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« La reine des nuits blanches » nous laisse des chansons et une leçon de vie. Regine nous a quitté a l’âge de 92 ans

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Régine pour tout le monde. Régine Zylberberg, pour ceux qui l’ont mieux connu n’est plus. Sans le physique des reines de beauté, sans la voix des divas, sans les privilèges de la naissance, elle s’est hissée à force d’une volonté farouche, tout en haut de l’affiche. Tout la ramenait à Serge Gainsbourg, né Lucien Ginzburg qui lui laissera son plus grand succès, les petits papiers, alors qu’ils avaient commencé leur vie avec de faux papiers pendant la guerre.

« La reine de la nuit s’en va : fermeture pour cause de longue et grande carrière », a salué l’humoriste Pierre Palmade.

Devenue Reine de la Nuit, elle a fait chanter les français, danser les VIP du monde entier dans ses clubs de la Rue de Ponthieu, Monte-Carlo, Deauville ou New-York. Comme son frère, Maurice Bidermann Régine a été entrepreneuse, et philantrope à ses heures. Peu savent ou se souviennent qu’elle mis son énergie et son talent à monter Sos Drogue international, lorsque personne ne s’intéressait à secourir les usagers de drogues. Jean-Marc Borello, toujours Président du Groupe Sos, premier groupe Français dans l’économie Sociale et Solidaire, y a fait ses premières armes.

Femme d’affaires mais pas femme d’argent, elle était capable de se ruiner pour donner du lustre à des établissements moribonds en investissant sans compter, du Pavillon Ledoyen au Cheval Blanc à Nîmes. Il faut croire que pour la petite fille juive arrivée sans le sous à Paris, asseoir les grands de ce monde à sa table sur les Champs-Elysées n’avait pas de prix.

Elle a essaimé dans tous les domaines et de Thierry Marx à David Guetta, beaucoup de figures majeures et diverses lui doivent le début de leur carrière. Je me souviens du crépuscule de son empire nocturne, lorsqu’elle avait repris le Palace mythique de Fabrice Emaer 15 ans après sa fermeture, et que je m’y rendais émerveillé aux côtés de ses nièces Camille et Julia qui m’y faisaient entré dans ce lieu interdit au tout jeune adolescent que j’étais

Côté scénes, tout n’était que paillettes. Le rideau baissé, Régine n’a pas été épargnée par les épreuves, la perte des siens et évidemment, la mort prématurée de son fils.

Régine était une femme entière, pas sans strass mais sans chichi à qui rien n’a été donné et à qui tout a été arraché. De cette vie, je ne sais rien dire. Mais quel destin!

Régine aura incontestablement marqué toute une époque.

Enormes pensées émues pour tous ses amis, sa famille et surtout ses nièces Camille et Julia.

©ashdodcafe.com

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