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Plus forte baisse jamais enregistrée : le ratio dette/PIB d’Israël a chuté de 7.10 % en 2022 ! par Arnaud Sayegh

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Le comptable général du ministère des Finances a publié la première estimation du ratio dette/PIB pour l’année 2022 et ses chiffres sont plutôt encourageants : le ratio dette publique/PIB renoue avec ce qu’il en était avant la crise du Covid-19, avec actuellement un ratio de 60.90 %, contre 68 % en 2021.

Ces données sont de nature à améliorer la note d’emprunt pour Israël.

Yali Rotenberg, le comptable général au sein du ministère des Finances, a publié le 18/01/2023 ses premières estimations du ratio entre dette et PIB pour 2022.

Selon ses chiffres le ratio de la dette publique au PIB a diminué de 7.10 % au cours de l’année 2022 et est ramené à 60.90 % contre 68 % en 2021.

Il s’agit toujours d’un taux légèrement supérieur à ce qu’il était en 2019 avant la crise de la Covid-19, mais surtout de la plus forte diminution de la dette publique jamais enregistrée en une année.

En 2020, le ratio dette publique/PIB était de 70.70 %. Ainsi, ce dernier a achevé une diminution cumulée d’environ 10 % au cours des deux dernières années et renoue avec ce qu’il en était avant la crise du Covid-19.

Comment expliquer cette forte diminution ?
La forte croissance du PIB (d’environ 6.30 %), ainsi que la diminution de la dette publique (environ sept milliards de shekels).

À noter par ailleurs, que 2022 s’est bouclée sur un excédent budgétaire de 0.60 % du PIB, principalement dû à l’augmentation extraordinaire des recettes fiscales perçues par l’État au cours de cette même année.

De nature à améliorer la note d’emprunt pour Israël
Le ratio entre dette et PIB est un indicateur clef de la solidité financière de l’État d’Israël et est également important pour déterminer sa cote de crédit : plus la note est élevée, plus le pays peut contracter des prêts à des taux d’intérêt bas et ainsi éviter des augmentations d’impôts.

Il convient de noter que des sociétés de notation de crédit avaient déjà fait savoir de par le passé qu’elles pourraient envisager de relever la note d’Israël.

Toutefois, au regard du contexte politique actuel, certaines sociétés de notation ont exprimé ces derniers jours leur inquiétude quant au fait qu’une révolution juridique et administrative en Israël pourrait nuire à la note d’Israël si cette instabilité venait à perdurer.

Bien que la réduction de la dette soit à porter au crédit du gouvernement sortant, l’actuel ministre des Finances, le député Bezalel Smotrich, a déclaré que “Grâce à D.ieu, l’Économie israélienne continue de progresser et de démontrer sa force et sa solidité, ce qui se reflète dans la réduction du ratio entre dette publique et PIB, ainsi que la reprise rapide de notre Économie peu après la crise de Coronavirus.
Nous continuerons, avec l’aide de D.ieu, à diriger l’Économie d’Israël comme un îlot de stabilité, avec une responsabilité fiscale et le développement de moteurs de croissance au profit de l’État d’Israël et de tous ses citoyens.”

Le comptable général estime pour sa part que “la diminution cumulée au cours des deux dernières années du ratio entre dette publique et PIB et le retour à la tendance à la baisse sont d’une grande importance pour préserver la stabilité financière et la flexibilité budgétaire, qui soutiennent le classement du pays en dépit d’un environnement macroéconomique difficile qui devrait perdurer en 2023.”

Gil Cohen, adjoint principal du Comptable général et directeur de la division des Finances a ajouté que “l’État d’Israël continue de se démarquer positivement par rapport aux autres pays de référence en matière de ratio dette publique – PIB que ce soit au cours de la décennie écoulée, en général, qu’au sortir de la crise de Covid-19, période au cours de laquelle cette tendance s’est accentuée.

Un retour à la tendance à la baisse du ratio dette/PIB similaire à la période pré-covid est un marqueur important pour les sociétés de notation et permet une flexibilité budgétaire dont l’importance a été prouvée.

En 2020, avec le déclenchement de la crise du Corona, la solidité de l’Économie israélienne et le ratio de la dette au PIB a permis une expansion budgétaire rapide et responsable qui a aidé le Gouvernement à faire face à la crise.”

Arnaud Sayegh
Avec l’aimable autorisation de KNE
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