PARASHAT TETSAVE 2019 chabbat du 16 fevrier 2019 -horaires Ashdod 16 h 57 – 18 h 06

LES VETEMENTS SACRES
Cette sidra fait suite aux instructions relatives aux dispositions à prendre pour l’édification du Tabernacle et il est question entre autres des vêtements sacerdotaux du Cohen Gadol et du Cohen hédioth (simple) et encore du ketoreth (encens).

Le Midrash Raba et le midrash Tanhouma entretiennent le lecteur de l’origine des vêtements tout-à-fait spéciaux des prêtres devant s’acquitter des différentes tâches à effectuer dans le Temple et à propos des vêtements de peau que l’Eternel cousit à Adam et à sa compagne, il est écrit qu’en fait, Adam étant le « premier-né », le Créateur lui donna des vêtements prestigieux de prêtrise (kéhouna) lesquels furent transmis d’aîné en aîné jusqu’à Noé, lequel les transmis à  Ham puis de Ham à Nimrod et de Nimrod à ….Abraham, puis à Isaac et à Esaü mais, Jacob ayant acquis son droit d’aînesse d’Esaü c’est donc Jacob qui reçut en « héritage » les vêtements de prêtrise.

Les Sages se posent la question de savoir pour quelle raison Tetsavé suit Terouma leur réponse est que de même que les korbanoth (sacrifices) rachètent nos fautes, les vêtements sacerdotaux rachètent certaines fautes insupportables telles que de verser le sang impunément ou d’autres comme suit : la tiare (mitsnéfeth) rachète la grossièreté ; les caleçons les fautes sexuelles ; la ceinture (avneth) les hésitations du cœur; le manteau pour la médisance ; la tunique, le sang versé ; le Hoshen pour les lois ; le gilet pour l’idolâtrie et le Tsits pour l’audace.

Les atours du Cohen Gadol (le Grand Prêtre) sont au nombre de huit et sont les suivants :

Les Mikhnassayim ou caleçon long en lin fin et blanc allant de la taille aux genoux de manière à couvrir les parties inférieures du corps humain.

La Koutoneth ou chemise elle aussi confectionnée dans un tissu fin de lin fin. Cette chemise ou tunique couvre le corps depuis le cou et jusqu’aux pieds et avec des manches jusqu’aux poignets. La koutonet du Cohen Gadol était bridée et/ou ornée alors que celle des autres cohanim était toute simple.

La Avneth ou ceinture, est faite en pur lin brodé de motifs bleus, écarlates et pourpres.

Et pour finir, la Mitsnéfeth ou turban est confectionné dans un tissu de lin fin. Le turban du Cohen Gadol était fait d’une bande de lin plus large que celle dont on se servait pour le turban du Cohen Gadol. Le sommet du turban du grand prêtre était plat alors que pour les autres cohanim le turban se terminait par une sorte de cône ou proéminence appelée « migbaâth ».

Par-dessus la koutoneth, le cohen gadol portait une sorte de cape appelée méîl (en hébreu moderne : manteau) confectionnée en un tissu teint de pourpre (rouge violacé). L’ourlet de cette cape comportait des ornements consistant en des clochettes d’or, de glands en lin et de grenades en laine le tout en bleu, pourpre et écarlate.

Sur la poitrine du Cohen gadol, était attaché une sorte de gilet ou Ephod très richement orné de broderies et retenu sur les épaules par des pierres d’onyx taillées en carré. Sur chacune de ces deux pierres, les noms de six tribus étaient gravés.

Sur cet éphod était fixée une plaquette carrée, le hoshen, sur laquelle étaient enchâssées douze pierres précieuses correspondant aux douze tribus. Ces pierres correspondaient aussi à certaines lettres de l’alphabet. Ces lettres pouvaient s’allumer ou s’éteindre en constituant en quelque sorte, un message : les Ourim VeToumim que le Cohen était apte à déchiffrer ces communications divines.  Le Baâl HaTourim fait référence au fait que Moshé Rabbénou glissa dans les plis du hoshen un parchemin sur lequel était noté le nom de D en 72 lettres. Pour affirmer ceci il déclare que la guematria de « eth haourim veeth hatoumim » et celle de « shem ben 72 » est égale (il y a en fait une différence d’1 unité) 1571 contre 1570…..!

Puis, sur le turban était fixée une plaque en or (Tsits ou Nezer) sur laquelle avaient été gravés les deux mots « kodesh leHaShem » ou « consacré à l’Eternel ».

Les Sages tels le Baâl HaTourim enseignent que ces huit vêtements sont les « marches » qui permettent au Cohen de gravir l’un après l’autre les degrés des sept cieux ou des sept façons de sublimer les instincts de l’être humain et la matérialité à laquelle il est soumis : ainsi, le premier degré sera le caleçon protégeant l’intimité de l’homme puis la chemise et un à un les autres vêtements arrivant au septième ciel. La tiare ou mitre « mitsnefet » qui est un huitième accessoire vestimentaire est ce que l’on peut nommer « couvre-chef » ou chapeau qui se traduit en hébreu par migbaâth   מגבעת dont la valeur numérique est de 515 qui fait allusion à la voie d’accès suprême des suppliques telle que la Torah s’y réfère dans la parasha de Vaethanane lorsque Moïse adresse 515 prières à HaShem pour pouvoir entrer dans le pays. Cette migbaât permet, ainsi, d’accéder à la couronne ou keter ou encore au Trône céleste.

Tous les jours, le Cohen gadol portera des « vêtements d’or » alors que pour Yom Kippour il ne portera que des vêtements blancs et, il ne portera que les quatre premiers vêtements pour entrer dans le Saint des Saints………

L’encens ou ketoret :

L’encens se composait de onze aromates et on le faisait fumer trois fois par jour (deux fois le  matin et une fois l’après-midi. (Voir l’article joint)

Caroline Elishéva REBOUH.

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