Paradoxalement, les moments les plus difficiles apportent aussi leur lot de miracles et de rencontres. En pleine Opération Pilier de Défense, nous avions rencontré les combattants de la batterie du Dôme de fer tout juste déployée dans la région de Tel Aviv. Un couple d’amoureux, une soldate née en France, un réserviste de l’armée de l’Air : qui sont les soldats qui ont protégé 3,5 millions d’habitants pendant les huit jours d’opération ?

Pilier de Défense, 7ème jour de combats.

Alors que les roquettes continuent de pleuvoir sur Israël, que les habitants du sud d’Israël se terrent toujours dans les abris et que les consignes de sécurité se durcissent, les exploits des combattants du Dôme de fer qui interceptent des centaines de missiles ennemis avant qu’ils ne frappent les civils remontent le moral de la population israélienne.

“Soldats, vous avez faim ?!”

“Les gens n’arrêtent pas de nous amener de la nourriture et des boissons. Certains viennent tous les jours. Ils nous demandent si nous avons faim. Mais comment pourrait-on avoir faim ?”, raconte Lolly, combattante dans la nouvelle batterie déployée dans la région centre du pays, originaire de France.

Lolly née en France et actuellement combattante du Dôme de fer

Familles, enfants, voisins, journalistes ou simplement curieux se pressent depuis sept jours aux côtés des soldats du Dôme de fer. Les livraisons de fast-food en tous genres et de cadeaux ne s’arrêtent pas : le message est clair, le pays admiratif du miracle de Dôme de Fer veut montrer sa reconnaissance.

“Ici aussi les sirènes retentissent désormais”

“Dès que j’ai entendu parler du Dôme de fer , j’ai su où je voudrais servir”, poursuit Lolly 21 ans.

Après avoir servi pendant des mois près de Netivot dans le sud d’Israël, elle et quelques autres soldats ont été déplacés près de Tel Aviv, car là aussi, les roquettes frappent.

“Les gens multiplient les gestes. Ils font attention à nous, pendant que nous faisons attention à eux.”

Et comme si Lolly avait besoin d’une preuve pour nous montrer que ce qu’elle raconte est réel, une voiture civile à l’entrée de la base attire notre attention. De loin, une femme au volant s’excuse : “j’avais préparé un petit déjeuner complet pour les soldats, mais je viens de passer trois heures dans les embouteillages. Ca fera aussi l’affaire pour le déjeuner non ?

Le hasard fait bien les choses

Dans les premiers jours de l’opération, plusieurs roquettes ont été interceptées au-dessus de Tel Aviv. Quelques heures avant, Vilner et sa petite-amie, tous deux combattants du Dôme de fer dans différentes batteries, ont été mobilisés pour travailler ensemble dans la nouvelle batterie du centre du pays. ” Le hasard a bien fait les choses”, dit en souriant le soldat Vilner.

Le Sergent Première Classe Vilner et le Caporal Herring

“Ici, dès que la sirène retentit, on espère réussir à intercepter le missile. Et quand notre missile neutralise la roquette ennemie – le sentiment et l’ambiance ici sont tout simplement incroyables – nous savons que nous avons protégé la population”, raconte-t-il satisfait.

Fatigués ? Pas le moins du monde

Kinan, 23 ans, est l’un des milliers de réservistes rappelé pendant l’Opération Pilier de Défense. Depuis sept jours, il a quitté son quotidien pour redevenir technicien du Dôme de fer. Les soldats se tournent vers lui à chaque problème technique, panne ou dysfonctionnement. Ils comptent sur lui et  la sécurité des habitants de la zone dépendent entièrement de lui.

“J’aurais pu être affecté ailleurs, mais il n’y a aucun autre endroit où j’aurais voulu travailler.”

Après sept jours d’opération, ni la pression ni la fatigue n’avaient entamé le morale et la volonté des soldats du Dôme de fer. D’ailleurs, avant de refermer l’entretien, ils ont tenu à rappeler qu’ils pourraient continuer à travailler de la sorte encore longtemps, “tant qu’on aura besoin de nous !”.

En route pour prendre sa première douche depuis sept jours, le soldat Herring nous confie satisfaite que “les gens connaissent désormais l’importance du Dôme de Fer. Ils savent que nous les protégeons.”

http://tsahal.fr

 

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