Par Neila Beyler | 16/04

Israël peut entamer sereinement cette nouvelle année. Avec un PIB qui devrait croître de 3,8% en 2013 selon la Banque d’Israël (contre 3,1% sur l’année écoulée) et un taux de chômage inférieur à 6,5%, un plus bas depuis ces dernières décennies, le plus petit pays du Moyen-Orient célèbre depuis dimanche son 65ème anniversaire. L’occasion de faire le bilan sur les secrets de ce « miracle économique ».

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A Tel-Aviv lors du 64e anniversaire de l’état d’Israël – Reuters

Peter Jarrett est chef de division au département des affaires économiques de l’OCDE. Il attribue le succès de l’économie israélienne à trois facteurs. Tout d’abord, un avantage démographique avec un taux de fécondité toujours élevé de trois enfants par femme (on y dénombre aujourd’hui 8 millions d’habitants -c’est toujours moins que dans le bassin parisien) et une immigration abondante. L’état hébreu bénéficie aussi d’un « catch up », un avantage comparatif du à sa jeunesse. La « start-up nation », comme elle est baptisée par les geeks du monde entier, permet aussi de tirer la croissance nationale vers le haut. Les gisements de gaz naturel, dont l’exploitation vient à peine de commencer, devraient aussi représenter cette année un point de PIB.

Le printemps israélien, déjà oublié ?

Peter Jarrett revient également sur les manifestations qui ont agité le pays fin 2011. Des Indignés avaient occupé les rues de Tel-Aviv afin de protester contre les inégalités sociales et un pouvoir d’achat en peau de chagrin. Ce spécialiste de l’OCDE estime aussi qu’il faut s’attendre à une politique de rigueur semblable à celles instaurées en Europe. Le nouveau gouvernement « Netanyahou II » devrait divulguer dans les prochaines semaines son programme économique et social

 

 

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