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Affaire « Prinok » : le ministère israélien de la Santé impose des restrictions à deux supermarchés de Jérusalem

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Dans le cadre de l’enquête menée conjointement par la police israélienne et le Shin Bet sur l’affaire de l’intoxication de plusieurs nourrissons, le ministère de la Santé a annoncé ce jour de nouvelles mesures d’urgence visant deux magasins de l’enseigne Zol VeBigdal situés aux 113 et 214 de la rue Jaffa à Jérusalem.

Après de nombreuses analyses en laboratoire et des inspections approfondies sur le terrain, les autorités ont mis en évidence la présence de substances médicamenteuses dans plusieurs compotes pour bébés de la marque Prinok, dont les emballages avaient été ouverts de manière illégale.

Les analyses toxicologiques ont révélé la présence de clonazépam et de lorazépam, deux médicaments appartenant à la famille des benzodiazépines, dans cinq gourdes de purée de fruits. Ces substances peuvent provoquer une forte somnolence et présentent un risque important, en particulier chez les nourrissons.

Dans le même temps, les inspecteurs du Service national de l’alimentation ont procédé au prélèvement et à l’analyse de plusieurs centaines de produits. Selon les premiers résultats, aucune anomalie n’a été détectée dans la chaîne d’approvisionnement, la distribution ou l’importation des produits, ce qui renforce l’hypothèse d’une contamination survenue après leur mise en rayon.

À ce jour, le ministère de la Santé fait état de deux incidents graves, ayant conduit à l’hospitalisation de cinq nourrissons âgés de 3, 9 et 10 mois, après la consommation de compotes achetées dans les deux magasins concernés à Jérusalem.

Les autorités tiennent toutefois à rassurer les familles : tous les enfants hospitalisés ont désormais quitté l’hôpital et sont rentrés chez eux en bonne santé.

Le ministère précise également que les autres signalements reçus dans le reste du pays concernant des symptômes similaires ont fait l’objet d’investigations médicales et ont été écartés, sans lien avec cette affaire.

L’enquête de la police, du Shin Bet et des autorités sanitaires se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de cette contamination et d’identifier les responsables.

Des contrôles approfondis menés dans tout le pays

Dès les premiers soupçons d’un lien possible entre les hospitalisations des nourrissons et les compotes de fruits, les inspecteurs du Service national de l’alimentation du ministère de la Santé ont lancé une vaste campagne de contrôles et de prélèvements à travers tout Israël.

Au total :

  • Environ 70 pots et gourdes ont été envoyés pour des analyses toxicologiques approfondies.
  • 110 tests en laboratoire ont été réalisés afin de vérifier l’intégrité du système de fermeture sous vide des emballages.
  • Plus de 500 produits ont été inspectés directement dans les points de vente afin de s’assurer qu’ils n’avaient subi aucune altération.

Ces contrôles ont permis d’identifier cinq produits contaminés contenant du clonazépam et du lorazépam. Trois d’entre eux ont été remis par les familles des enfants hospitalisés, tandis que les deux autres ont été prélevés directement par les inspecteurs dans les rayons des magasins concernés à Jérusalem.

Selon le ministère de la Santé, les cinq emballages présentaient des signes évidents d’ouverture ou de manipulation avant leur achat par les consommateurs.

En revanche, aucune trace de ces substances n’a été détectée dans les entrepôts de l’importateur officiel ni dans d’autres points de vente du pays. Les investigations menées sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement – de la fabrication à l’importation, en passant par le stockage – n’ont révélé aucune défaillance ni contamination au niveau de la production.

Interdiction immédiate de vendre des produits alimentaires

Compte tenu de la gravité des faits et des risques potentiels pour la santé publique, le ministère de la Santé a décidé de prendre des mesures exceptionnelles.

Depuis le 25 juin 2026 à 16h00, les deux magasins Zol VeBigdal, situés aux 113 et 214 de la rue Jaffa à Jérusalem, ont l’interdiction totale de vendre des produits alimentaires et des produits cosmétiques.

Les établissements sont autorisés à poursuivre uniquement la vente de marchandises n’appartenant pas à ces catégories.

Pour pouvoir reprendre la commercialisation de produits alimentaires, la direction de l’enseigne devra mettre en place un plan complet de contrôle qualité, soumis à l’approbation préalable du ministère de la Santé.

Ce plan devra notamment prévoir :

  • un contrôle renforcé de l’intégrité des emballages ;
  • une limitation de l’accès libre du public aux produits sensibles ;
  • des inspections régulières des marchandises avec traçabilité des contrôles ;
  • une formation spécifique des employés afin de détecter toute anomalie sur les emballages ;
  • un signalement immédiat au ministère de la Santé de tout produit suspect.

Pas de rappel national à ce stade

Le ministère précise qu’à ce stade, aucun élément ne permet de conclure à un défaut de fabrication généralisé de la marque Prinok. En conséquence, aucun rappel national (recall) des produits n’a été décidé.

L’enquête, menée conjointement par le Shin Bet, la police israélienne et les autorités sanitaires, se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de cette affaire.

En attendant, le ministère de la Santé recommande aux consommateurs de :

  • n’acheter que des produits dont l’emballage est parfaitement intact et scellé ;
  • vérifier soigneusement l’état de l’emballage avant toute utilisation ;
  • consulter rapidement un médecin en cas de symptôme inhabituel après la consommation d’un produit alimentaire.

La vigilance des consommateurs reste essentielle tant que l’enquête est en cours.

apchi.co.il

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