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Une start-up israélienne révolutionne le traitement des fractures osseuses

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RegeneCureRegeneCure, une jeune start-up israélienne, propose une invention simple et efficace permettant une régénération osseuse.

Ski, équitation, accident de voiture, glissade sur une peau de banane ou sur une flaque de miel… Les causes des fractures osseuses sont multiples. Le traitement usuel : un bon mois de plâtre. Mais savez-vous le pourquoi du plâtre ? Parce qu’il maintient les deux bouts d’os fracturé au contact l’un de l’autre, et que la connexion entre eux va ainsi se refaire naturellement. Cependant, dans certain cas, par exemple si un fragment entier d’os est manquant ou a été remplacé par de multiples petits fragments osseux (fracture comminutive), un simple plâtrage est insuffisant. Le traitement classique de ces cas complexes est d’effectuer une greffe osseuse, provenant d’une autre partie du corps, d’un animal ou encore d’un cadavre. Mais c’est une solution douloureuse pour le patient, nécessitant une deuxième opération et présentant d’importants risques de rejet.

RegeneCure, une jeune start-up israélienne, propose une invention simple et efficace permettant une régénération osseuse. Ce traitement, dénommé BoneCure, a été appliqué avec succès dans le milieu vétérinaire et devrait être commercialisé très prochainement en médecine humaine.

Un principe révolutionnaire

BoneCure… Bien loin d’une complexe machine à laser ou à ultrasons, le produit est surprenant de par sa simplicité. Il s’agit d’une simple membrane artificielle, ressemblant étrangement à ces couvertures en plastique qu’on utilise pour recouvrir les livres scolaires. L’utilisation de cette membrane est aussi simple que son aspect : elle est découpée par le vétérinaire et enroulée autour de la région concernée en prenant appui sur les morceaux d’os présents. La fixation autour de l’os fracturé peut être éventuellement renforcée par des points de suture ou par des vis.

Mais comment un simple film plastique peut-il permettre la régénération osseuse ? Cette membrane cationique attire les facteurs de croissance ainsi que les cellules ostéoprogénitrices (cellules souches osseuses). La micro-porosité de la membrane permet la libre circulation de ces éléments tout en empêchant le passage et la formation de tissus. Grâce à ce mécanisme, la régénération osseuse a lieu généralement en moins d’un mois ! Aucune autre opération chirurgicale est nécessaire, grâce à la biodégrabilité de BoneCure.

Rosa et LeChat : des tragédies évitées

Plus de 200 animaux ont été traités dans le monde grâce à cette avancée technologique. Parmi eux, citons le cas de Rosa, une magnifique chienne Saint-Bernard de 65 kilogrammes qui a été renversée par une voiture. Avec des os réduits en miette, ses chances de survie étaient minimes. L’utilisation de BoneCure lui a permis de récupérer en seulement trois semaines. Situation identique pour LeChat, un chat de quatre ans ayant subi une défenestration de quatre étages. Avec un fémur totalement détruit, BoneCure était sa seule chance de survie.

Autre application de BoneCure : l’arthrodèse

Outre ses applications dans le traitement des fractures osseuses, BoneCure a également été utilisé pour permettre l’arthrodèse, l’établissement d’une connexion entre deux os non connectés naturellement. Cette opération permet le traitement des douleurs articulaires aiguës. Elle est généralement effectuée grâce à une greffe osseuse. BoneCure permet d’obtenir les mêmes résultats qu’une greffe tout en diminuant les complications (douleur, opérations répétées, risque de rejet, etc.), la durée de convalescence ainsi que le coût financier.

Vers une commercialisation en médecine humaine

La société envisage maintenant de se tourner vers une application de son produit en médecine humaine. Le coût prévu est de 200 à 500 $ la membrane, ce qui représente un écart financier énorme par rapport aux greffes osseuses. Espérons pour tous les skieurs et autres adeptes de sports à risque que l’autorisation de mise sur le marché ne se fera pas attendre !

Coralie Ebert
Volontaire internationale chercheuse à l’Institut Weizmann

Source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74198.htm

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