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logo revue de presseSemaine du 8 au 12 juillet 2013

ISRAËL CONTINUE DE SUIVRE L’EVOLUTION DES ÉVÉNEMENTS EN EGYPTE
La presse israélienne a consacré cette semaine une place importante à l’évolution de la situation en Egypte, et plus particulièrement dans le Sinaï. Mardi 9 juillet, le Haaretz rapportait que plusieurs hauts responsables israéliens (Benyamin Netanyahu, Moshé Yaalon, Yaakov Amidror) se sont entretenus avec leurs homologues américains afin de se coordonner au lendemain du coup d’Etat égyptien.

Les responsables israéliens auraient exhorté les Etats Unis à ne pas couper l’aide militaire accordée à l’Egypte (qui s’élève à 1,3 milliards de dollars par an), par crainte d’éventuelles répercussions négatives sur la sécurité d’Israël, et
notamment d’une dégradation sécuritaire dans le Sinaï. Les responsables israéliens redoutent également qu’en cas de réduction de cette aide, l’armée égyptienne ne se sente moins engagée au respect des accords de paix entre les deux pays.
La presse suit également la campagne militaire menée par l’armée égyptienne contre les organisations djihadistes (dont Al-Qaïda) et contre le Hamas dans le Sinaï. Selon le Maariv, des dizaines de combattants de la branche armée du Hamas ont répondu à l’appel des Frères musulmans égyptiens en s’infiltrant dans le Sinaï pour combattre l’armée égyptienne dans la péninsule. Se basant sur un article du Times londonien, le quotidien israélien a rapporté jeudi 11 juillet qu’Israël avait donné son accord à l’ouverture d’une opération militaire d’envergure de l’armée égyptienne contre les nids terroristes au Sinaï, opération qui nécessite l’envoi de renforts importants, à hauteur de milliers de soldats, outrepassant considérablement les provisions des accords de Camp David.

CA N’EXISTE PAS, « MOITIE MILITAIRE, MOITIE DÉMOCRATIQUE » / ELIEZER MAROM* – ISRAEL HAYOM
Les dernières émeutes égyptiennes qui ont abouti au renversement de Mohammed Morsi ont porté à notre connaissance une nouvelle notion : « un coup d’Etat militaire démocratique ». Mais un coup d’Etat militaire qui soit également démocratique est-il vraiment possible ? Existe-t-il une chose qu’on peut appeler un « demi coup d’Etat » : un
coup d’Etat moitié militaire, moitié démocratique ?
L’accession de Morsi et des Frères musulmans au pouvoir a tout d’abord suscité un grand espoir. Mais le président élu s’est ensuite empressé de destituer les populaires chefs de l’armée (à l’instar de ce qu’a fait Erdogan), tandis que les Frères imposaient des lois islamiques à la population. Le règne de la corruption se poursuivait, l’économie continuait à
déchoir, et Morsi a été perçu comme un dictateur succédant à un dictateur déchu. Vexée par la conduite de Morsi envers elle, l’armée guettait le bon moment pour agir.
L’occasion s’est finalement présentée lorsque le peuple s’est rassemblé pour manifester contre le régime du président (encouragé par l’armée ?). En trois jours, l’armée a choisi son camp, destituant Morsi sous prétexte que telle était la volonté du peuple. Ce processus s’est déroulé en toute prudence afin de ne pas provoquer les Américains et le reste des pays occidentaux.

L’armée est parvenue à donner l’impression d’un coup d’Etat civil, dans lequel les militaires ont fait office d’arbitres empêchant un bain de sang, sans recourir à la force et en évitant de larges arrestations. Après avoir accusé le choc, les Frères se sont repris et sont descendus dans les rues pour soutenir Morsi – un président élu limogé. L’armée, qui a fait
preuve de réserve dans un premier temps, n’a pas hésité à recourir à la force. Au coup d’Etat pacifique succède une campagne sanglante.
La tentative égyptienne de faire un « coup d’Etat démocratique » devrait entraîner l’Egypte vers le chaos. La poursuite des violences pourrait contraindre l’armée à effectuer un coup d’Etat complet et à proclamer un régime militaire – sans quoi l’Egypte risque de traverser une guerre fratricide dont les résultats sont difficilement prévisibles.
Entouré de pays instables, Israël considère l’ensemble de ces processus avec inquiétude. L’instabilité régionale est de mauvaise augure pour Israël, mais tout ce qu‘on que l’on puisse faire pour le moment, c’est de poursuivre un dialogue efficace avec l’armée égyptienne, observer les évènements sans prendre position, et se tenir prêt à tout développement.
* Général de réserve, ancien chef de la marine israélienne

LES TENSIONS EN SYRIE ET EN EGYPTE S’AMPLIFIENT, MAIS LES REPONSES D’ISRAËL SONT LIMITEES/ AMOS HAREL – HAARETZ
Alors que l’Egypte et la Syrie atteignent un point critique, l’armée israélienne se retrouve face à un dilemme : peut-elle risquer une intervention militaire limitée, au risque d’être entraînée au fond du précipice ?
Alors que le monde a les yeux tournées vers la crise en Egypte, l’offensive contre le régime de Bashar Al-Assad et ses allies libanais continue. Mardi dernier, tandis que l’armée égyptienne et les Frères musulmans se préparent à une autre confrontation, plusieurs déflagrations ont retentis dans le centre de Damas et une voiture piégée a explosé le
quartier shiite de Beyrouth.
Ces événements sont autant de rappels que la Syrie continue à saigner et que les répercussions de l’horrible guerre civile se font toujours entendre chez nos voisins, quand bien même les médias du monde entier ne sont préoccupés que par l’Egypte. […]

Les récents événements en Syrie, couplés à la montée de la tension en Egypte, reflètent la difficulté à laquelle sont confrontés les dirigeants israéliens. Non seulement les événements se déroulent rapidement et de façon imprévisible, mais l’éventuelle réponse israélienne est en outre limitée. Comme l’a déclaré Yaalon, Israël essaie de demeurer un acteur marginal en plein cœur du drame arabe.
Obama : « Nous sommes actuellement en train d’examiner s’il s’agit bien d’un renversement »
Caricature d’Eran Wolkowski dans le Yediot AhronotLe dilemme concerne le fait de mener une intervention limitée afin de contrecarrer une menace spécifique, et la crainte de se retrouver au centre des événements. Sur la frontière
égyptienne, les Israéliens essaient principalement d’empêcher les attaques d’organisations islamistes dans la péninsule du Sinaï, qui constitue un deuxième front dans la bataille qui les oppose aux forces de sécurité égyptiennes.
Israël peut exercer des pressions diplomatiques sur l’Egypte, directement ou par le biais des Etats-Unis, afin de restaurer l’ordre dans le Sinaï. Cependant, Jérusalem est conscient que la péninsule ne se trouve pas au premier rang de la liste des priorités du gouvernement par interim, qui lutte plutôt pour contenir la rage des Frères musulmans après leur éviction
violente du pouvoir. Tsahal ne peut répondre aux menaces terroristes que lorsque les groupes armés s’approchent de la barrière de sécurité.
Il semble que, sans l’admettre vraiment, Israël soit prêt à fermer les yeux sur de nombreux dangers tant que cela sauvegarde son bien le plus précieux – le traité de paix avec l’Egypte.
[…] Un fossé se creuse entre ce calme exceptionnel – pour autant que l’on sache- et la montée croissante des troubles aux frontières – au Sinai, sur les hauteurs du Golan et dans une certaine mesure, à la frontière libanaise. Mais si les frontières sont relativement paisibles, c’est parce que la plupart des forces armées en Syrie et en Egypte se concentrent
sur le front intérieur.
Toutefois, il y a une réelle possibilité pour que, cette fois, les violences internes se répercutent sur les tensions avec Israël. De plus en plus de militants s’unissent avec comme dénominateur commun leur identification à l’idéologie d’Oussama Ben Laden, ce qui est susceptible de dégénérer en tentative d’affrontement avec Israël.
Ce processus est déjà en marche, dans un rayon limité, à la frontière égyptienne. Il devrait également se reproduire à la frontière syrienne. Ce scénario est cependant moins inquiétant qu’une confrontation militaire conventionnelle avec la Syrie – ce qui est moins probable que jamais étant donné la guerre civile.

UN DEUXIÈME « PRISONNIER X » SERAIT DÉTENU DANS LES PRISONS ISRAÉLIENNES
En début de semaine, un tribunal israélien a autorisé la publication de nouveaux éléments de l’enquête sur les circonstances de la mort du fameux « prisonnier X », le ressortissant israélo-australien Ben Zygier qui s’est suicidé dans sa cellule le 15 décembre 2010. Or une phrase dans un des procès-verbaux mentionne l’existence d’un deuxième « prisonnier X », détenu dans une aile différente de la même prison, et dont les conditions d’incarcération seraient similaires à celle de Zeiger (emprisonnement sous une fausse identité ; isolement total ; ignorance de l’administration pénitentiaire du motif de la détention).
La révélation dans la presse de ces détails qui, semble-t-il, ont échappé à la censure par erreur, a provoqué un émoi et suscité un débat médiatique d’envergure. Le célèbre avocat spécialisé dans les affaires de criminalité aggravée, d’espionnage et de droits de l’homme, Me Avigdor Feldman, a indiqué à la radio être au courant de la détention « d’au moins un prisonnier secret supplémentaire ». Selon Me Feldman, qui avait défendu Ben Zygier devant la justice, les deux affaires (celle de Zygier et celle de l’autre « prisonnier X ») posséderaient des traits communs : il s’agirait dans les deux cas d’agents d’un service secret israélien, impliqués dans une activité ultraconfidentielle, et qui auraient commis une faute dont la révélation mettrait ce service dans un grand embarras, et pourrait éventuellement conduire au limogeage de ses hauts responsables. Toujours selon Me Feldman, les délits du deuxième « prisonnier X » seraient bien plus graves et « sensationnels » que ceux attribués à Ben Zyglier.
Mercredi 10 juillet, lors d’une réunion de la commission parlementaire des Affaires étrangères et la Défense, son président Avigdor Liberman a vivement critiqué la révélation de cette affaire par les médias, insistant sur le fait que l’Etat « respecte la loi, les cas dont il est question étant suivis de près par la Justice ainsi que par le parlement, à travers les sous commissions de la commission des Affaires étrangères et la Défense ». Et d’ajouter : « L’Etat d’Israël (…) assure les droits de tous les prisonniers au pied de la lettre, bien qu’il s’agisse dans ce cas d’une affaire particulièrement grave ».

LES ETRES HUMAINS NE SONT PAS DES « X » / EDITORIAL DU HAARETZ
En réponse à cette nouvelle révélation, de nombreux officiels ont prétendu que tout allait bien : la commission des affaires étrangères et de défense de la Knesset supervise ce cas, la famille du prisonnier est au courant de se situation et ses droits sont respectés par les autorités pénitentiaires. Mais ces arguments ne sont pas convaincants. Des sources du
service pénitentiaire israélien ont rapporté au journaliste du Haaretz Shay Fogelman que le prisonnier était maintenu en isolation complète, dans une cellule sans fenêtre et protégés par des gardiens qui ignorent, eux aussi, sa véritable identité. Sa famille, qui partage malgré elle ce secret, a accepté ces restrictions sévères de peur qu’elles ne soient davantage durcies.
Dans un pays démocratique, mêmes les prisonniers ont un nom, et ils ne sont pas dissimulés à la vue du public sous un voile de secret. Il n’y a – et il ne peut y avoir- aucune autre manière de préserver les droits humains fondamentaux de ceux qui sont inculpés et accusés de porter atteinte à la sécurité nationale – et ce même si leur cas est « exceptionnelle-ment grave », pour reprendre les termes du président de la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, Avigdor Lieberman.

Le cas Zygier a démontré que le secret absolu servait surtout l’appareil sécuritaire, qui souhaite se blanchir de failles embarrassantes et couvrir les personnes qui en sont réellement responsables. […] La « disparition » de personnes est une pratique qui correspond aux régimes totalitaires, pas à un pays démocratique comme Israël. Les secrets
d’Etat doivent être protégés, mais pas au prix de graves violations des droits de l’homme. Il n’y a aucune justification pour continuer à cacher et à isoler un suspect plusieurs années après qu’il ait été jugé et emprisonné.
Les services de sécurité sont suffisamment forts pour résister à la critiques qui découlent de leur faille sans avoir à se cacher derrière des « prisonniers x, y ou z ». Les noms de ces criminels anonymes et les raisons de leur détention doivent être rendus publics.

LE SECRET A SES RAISONS / RON BEN-YISHAI, YEDIOT AHRONOT
Analyse : exposer quelqu’un tel que Ben Zygier ou le « prisonnier Y » pourrait aider l’ennemi à recouper des informations, et mettre des vies en danger […] Il existe de nombreuses similitudes entre le cas Ben Zygier et celui du prisonnier Y. […]
Cependant, lorsqu’une personne exerçant une telle profession commet une faute, passe en jugement et que son identité réelle est révélée et diffusée dans les médias (qui l’accompagnent en général de photographies), les éléments hostiles que l’agent était chargé d’espionner peuvent apprendre de nombreux détails additionnels sur sa mission, dont ils ignoraient auparavant l’existence et qu’ils peuvent désormais recouper, authentifier, voire utiliser pour découvrir d’autres renseignements qui peuvent se révéler encore plus  par exemple, avec qui il a travaillé, qui l’a aidé parmi les personnes qu’il fréquentait – ce qui revient, par conséquent, à mettre la vie d’autrui en danger immédiat.
Il y a aussi des cas où l’employeur utilise la médiatisation d’affaires dans lesquelles un agent a fauté pour transmettre des informations falsifiées à l’ennemi. Et il existe encore de nombreuses autres options que nous n’allons pas toutes détailler ici.
Faut-il encore prouver qu’Israël et ses citoyens sont la cible d’une menace sérieuse, et que le statut d’Israël est celui d’une démocratie qui cherche à se défendre ? En plus d’être un état de droit, Israël doit protéger ses intérêts sécuritaires et ceux de ses citoyens.
Le maintien les droits individuels, auquel participent l’éthique et la justice, ne se borne pas à un domaine strictement défini, mais requiert plutôt un équilibre entre les intérêts d’une part, et les valeurs fondamentales de l’autre – ce qui se contredit parfois. Le cas du « prisonnier Y » démontre qu’un juste équilibre a existé, entre la sauvegarde des droits
fondamentaux et la nécessité de protéger l’Etat d’Israël et ses citoyens, pour des raisons de sécurité individuelle et nationale.

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