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Culture : De Cannes à Monaco, la déferlante Picasso

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Culture : De Cannes à Monaco, la déferlante Picasso

Monaco PicassoÀ l’occasion du 40e anniversaire de la mort du peintre, plusieurs collections exceptionnelles sortent des coffres, cet été.

À Monaco, le Grimaldi ­Forum a convaincu Ezra et David Nahmad d’extraire du port franc de Genève le meilleur de la partie picassienne de leur fabuleuse collection de toiles impressionnistes, modernes et surréalistes (un stock de 4500 références estimé à 3 milliards de dollars). Ce trésor a été constitué durant ces cinquante dernières années par ces frères issus d’une célèbre dynastie de banquiers et de marchands d’art.

La sélection a été faite en toute liberté par le directeur duMusée Picasso d’Antibes, Jean-Louis Andral, et deux spécialistes anglo-saxons. Ils ont retenu 105  huiles plus quelques dessins sur un fonds de plus de 300, principalement des années 1920 à la mort de Picasso en 1973. Cette richesse est telle que le trio a pu bâtir un parcours passionnant. L’espace n’est pas chronologique, mais tourne autour de la figure de l’artiste et de son modèle, des approches toutes différentes et révolutionnaires de la nature morte, de la conception du portrait (visages ou femmes assises), ou encore de la notion de série et variation à partir des maîtres.

Une créativité inextinguible

«Nous aurions pu présenter plus d’œuvres, mais nous avons privilégié une meilleure lisibilité, car les formats sont souvent monumentaux», commente Jean-Louis Andral. Ainsi deux des trois variations sur les Femmes d’Alger de Delacroix. Ou cet alignement incroyable de cinq Déjeuner sur l’herbe d’aprèsManet, peintre auquel Picasso rend également hommage dans la salle introductive par un Vase de fleurs de 1901 (à côté d’une Danseuse espagnole de la même année, bien plus forte mais qui regarde, elle, vers Toulouse-Lautrec), et surtout, plus loin, par unVieux musicienradicalement revisité en 1960. Le parcours Nahmad, épuré et spacieux, finit en fête avec cinq des grandes toiles autobiographiques de torero ou de grands d’Espagne qui révélèrent la manière ultime de Picasso, en 1971, au Palais des papes, à Avignon.

L’artiste nonagénaire fut alors trouvé ridicule et sénile. Elles étaient trop choquantes. Aujourd’hui, elles témoignent au contraire d’une créativité inextinguible. Toujours au Grimaldi Forum, la visite se poursuit avec, au centre de la scénographie, un autre parcours. Celui-là centré sur Picasso et la Côte d’Azur, entre 1920 et 1946. On y voit, avec 65 œuvres de plus petits formats mais aussi avec des photos et des dessins, comment les vacances du peintre n’en ont jamais été. Dans les arabesques et les excentricités de ces villas chics (beaucoup ont disparu, exceptés La Vigie, Chêne Roc, Sainte-Geneviève et l’Hôtel du Cap), dans ce soleil de Juan-les Pins qui fait parfois flamber l’Estérel, l’Espagnol attise son inspiration. Il retrouve un peu sa Catalogne. Il est heureux avec sa première épouse, Olga la danseuse, mais aussi avec l’avant-garde: les amis des Ballets russes sont à Monte-Carlo. Ou encore en jeune père de famille, officiel ou non. Ou enfin en amant de Dora Maar, la femme qui pleure et qui offre une autre belle série aux Nahmad. Cette évocation des lieux du Sud se poursuit à Antibes pour la période d’après-guerre, tandis qu’au Musée de La Malmaison, à Cannes (2), c’est Marina Picasso, la petite-fille du peintre et d’Olga, qui a tiré du port franc une centaine des dessins, souvent issus des 175 carnets répertoriés. Ils ont le nu pour thème et n’ont quasiment jamais été montrés.

Renaissance créative et amoureuse à Vallauris

«On peut y voir un premier autoportrait de 1903, les précurseurs des femmes d’Avignon ; l’apparition du visage de Fernande dans la période bleue (la seule femme à avoir vraiment posé pour Picasso) ; des travaux qui se géométrisent et accouchent du cubisme ; des baigneuses primitives de 1914 en clin d’œil à celles de Cézanne et d’autres, ingresques, de 1932», commente Frédéric Ballester, l’âme du lieu.

Non content de cet exploit, il a encore exhumé du million de négatifs d’un journaliste de Nice Matin, Henri Traverso, des inédits où Picasso rayonne de toute sa légende dans les années 1950 et 1960. Ils ont été tirés, reproduits en grand et disséminés, avec des originaux d’André Villers et de Lucien Clergue, sur la route de Vallauris et de Mougins, autres sites éminemment picassiens. Dans la cité des potiers où Picasso trouva une nouvelle renaissance créative et amoureuse, non loin du musée de la céramique, l’atelier de Madoura sera d’ailleurs enfin ouvert, à partir de lundi, gratuitement, par groupe de dix et sur réservation (tél.: 04 93 63 82 58).

Et, à Mougins, en surplomb de la dernière demeure du peintre, la chapelle Notre-Dame de Vievient d’être restaurée grâce à la générosité de 260 donateurs. Des originaux de Lucien Clergue y sont exposés tandis qu’à l’éco-parc voisin, la soixantaine de clichés sélectionnés par Ballester témoigne de la manière dont le peintre, photographe lui-même, a stimulé les photographes sur ce rivage méditerranéen.Voilà bien des occasions de redécouvrir quelques-unes des nombreuses facettes d’un génie qui semble inépuisable. Cela avant la réouverture du Musée Picasso de Paris, prévue à l’automne.

(1) Jusqu’au 15 septembre www.grimaldiforum.com. Deux catalogues Hazan 420 p., 49 € et 170 p., 25 €. (2) Jusqu’au 27 octobre. Catalogue La Malmaison/Ville de Cannes 143 p., 28 €.

le figaro.fr

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