Le rapport du contrôleur de l’Etat Yossef Shapira publié mercredi dernier a dénoncé la discrimination dont l’Alya de France a été la victime dans la répartition de budgets destinés à encourager l’immigration juive ces dernières années.

Selon ce rapport, 95% des sommes versées par le gouvernement à des associations d’aide aux nouveaux immigrants ont été dispensées à Nefesh Benefesh, une ONG qui encourage l’Aliyah des juifs d’Amérique du Nord et de Grande-Bretagne.

Plus de 110 millions de shekels ont été donnés ces 8 dernières années à des associations de ce genre mais seulement 3,5% de ce budget est arrivé aux associations d’aide aux Olim de France.

« L’alya de France étant proportionnellement à la population juive des deux pays, 7 fois plus importante que celle des Etats-Unis, il y a ici un cas évident de discrimination », accuse le rapport du contrôleur, se référant au chiffre de 2012, pourtant très inférieur à celui de 2013 et aux estimations pour 2014.

« Cette mauvaise répartition des budgets met en danger le potentiel existant des candidats à l’immigration de France au profit des Etats-Unis dont le potentiel est beaucoup moins important », est-il écrit dans le rapport.

Il y a deux ans, une enquête du quotidien Haaretz avait mis le doigt sur des dysfonctionnements au sein de Nefesh Benefesh, s’étonnant notamment des résultats peu encourageants de l’association par rapport aux budgets reçus, sans oublier de mentionner les salaires indécents que touchent ses responsables.

Pour les autorités israéliennes, l’Alya de France n’est pas une priorité et la récente augmentation du chiffre d’Olim en provenance de l’Hexagone n’y change rien.

Le ministère de l’Alya a récemment annoncé le lancement d’un plan d’encouragement aux Olim de France mais a également dévoilé le budget prévu pour ce plan, soit 20 millions de shekels sur cinq ans, une somme qui était délivrée chaque année à Nefesh Benefesh, sans que le chiffre de l’Alya d’Amérique du Nord ait augmenté.

Selon le journal Makor Rishon ce plan n’a toujours pas reçu l’aval du gouvernement et n’a pas démarré sur le terrain.

Le budget de 80 millions de shekels sur trois ans annoncé au départ de cette initiative n’ayant jamais été accordé par le ministère des Finances.

Les juifs français qui représentent le plus gros potentiel d’Aliyah dans les années à venir resteront la dernière roue du carrosse car dans les esprits des autorités locales, cette communauté est sioniste et finira par comprendre que leur place est en Israël.

Quand on sait que des milliers de juifs de France quittent leur pays chaque année pour s’installer à Londres, Miami ou Sidney, on est en droit de se demander si les budgets dont a bénéficié Nefesh Benefesh n’auraient pas changé la donne s’ils avaient été versés à destination de la France.

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