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« Le silence pour cadeau » par Hanna Lachkar Haddad : Psychologue – Psychothérapeute

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« Le silence pour cadeau » par Hanna Lachkar Haddad :  Psychologue – Psychothérapeute

A notre époque ou la communication prévaut, marquer une pause silencieuse, c’est rompre le rythme de l’échange. La parole, aujourd’hui  reine, nous aide à créer un lien. Le silence est considéré comme un espace à remplir comme ci le bruit nous servait de carapace.

Le silence pour la psychologie :

Le silence nous remet en accord avec la musicalité de notre vie, notre intériorité .Il s’apprivoise  en marchant, en se retirant dans des endroits peu fréquentés   mais aussi chez soi. S’imposer de rester silencieux quelques instants et se persuader que d’arrêter  de parler ne signifie pas pour autant de ne plus exister, est le meilleur remède au stress. Il faut d’abord se mettre en quête de silence pour pouvoir ensuite l’apprivoiser.
La quête de silence passe aussi par un cheminement plus personnel, plus thérapeutique. C’est une quête d’intériorité .Quand on na plus peur du silence et de sa résonance on peut accepter d’écouter ce qui se passe en soi. Le silence deviendra alors un allie et libérera notre force intérieure.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Seul un temps conscient de silence peut redonner du sens et du poids aux paroles que l’on prononce en quantité et qui, venant s’ajouter au brouhaha ambiant, ne font que renforcer au fond de soi le sentiment  d’une grande solitude existentielle .Faire silence, ce n’est pas se retirer, s’extraire, mais au contraire vivre sa présence au monde d’une façon plus profonde, plus consciente. Le silence entraîne l’observation, la contemplation. Il éclaire souvent la compréhension et donne aux échanges une saveur et une valeur nouvelles. Y entrer permet également, c’est une évidence mais faut il l’expérimenter pour s’en convaincre, de mieux écouter, dans le sens d’un accueil généreux de la parole de l’autre.  Il existe un  certain silence qui n’a pas d’effets bénéfiques. Ce silence est celui des « non dits » .Il n’est pas sans conséquences (anxiétés, névroses et  souffrances générationnelles). Souvent briser le silence n’est alors pas suffisant, faut il être aide  par un professionnel. Exulter sa souffrance dans la création pour   la dépasser et la sublimer peut s’avérer aussi  très efficace.

Le silence pour le judaïsme :

Dans le ‘’ Maximes  des Peres  ‘’il est écrit : « On regrette souvent   d’en avoir trop dit mais rarement de s’être tu ». Et Rambam ben Gamiel  disait (Michna 17) : « J’ai vécu   tous mes jours parmi des hahamim et je n’ai pas trouve mieux que le silence, ce n’est pas le discours qui compte mais l’action et celui qui parle trop finit par pêcher ».   L’homme qui contrôle ses paroles contrôle ses erreurs. Et si tu fais une promesse tient la .Proverbe 21 23.Celui qui garde sa bouche et sa langue préserve son âme des souffrances,il se préserve de la superficialité ,de l’étourderie ,de l’imprudence car celui qui répond  hâtivement, risque de s’attirer des ennuis ».

Nous devons nous habituer à faire une pause entre l’écoute et la réponse, savoir peser les mots car chaque mot à  son pesant d’or. Donner un temps entre la réplique et l’action pour que notre parole ne soit pas le résultat de  notre impulsivité mais d’un choix libre et conscient. En effet pour parler librement et intelligem-ment, il faut savoir s’habituer au silence, être dispose a l’écoute profonde  de soi-même et de l’autre. Le silence, de plus,  éduque et renforce la vigilance. Il ouvre les portes de la méditation et nous aide à contempler et a analyser avec calme et a comprendre le sens profond de chaque phrase. (Ethique du Sinaï, E.Bernim p205)

De trop parler, en général, conduit à la médisance et peut nuire. Nos sages nous disent d’éviter de parler même en termes  élogieux sur son prochain, en son absence. Cela peut conduire à en dire trop, à révéler ses secrets.
Les hassidim nous disent que chaque chose qui existe est la pour nous donner une leçon de morale par exemple le train, le télégraphe et le  téléphone .Du train on peut apprendre l’exactitude, chaque parole doit être exacte. Du télégraphe, la valeur de chaque parole, chaque mot doit être pesé, paye. Du téléphone nous retenons la portée de la parole, ce que l’on dit ici est entendu de loin.

Sachons nous préserver et n’oublions pas que le silence est d’or et que la parole n’est que d’argent.

Source: Efrat Schreiber. Terre d’Israël.
Cet article vous a interpellé ou vous souhaitez poser des questions : N’hésitez pas à me faire partager vos réflexions en écrivant sur ma messagerie facebook – Anne Lachkar Haddad. Merci pour l’intérêt que vous porter à cette rubrique.

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