La 3e Biennale d’art juif contemporain de Jérusalem a ouvert ses portes avec l’arrivée de la fête de Souccot 2017, le 1er octobre, pour les refermer le 16 novembre.

Une rencontre multipolaire puisque, cette fois-ci, elle s’est déclinée en 27 expositions, qui se sont tenues dans de nombreux espaces, des deux côtés de la ville.

A l’origine de cette biennale, la vision d’un de ses habitants, Ram Ozeri. Après des études de philosophie, il décide, alors âgé de 30 ans, de faire l’école des beaux-arts de Bezalel, à Jérusalem. Il en sort convaincu que la ville doit se doter d’une interface qui permette à l’art juif contemporain de s’exprimer,puisque l’illustre école d’art ne le permet pas :il lui faut une biennale ! 

 

La première édition de cet événement biannuel s’est déroulée à Jérusalem en septembre-octobre 2013, où 59 artistes ont présenté leurs œuvres. Une première biennale qui a compté 6 expositions, 28 performances de danse et de musique, des débats ainsi que des ateliers.

Avec cette première biennale, Ram Ozeri a montré qu’une demande existait vraiment. Il a ainsi mis en place une base sur laquelle construire plus grand et plus impressionnant.

La 2e Biennale de Jérusalem s’est tenue sur le thème de « l’art présent », avec un nombre bien plus grand d’artistes exposés, par rapport au premier événement : 200 exposants amenés par des commissaires, dont près de la moitié venus de l’étranger ;parmi les artistes israéliens, de grands noms comme Sigalit Landau et Motti Mizrachi.

Cette fois-ci, les artistes ont exposé leurs œuvres dans 7 espacesd’accueil différents, souvent plus importants que ceux offerts dans le cadre la 1re Biennale, tels la Tour de David, musée emblématique de la porte de Jaffa, et l’institut Van Lear, proche de la résidence officielle du président d’Israël.

Très impressionnée, laKeren Kayemet Le Israël a convié à San Diego, pour sa conférence annuelle d’avril 2016, quelques-unes des expositions de cette 2e Biennale.

Le thème choisi pour la 3e Biennale, « Watershed » (« ligne de partage des eaux », « tournant » ou encore « moment critique »), ouvrait un large champ d’interprétation et donc de possibilités de regard sur les œuvres exposées.

En outre, il permettait d’éclairer certains sujets à l’aune du temps qui passe et des changements d’époque ; de s’attaquer même quelquefois à des tabous. Le film sur les femmes juives intouchables de l’exposition Mamzerim en était une bonne illustration.

Pour cette 3e édition, Ram Ozeri a pu, à nouveau, compter sur la précieuse collaboration de commissaires familiers avec l’art contemporain juif, tels que le Dr. Shirat-Miriam Shamir et Ido Noy. En tandem et en un seul espace (sur les 8 du parcours de la biennale), ces-derniers ont présenté le travail de 33 artistes issus de l’école des beaux-arts de Bezalel. L’exposition, intitulée « Keep it light » (« light », au double sens de lumière ou de légèreté), a présenté 33 œuvres symbolisant, chacune à sa manière, la lumière qui nous accompagne de la naissance à la mort.

A l’heure actuelle, les préparatifs en vue de la 4e édition de la Biennale de Jérusalem sont en cours. Son thème n’est pas encore connu mais sa date d’ouverture est, d’ores et déjà, fixée au 10 octobre 2019. Ram Ozeri espère pouvoir présenter des artistes de son choix, outre les expositions organisées par les commissaires. On l’attend donc plus importante encore que les précédentes !

Nicole SURKES (www.artists-planet.eu)

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