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ETUDE – L’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) et le magazine Mieux vivre votre argent viennent de dévoiler leur enquête annuelle sur la tarification bancaire…

Quelles sont les banques les moins chères de France? Et celles qui proposent les services les plus coûteux? Pour la onzième année consécutive, l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) et le magazine Mieux vivre votre argent dévoilent leur palmarès 2013. Pour cette enquête réalisée auprès de 33 établissements bancaires, les deux organismes ont analysé plus de 26.000 lignes tarifaires qui seront applicables au 1er février 2013.

LCL et Crédit coopératif, les bons élèves

Deux constats s’imposent. Primo, les variations de prix sont toujours considérables. Secundo, «aucune banque n’est meilleure qu’une autre de manière générale. Tout dépend du profil du consommateur», avance Jean-François Filliatre, rédacteur en chef de Mieux vivre votre argent. Ceci dit, les établissements LCL et Crédit coopératif sortent toutefois du lot: «Ils sont systématiquement dans les trois premières places des banques pratiquant les tarifs les moins chers», poursuit Jean-François Filliatre.

A l’inverse, CIC et Barclays Bank sont les plus coûteuses pour leurs clients. Le Crédit Mutuel se situe également dans la moyenne basse pour tous les profils, notamment celui du petit consommateur, c’est-à-dire le client se servant quasi exclusivement de sa carte bancaire.

Pour ces petits consommateurs d’ailleurs, les tarifs bancaires peuvent varier de 159% selon les établissements. Concrètement, ils débourseront de 35,60 euros à la Caisse d’épargne Ile-de-France à 92,40 euros à la Banque populaire Côte d’Azur, pour le même service. Un différentiel «inexplicable», selon Reine-Claude Mader, président de CLCV. Qui déconseille fortement pour ce profil la souscription d’un package.

Des packages pas toujours pertinents

Pour les consommateurs moyens, comprenez un couple actif utilisant un panel moyen de services, les différences de prix sont moins fortes mais restent conséquentes: elles s’échelonnent de 143,65 euros au Crédit coopératif à 261,58 euros au CIC, soit 82% de variations. Concernant les packages, «leur souscription se révèle pertinente dans seulement un cas sur deux», note la présidente de CLCV.

Ce sont pour les gros consommateurs, c’est-à-dire les couples boursicoteurs, que les différences de prix sont les moins conséquentes. Avec des tarifs allant de 440,74 euros à LCL jusqu’à 701,21 euros au Crédit agricole Nord de France, le différentiel est tout de même de 59%. Pour ce public, les packages sont intéressants six fois sur dix. Même à ce niveau, il ne faut donc pas faire l’économie d’une analyse fine entre les offres.

Précisons que l’étude a écarté les banques en lignes du comparatif général –une analyse est proposée à part. Car si ces établissements restent moins chers que les autres, leurs offres sont souvent conditionnées. «Certaines banques demandent par exemple par un dépôt de 5.000 euros, tout le monde ne peut pas répondre à ce critère. Cela revient à privilégier les clients qui ont une surface financière importante», analyse Reine-Claude Mader.

Les coûts des cartes Visa Premier et Gold à la hausse

L’an dernier, l’enquête CLCV-Mieux vivre votre argent avait révélé les tarifs explosifs pratiqués par les banques dans les départements et territoires d’Outre-mer. «Nos révélations ont contraint les établissements à revoir leurs offres à la baisse. Si le coût moyen est toujours plus élevé qu’en métropole, c’est aussi dans ces DOM-TOM que l’on trouve les tarifs les plus bas… Et les plus hauts».

«Les changements de tarifs dans ces territoires ont globalement fait baisser les prix bancaires: l’inflation est négative cette année. Mais ce n’est qu’une moyenne, parce que nous constatons des hausses de prix dans 60% des établissements», révèle Jean-François Filliatre.

Enfin, sachez que cette année, les coûts des cartes bancaires à autorisation systématique –utilisées principalement par les personnes les plus fragiles– et ceux des cartes Gold ou Visa Premier –destinées aux clients souhaitant bénéficier des meilleurs services– sont ceux qui progressent le plus, avec des hausses respectives de +2,44% et +1,68% par rapport à 2012.

Concernant les cartes premium, Reine-Claude Mader voudrait «que les assurances ne soient plus systématiquement vendues avec, parce qu’elles ne sont pas actionnées par les trois quart des clients».

 Céline Boff
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