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Tazria/Metsora

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Tazria/Metsora

Ce chabath nous bénissons le mois de Nissan, le mois de la délivrance, cependant le talmud discute est-ce que la délivrance future arrivera en Nissan comme la délivrance d’Egypte ou en TIchri ?
Les mois de Tichri et Nissan représentent deux aspects différents de l’approche du service Divin.
Dans la paracha Tazria nous voyons la notion de l’exclusion du lépreux, pourtant seul le cohen peut déclarer l’impureté du lépreux et sa mise en quarantaine, même s’il est moins compétent qu’un non Cohen.

 תַזְרִיעַ מְּצֹרָע

Tazria

Lévitique 12:1-16 fin : les lois sur l’accouchement et sur la lèpre des personnes et des vêtements

   Parle aux fils d’Israël, en disant, Si une femme conçoit, tazria תַזְרִיעַ, et enfante un fils, elle sera impure sept jours ; elle sera impure comme aux jours de l’impureté de ses mois. Lévitique 12:2

Les Parachot Tazria et Metsora, se consacrent aux lois physiques et physiologiques de la  procréation, suivies des lois sur la lèpre provoquée par la médisance.

Ces lois physiques font suite aux lois sur la pureté et l’impureté des chapitres précédents et nous parlent des conséquences de notre comportement sur notre descendance. Ce premier chapitre révèle l’importance que D.ieu accorde à la procréation et à la pureté familiale. La Bible est un livre qui parle d’un style de vie, pas seulement d’idéologie. Les commandements sont là pour nous guider sur un chemin de pureté.

Le Midrash raconte, qu’à l’origine, les neuf mois de grossesse n’existaient pas. L’enfantement suivait directement la conception qui se faisait sans douleurs. Elles sont survenues avec le péché originel et disparaîtront complètement dans les temps messianiques. On reviendra comme aux premiers jours prédits par le prophète Yechayahou :

Avant qu’elle ait été en travail, elle a enfanté ; avant que les douleurs lui soient venues, elle a donné le jour à un enfant mâle. Esaïe 66:7

Dans la Paracha précédente, nous avons abordé le concept d’impureté lié à la mort. La vie est considérée comme source de pureté, provenant du Créateur directement. Il est la Source de vie, Qui est, Qui était et Qui vient, sans commencement ni fin, le Vivant pour l’éternité :

Mais l’Eternel Dieu est vérité, lui est le Dieu vivant et le Roi d’éternité ; devant son courroux la terre est ébranlée, et les nations ne peuvent soutenir son indignation. Jérémie 10:10

Par opposition, tout ce qui n’est pas la vie est considéré comme impur : c’est la mort, résultant du péché. Elle est destinée à disparaître complètement un jour. Elle est aussi assimilée à un aveuglement spirituel :

Réponds–moi, Eternel, mon Dieu ! Illumine mes yeux, de peur que je ne dorme du sommeil de la mort… Psaumes 13:3

Dans le premier verset de notre Paracha, un parallèle étonnant est établi entre l’impureté conséquente à un accouchement et celle des périodes mensuelles d’une femme. De plus, l’accouchée devait offrir un holocauste et un sacrifice de culpabilité. De quelle culpabilité s’agissait-il?

Il nous faut établir une comparaison avec les sept jours de la Création et les sept jours d’impureté qui rappellent également les sept jours de deuil observés pour un mort. Suite au péché d’Eve, la mort fut introduite dans le monde ainsi que les souffrances de la grossesse et de l’accouchement.

A la femme il dit, Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants… Genèse 3:16

La femme qui enfantait supportait donc les conséquences du péché originel, et le sacrifice d’expiation offert suite à l’accouchement rappelait la faute d’Eve, expiation était faite. Depuis le Gan Eden, il existe ce duel incessant entre la vie et la mort, un enfant naît et apporte la vie mais il mourra un jour et engendrera le deuil.

Suite à ces sept jours de séparation où la femme était considérée impure (ne pouvant plus donner vie pour un temps), elle devait passer par les eaux du Miqvé afin d’être lavée de toute impureté de la mort.

Le Zohar compare encore ces sept jours de séparation précédents aux sept semaines du décompte de l’Omer, qui mènent à la fête de Chavouot. Pendant ces sept semaines, les Juifs se purifièrent de l’impureté d’Egypte pour recevoir la Thora.

Et cela nous conduit au huitième jour, le jour de la circoncision. Comme nous l’avons étudié lors de la dernière Paracha, le chiffre huit est celui qui transcende la nature, qui parfait la créature.

La Bible entière parle de circoncision, à la fois physique et spirituelle :

Et Dieu dit à Avraham, Et toi, tu garderas mon alliance, toi et ta semence après toi, en leurs générations. C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous et ta semence après toi, que tout mâle d’entre vous soit circoncis. Et vous circoncirez la chair de votre prépuce, et ce sera un signe d’alliance entre moi et vous. Et tout mâle de huit jours, en vos générations, sera circoncis parmi vous, celui qui est né dans la maison, et celui qui est acheté à prix d’argent, tout fils d’étranger qui n’est point de ta semence. Genèse 17:9-12

Circoncisez donc votre coeur, et ne roidissez plus votre cou… Deutéronome 10:16

D’après la tradition juive, le corps humain possède 248 membres qui correspondent aux 248 commandements positifs de la Thora. Avant qu’Avram reçoive son nouveau nom, les lettres de son premier nom totalisaient un nombre de 243 ; il avait donc le contrôle sur 243 membres de son corps. Avec le rajout de la lettre , ה dont la valeur est de 5, son nouveau nom totalisa un nombre de 248. Il reçut une nouvelle tâche, celle consacrer ses cinq membres restants, ses deux yeux, ses deux oreilles et l’organe reproducteur au service de D.ieu.

La séparation, les eaux purificatrices, la circoncision, sont le thème général de la Paracha qui nous rappelle que D.ieu désire des cœurs circoncis et consacrés.

Le péché a amené la mort et continue à mettre une séparation entre l’homme et D.ieu. Les lois suivantes de la lèpre nous parlent d’un péché très grave qui souille l’homme, celui de la médisance, la lachone hara, la mauvaise langue.

Tu n’iras point ça et là médisant parmi ton peuple. Tu ne t’élèveras pas contre la vie de ton prochain. Moi, je suis l’Eternel. Lévitique 19:16

Myriam et Aaron parlèrent contre Moshé à l’occasion de la femme éthiopienne qu’il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne.

Et la colère de l’Eternel s’embrasa contre eux, et il s’en alla… et la nuée se retira de dessus la tente, et voici, Myriam était lépreuse, comme la neige ; et Aaron se tourna vers Myriam, et voici, elle était lépreuse. Et Myriam demeura exclue hors du camp sept jours ; et le peuple ne partit pas jusqu’à ce que Myriam eût été recueillie. Nombres 12:1,9,10,15

Cette tsaraat, צָרָעַת, non correctement traduite par lèpre, était une maladie d’ordre spirituel qui n’existerait plus de nos jours. Elle procédait par degrés. D’abord l’habitation, puis les vêtements, et enfin la personne elle-même étaient touchés. Elle ne pouvait être guérie que par une intervention divine et le Cohen Gadol était le seul apte à prononcer la guérison.

Le mot metsora est l’acrostiche de motsi chem ra, le diffamateur.[1] Les péchés à l’origine de la tsaraat, sont au nombre de 11 ou sept suivant les sources :

–         L’idolâtrie

–         Le blasphème

–         L’impureté

–         Le vol

–         La médisance

–         Le faux témoignage

–         Le jugement injuste

–         Le serment vain

–         Le vol

–         Provoquer des querelles

–         Le « mauvais œil » apparenté à l’avarice

La lachone hara, littéralement «mauvaise langue », est le péché le plus grave de tous ceux concernés par cette plaie qui revêtait la forme la plus maligne, car celui qui pratique la médisance ou la calomnie renie la Thora.

Lorsqu’une personne critique une autre, trois personnes au minimum sont touchées et sont ou se meurtrissent elles-mêmes : la personne qui diffame, la personne ou les personnes qui écoutent et croient les ragots vrais ou faux, et la victime.

Le metsora était soumis à des lois d’isolation particulières. Parce qu’il avait calomnié une personne, provoquant son « isolation » dans l’esprit de plusieurs, il était donc corrigé de la même façon et était coupé de la société afin de bien mesurer les conséquences de son acte vis à vis d’un membre de son peuple. Beaucoup de ces mesures étaient semblables à celles observées pour un deuil :

–         Le metsora était exclu du camp, comme dans le cas de Myriam.

–         Il devait déchirer son vêtement comme dans le cas d’un deuil.

–         Il devait laisser pousser ses cheveux.

–         Il devait se couvrir la bouche pour avoir diffamé son prochain et porter un voile sur la tête comme pour un mort.

–         Il criait devant lui « impur, impur, tamé, tamé » afin que ceux qui le croisent puissent prier pour sa guérison.

La Tradition juive[2] nous donne une interprétation très intéressante du processus de l’évolution de la plaie de tsaraat destinée à corriger celui qui commet ce péché.

Les lettres de l’alphabet hébreu peuvent se regrouper en sept groupes de trois lettres qui peuvent se permuter six fois entre elles et former des racines de mots.

Suivant ce principe, la racine du mot tsaraat, tsara se permute comme suit et décrit l’évolution de la maladie destinée à ramener le pécheur dans le droit chemin :

  1. tsara, צרע la plaie en elle-même
  2. tsaar, צער douleur, attrister
  3. raats, רעץ briser
  4. ratsa, רצע frapper, fouetter,
  5. atsar, עצר stopper et maîtriser, régner
  6. arats, ערץ rendre l’honneur à une personne que l’on craint et révère

D.ieu frappe, la douleur est forte et provoque un brisement. Des souffrances sont occasionnées par la correction. La correction produit son effet et le pécheur se repent. Il va essayer de maîtriser et de contrôler sa langue pour finalement plier le genou en reconnaissance au Créateur Qui corrige celui qu’Il aime. Avec la maladie, D.ieu prévoit toujours le remède. Il est la Source de la guérison, et le verset suivant nous le dévoile :

Si un homme a dans la peau de sa chair une tumeur, ou une dartre, ou une tache blanchâtre, et qu’elle soit devenue, dans la peau de sa chair, une plaie comme de lèpre, on l’amènera à Aaron, le sacrificateur, el aaron ha cohenאֶל־אַהֲרֹן הַכֹּהֵן , ou à l’un de ses fils, les sacrificateurs ; Lévitique 13:2

Les mots el aaron ont la même valeur numérique (287) que le mot rophé, רופא  qui signifie médecin.

Tournons-nous vers Lui pour recevoir l’aide nécessaire pour ne plus fauter par notre langue. 

Orah Sofer, Guide touristique licenciée
Guide certifiée à Ir David
Guide certifiée à l’Institut du Temple
 (972) 054-207313
www.visiterisrael.com


[1] Vayyikra Rabba

[2] Rabbi Yitzhak Ginsburgh

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