense de nos droits, j’ai acquis une réelle pratique de l’administration et de la vie politique. J’ai déposé 65 questions orales, écrites et d’actualité devant l’Assemblée des Français de l’Etranger. Je serai opérationnelle dès le lendemain des élections.
Aux Français résidant hors de France, je peux dire :  » je suis des vôtres « . Contrairement à mes concurrents, je ne suis pas une parachutée. En outre, le PS a organisé des primaires dans la 8ème circonscription et j’ai remporté ces primaires.
Quelle vision portez-vous sur la représentation politique des Français de l’étranger ?
La création des 11 postes de députés a été laborieuse, l’idée est née à la Fédération socialiste des Français de l’Etranger, reprise par l’UMP. Ces députés, nous en avons besoin. A l’Assemblée des Français de l’Etranger, les Conseillers font remonter les problèmes vers les Sénateurs représentant les Français établis hors de France. Or les Sénateurs n’ont pas le dernier mot en matière législative. Ce qui a souvent des conséquences dramatiques pour nous,  résidents hors de France. La loi nous oublie ou bafoue nos droits. Un exemple : la loi sur le handicap ne dit pas un mot des Français établis hors de l’hexagone. Comme s’il n’y avait pas de Français handicapés à l’étranger…

Lorsque certains législateurs de l’UMP se souviennent de nous, c’est pour nous porter préjudice. Exemple, la proposition de loi déposée par une trentaine de députés UMP le 11 mai dernier qui vise à faire « perdre la nationalité aux Français résidant hors de France ne payant pas leurs impôts en France ». Une proposition de loi déposée au mépris des conventions  bilatérales de fiscalité signées par la France. Voilà qui prouve que les députés hexagonaux ne connaissent pas grand-chose aux problèmes que nous rencontrons. Les futurs députés des Français de l’étranger devront remplir un rôle de sentinelle et veiller au respect de nos droits et à la nécessité de les élargir.
Un Secrétariat d’Etat Chargé des Français de l’Etranger doit-il être pérennisé ? Selon le député René Dosière, ce Secrétariat  coûterait à l’Etat environ 900 000 euros, Je préfèrerai que ces sommes soient  utilisées pour nos compatriotes hors de France confrontés à des difficultés financières.
Avec 155 Conseillers à l’Assemblée des Français de l’Etranger, 12 Sénateurs et 11 Députés, notre représentation politique sera complète. L’Assemblée des Français de l’Etranger devra évoluer en acquérant un statut de collectivité d’Outre-frontières, avec un Président élu. Il faudrait élargir le socle électoral des Sénateurs établis hors de France par la création de délégués consulaires. Enfin, l’Assemblée des Français de l’Etranger devra améliorer sa représentativité. Aujourd’hui, les expatriés sont de plus en plus jeunes et dynamiques.
Quelles sont vos thématiques de campagne ?
J’entends lutter contre les attaques envers la binationalité. Je me suis engagée dès mai 2011 contre le Rapport Goasguen qui prétend nous priver de notre identité, de notre richesse culturelle et de notre ouverture au monde. Dans notre circonscription, il y a près de 60% de binationaux en Turquie, plus de 98% en Israël, 50% dans les autres pays. Goasguen voulait imposer le choix d’une nationalité unique à nos enfants à leur majorité ! J’ai immédiatement demandé à Manuel Valls, Président de la Mission parlementaire sur le droit de la nationalité, de bloquer ce Rapport. En raison des échéances électorales, l’UMP a préféré le geler jusqu’en juin 2012.
Elue, je me battrai contre toute atteinte aux conventions bilatérales de fiscalité. Je m’opposerai à toute taxe comme celle  proposée par François Baroin en septembre dernier, contrée  par mon groupe à l’AFE.  Cette taxe créait un nouvel impôt de 20% sur la valeur cadastrale des biens immobiliers détenus par les Français non-résidents.
Ainsi nos droits en tant que Français résidents hors de France sont méconnus et sans cesse menacés. Nicolas Sarkozy veut  conditionner aux revenus les regroupements familiaux pour les conjoints étrangers des Français non-résidents. Si nous sommes riches et puissants, Français résidant hors de France, nous pourrons vivre en France avec l’élu(e) de notre cœur ! Dans le cas contraire, le conjoint devra se contenter d’un statut de touriste. Déjà la loi du 16 juin dernier, entrée en vigueur, a durci les conditions de naturalisation pour les conjoints de Français résidant hors de France. Avant de déposer un dossier de naturalisation, les conjoints doivent maintenant prouver des connaissances en français et en culture française équivalentes au brevet !
Je souhaite, par mes actions, restaurer notre image. Souvent suspectés d’être des exilés fiscaux ou pire, on nous discrimine. Nous refusons d’être une sous-catégorie de Français.
Concernant l’enseignement français à l’étranger, la gratuité dans les classes de seconde, première et terminale est une mesure intéressante, mais sa mise en œuvre n’a pas été à la hauteur de l’intention. Selon les documents budgétaires,  cette « Prise En Charge » n’est plus budgétée à l’horizon 2013. Il conviendrait non de retirer les fonds attribués à ces classes, mais plutôt de les ajouter au budget des bourses scolaires. Les critères d’attribution devront être modifiés pour que les classes moyennes en bénéficient.
Si je suis élue, je veillerai à maintenir les Services Consulaires de proximité afin que les Français ne perdent pas leurs droits parce trop éloignés de l’administration consulaire. Militante de la francophonie, je m’opposerai aux projets de fermeture d’Instituts français évoqués par le directeur des Affaires financières au Quai d’Orsay en décembre dernier. Enfin, je souhaite revaloriser le rôle crucial des PME car elles contribuent au redressement de notre pays. J’oeuvrerai à aider les Français de l’étranger créateurs d’entreprises. Nous, Français résidents hors de France, pouvons aller chercher la croissance à l’international et apporter ainsi notre pierre au redressement de la France.
Avez vous un dernier mot pour les lecteurs ?
Allez voter, non pour élire des carriéristes, mais pour choisir la personnalité la plus compétente qui partage votre quotidien.
Propos recueillis par T.D & L.A (www.lepetitjournal.com) vendredi 23 mars 2012

Yossi BENAVRAHAM
Chargé de Communication de Daphna POZNANSKI-BENHAMOU
Vice-Présidente de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE).
IMPORTANT: Ceci est un message uniquement destiné à l’information. D’aucune façon,  Ashdodcafé ne prend position  mais est ouvert à tous ceux qui souhaitent diffuser leur message.
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