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L’Alya bat son plein, avec ou sans la grève au ministère des Affaires étrangères !

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L’Alya bat son plein, avec ou sans la grève au ministère des Affaires étrangères !

C’est un vent de panique qui a saisi certains médias juifs français ces dernières semaines : « Israël nous lâche ! L’Alya de milliers de personnes serait gravement compromise » ou bien « le syndicat des employés du ministère des Affaires étrangères brise l’Alya ». Intrigués, nous avons voulu élucider cette question à la source, auprès de responsable de l’Alya de France en Israël. La réponse catégorique et sans ambiguïté nous a été donnée par Avi Zana, le directeur d’AMI (Alyah et Meilleure Intégration) : « rien n’empêche un Ole de France de faire son Alya à tout moment » et d’ajouter : « Tout juste, des démarches administratives de plus à régler une fois en Israël du fait de cette grève ». Avi Zana nous précise : « Nous nous préparons à l’accueil de milliers d’Olim cet été, notamment l’atterrissage d’un avion de ligne de 400 Juifs de France réalisant leur Alyah le 31 juillet prochain et à ma connaissance,  personne n’a annulé son départ»

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Ces dernières semaines, la grève des employés du ministère des Affaires étrangères en Israël a soulevé un véritable vent de panique au sein d’une partie de la presse juive française.  « Des milliers de Juifs ayant bouclé leurs valises veulent quitter la France et rejoindre Sion au plus vite. Leur Alyah est dangereusement compromise » ou bien : « Est-ce qu’Israël nous lâche et renonce à nous ? »

En effet, les employés du ministère des Affaires étrangères dans les représentations diplomatiques d’Israël à l’étranger sont en grève pour des revendications salariales.  Quelle incidence sur l’Alyah ? Les futurs Olim  ne peuvent obtenir leurs visas d’Alyah sur leurs passeports par les ambassades et consulats de l’Etat d’Israël à l’étranger. Notre première réaction a été : mais chacun peut se rendre en Israël librement et postuler pour l’Alyah une fois dans le pays. Toutefois, cela ne serait sans être accompagné de tracas administratifs

Toutefois, pour en avoir le cœur net, nous avons voulu élucider cette question. Qui mieux que les responsables de l’Alyah en Israël pour nous renseigner ? Nous nous sommes donc adressés à Avi Zana, le directeur d’AMI (Alyah et Meilleure Intégration).

Sans laisser place à aucun doute, Avi Zana tranche : « Qui le désire peut faire son Alyah à tout moment ! Cette grève n’empêche personne de venir en Israël et de bénéficier de la Loi du Retour. Elle n’affecte en rien les droits des nouveaux Olim. Tout au plus, quelque démarches administratives supplémentaires une fois en Israël. »

Avi Zana nous explique la situation antérieure à la grève et qui reviendra une fois qu’elle sera terminée : « Avant même de se rendre en Israël, tout Juif peut bénéficier de la Loi du Retour et son passeport est tamponné d’un visa d’Oleh hadash. En quelque sorte, il est déjà israélien avant d’atterrir en Israël. C’est un miracle israélien, un de plus ! »

Question : Alors comment ça se passe concrètement  maintenant si les Olim ne peuvent obtenir ce tampon sur leur passeport ? Est-ce que cela signifie qu’ils ne peuvent pas bénéficier des prestations offertes aux candidats à la Alyah ?

Avi Zana: Aucunement ! L’Agence juive s’occupe toujours de leurs dossiers. Que je sache, le ministère de l’Intérieur en Israël n’est pas en grève. Ils peuvent se rendre en Israel et obtenir le tampon sur leur passeport par le ministère de l’Intérieur une fois leur droit à la Loi du Retour établi par l’Agence juive. Et ensuite, ils peuvent s’inscrire aux divers services offerts aux Olim Hadashim : carte d’identité, caisse de maladie, etc. Tout au plus, des démarches réalisées avant l’arrivée en Israël se feront ici et ça leur prendra quelques jours après leur arrivée.

Question. Justement si le nouvel Oleh doit entreprendre plus de démarches administratives par lui-même, comment doit-il s’y prendre ? Où intervenez-vous dans ce processus ?

Avi Zana : Il est évident que cette grève nous oblige à intervenir beaucoup plus dans l’accompagnement de l’Oleh. Nous avons des bénévoles, des familles d’anciens Olim qui accompagnent les nouveaux Olim dans leurs démarches et les aident. A ce titre, je souhaiterais solliciter vos lecteurs, des âmes généreuses, des volontaires pour se joindre à nos équipes de bénévoles une ou deux heures par semaine et qui effectueront cette tâche sacrée dans tout le pays, accompagner les centaines de familles de nouveaux Olim que nous attendons cet été. Ils peuvent se renseigner et nous contacter par téléphone ou sur notre site internet « pour être bénévole ». Nous avons des bureaux et des partenaires à Jérusalem, à Tel-Aviv, à Haïfa, à Beer-Shev’a, à Nataniya, à Raanana et à Ashdod.

Question : Avi Zana, est ce qu’une famille qui a vendu appartement et mobilier et s’apprêtait à faire son Alyah dans les jours qui viennent devrait attendre la fin de la grève ? Et au passage, cette famille devra dépenser ses économies pour trouver une location en France jusqu’à nouvel ordre.

Avi Zana : Absolument pas. C’est de l’irresponsabilité d’évoquer un soi-disant piège dans lequel seraient tombés les gens devant réaliser leur Alyah ces jours-ci et qui seraient contraints de la remettre. Ceux qui ont tenu de tels propos ne savent strictement rien de la réalité de l’Alyah et de la vie en Israël. C’est grotesque ! Tous les jours, nous répondons sur notre page Facebook ou par Internet à des gens trouvés par ces articles d’irresponsables. Même si des gens ont financé par eux-mêmes leur billet d’avion pour leur Alyah, une fois ici, ils nous présentent leur facture que nous transmettons à l’Agence juive qui leur remboursera l’intégralité de cette dépense – ceci depuis toujours, pas uniquement depuis cette grève. Avant la création d’AMI, je travaillais à l’Agence juive et régulièrement, nous réglions au cas par cas ces choses. Ce n’est pas nouveau.

Question : Que vous inspirent ces rumeurs  sur « l’Alyah compromise » ?

Avi Zana : A propos ces articles se souciant soit disant de l’Alyah, on a le sentiment que leur objectif est justement de saboter l’Alyah en surfant sur ce prétexte tout trouvé de la grève du ministère des Affaires étrangères et en exploitant d’autres problèmes de la société israélienne qui sont vrais de par ailleurs. « Des hymne de louanges et de souci à l’Alyah sur leurs lèvres, mais le maintien en exil par leurs actes »

Méir, vous êtes jusqu’à présent le seul journaliste de la presse francophone à nous contacter pour savoir ce qu’il en est de l’Alyah ces jours-ci, si cette grève a réellement affecté l’arrivée de nouveaux Olim. Personne de la presse juive de France ne m’a contacté pour m’interroger alors que tous savent qui je suis et comment entrer en contact avec moi.

Question : Etes-vous au courant de personnes ayant annulé ou repoussé leur Alyah consécutivement à cette grève ? Doit-on s’attendre à une diminution dramatique des chiffres de l’Alyah ?

Avi Zana : Non, il n’y pas de phénomène d’annulation d’Alyah plus que les années précédentes. Nous nous préparons intensément à l’Arrivée de milliers d’Olim cette année. Pour le 31 juillet prochain, nous attendons 400 personnes et aucun n’a annulé son Alya, que la grève soit terminée ou qu’elle se poursuive. Evidemment, nous préférerions qu’elle se termine, ce qui simplifiera les démarches pour ces Olim que nous attendons impatiemment.

Pour les personnes âgées et malades candidates à l’Alyah,  afin de ne pas leur porter atteinte, il y a ce qu’on appelle les commissions dérogatoires dans les représentations diplomatiques d’Israel à l’étranger qui étudient les dossiers et décident de faire exception et  d’accorder tous les services comme avant la grève.

Avi Zana tient à nous signaler que cet été, il y aura un grand rassemblement, la fête de l’Alyah le 15 aout prochain à Natanya. Tous sont invités, anciens et nouveaux Olim ainsi que les touristes qui ne le sont pas encore. Les équipes d’AMI seront présentes pour répondre à toutes les questions et pour célébrer dans la liesse le Retour à Sion, ce défi que notre génération a le privilège de relever.

N’en déplaise à des esprits chagrins de certains médias juifs de France, ce n’est pas une grève pour revendications salariales en Israel, quels que soient les désagréments provoqués, qui stoppera même momentanément l’ascension inexorable du peuple juif à Sion.

Par Jerusalem 24 – 

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