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Toute l’équipe d’AshdodCafé vous souhaite «Hag chavouot Sameah» et «Shabbat Shalom» : date, horaires, parasha

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Parasha Nasso 5783 – VENDREDI 26 MAI 2023 – 6 Sivan 5780/ Samedi 27 mai 2023 – 7 Sivan 5780 

ENTRÉE ET SORTIE DE CHABBAT EN ISRAËL ET DANS LE MONDE
Chaque personne doit faire rentrer Shabbat avec les horaires de la communauté qu’il fréquente.

Jérusalem 18h56 – 20h18
TelAviv- Ashdod- Netanya 19h21 – 20h42
Paris 21h03 – 22h20


SE SUBLIMER

La lecture de la Torah pour le shabbat qui précède ou suit Shavouoth s’intitule NASSO. Elle traite des offrandes que les Princes des Tribus d’Israël ont apporté au Mishkan. Pourquoi sont-ils des Nessiim ? Que signifie ce terme ? Il vient du verbe lasseth (lamed-sine-alef-tav) porter/soulever/élever.

L’élévation. Élever quelqu’un à une dignité, élever la voix…. Autour de ces deux significations se range la sidra de cette solennité. Elever les enfants de Lévy (Kehat et Merari) aux dignités de Chantres qui vont, en soulevant le Tabernacle, élever leurs voix pour élever les cantiques de la terre jusques aux cieux…….. Mais dans l’action d’élever quelqu’un à une dignité, il y a aussi la volonté de rapprocher quelqu’un qui, volontairement ou involontairement, se serait éloigné de son milieu, de sa famille, de sa communauté.  Ce rapprochement décrit un premier stade dans la longue démarche de l’engagement et de la responsabilité  du particulier vis à vis de la communauté et de la communauté vis à vis de l’individu, l’importance de l’implication de l’individu dans le sort commun d’un groupe de personnes (communauté).

Le Rav Soloveichik, dans son ouvrage « sur la Teshouva » explique à quel point l’individu faisant teshouva peut intervenir dans le sort d’une communauté entière et inversement….et, également, combien celui qui procède à cette teshouva s’élève au-dessus du commun des mortels. Et, combien nous devons nous conduire avec prudence et parler avec prudence avec quelqu’un qui fait teshouva et/ou avec quelqu’un qui rejoint le peuple juif : le converti ou guer tsedek car on ne devra jamais leur rappeler leurs fautes passées (pour un baäl teshouva) ou qu’ils ne sont pas nés juifs….

Le « guer », l’étranger qui a, de sa propre volonté, accepté de vivre selon la Torah et de se conduire ainsi différemment que ce que sa naissance lui impliquait de faire mérite toute notre considération. Ruth la Moabite que sa naissance destinait à être une païenne riche et considérée (car elle était fille de roi) a pourtant exprimé fermement et sans hésitation sa volonté de vivre selon la parole de l’Eternel. Son nom Ruth en hébreu resh-vav-tav est d’un total de 606 car de par sa naissance elle devait observer les 7 commandements noahides et donc, de cette façon, 7+606=613 : elle a donc accepté notre Torah avec tout ce qu’elle implique.

Ce verbe signifie épouser  également car, dès le moment où elle se marie la femme devient eshet ish אשת איש et, dès lors, le mari se porte garant de sa femme et de tout ce qui la concerne. לשאת אישה épouser une femme c’est la porter non pas physiquement – encore que soulever sa femme nouvelle épousée n’est en fait que l’illustration physique de l’expression biblique) – mais aussi la supporter même dans le sens de la soutenir et de subvenir à ses besoins……….. 

En ce cas quelle est la signification ici de nasso/nessiim (princes des tribus) ? Ici, le sens est d’élever les trois chefs de famille des Léviim à des dignités de chantres et également les charger d’une responsabilité qui est celle de transporter les ustensiles du Temple sur des chariots qui vont être affrétés à cela en effet, deux des chariots seront destinés au transport des tentures et les quatre autres seront  chargés des poutres et autres accessoires. De plus, ces Leviim vont être responsables des chants et louanges. Ils vont donc être élevés à de hautes fonctions.

Dans la sidra de Shavouoth : « Nasso » il est question du très difficile sujet de la femme infidèle qui y est abordé également. La femme infidèle ou en hébreu אישה סוטה isha sotta . Il est à souligner que lorsqu’un époux est jaloux et soupçonne sa femme d’adultère, la loi juive se porte non seulement du côté de l’époux mais aussi du côté de la femme soupçonnée peut-être abusivement ou injustement et en se portant aussi du côté de la femme pour le cas où le mari n’est pas d’une conduite irréprochable par exemple. D’autre part, ce que le Cohen Gadol va écrire sur un parchemin pour démasquer la fautive ne sera accompagné d’aucun effet si l’accusée est innocente. Les Sages d’Israël mettent en exergue que tout au long de l’existence des deux Temples, il n’y a pas eu à déplorer « d’accident ». 

Nous pourrions exposer à l’occasion de la fête de Shavouoth que des figures féminines exemplaires telles Noémie ou Ruth ont célébré les vertus des femmes juives exemplaires en bien des égards.

Dans le texte de cette parasha Nasso est abordé le thème de la bénédiction pontificale. Dans certaines synagogues, au moment de la birkat Cohanim les femmes ont parfois des conduites bizarres : les unes continuent à prier normalement tandis que certaines se cachent derrière leur  livre de prières, d’autre se voilent le visage, d’autres encore tournent carrément le dos à l’eikhal et donc aux Cohanim…….. Elles le font en général parce qu’on leur a dit que celui qui regarde le Cohen pendant la bénédiction pontificale, risque de perdre la vue. L’origine se trouve peut-être en ceci : Les Léviim n’avaient pas le droit de regarder les ustensiles du Mishkan pour ne pas être aveuglés par la sainteté qui y résidait et c’est la raison pour laquelle ils étaient enveloppés de tissus.

Tout Cohen n’est pas forcément apte à faire la bénédiction des Cohanim : il suffit qu’il ait un défaut physique ou même verbal pour ne pas être apte à répéter la triple bénédiction la raison est que le Cohen Gadol doit avoir une apparence parfaite, il doit avoir une conduite exemplaire et ne serait-ce que si, de par son métier, il peut avoir les mains ou les pieds teintés (la guemara cite par exemple les tanneurs ou les teinturiers) et ne peut se tenir face au public pour prononcer le nom ineffable. 

la bénédiction des cohanim, bénédiction triple, dont l’importance cabalistique est d’une très haute portée. La bénédiction comporte quinze mots. Les os formant la main sont au nombre de quatorze comme la valeur numérique du mot yad יד main en hébreu ce nombre vient simplement montrer le rapport qu’il y a entre la main et D : 14+1=15 (la main et D)  la main qui va servir de moyen de transmission de la bénédiction des cohanim vers le peuple d’Israël…..et D qui bénit Son peuple par le truchement des cohanim……

Le Cohen est celui qui se distingue au-dessus de nous tous car c’est celui qu’HaShem a choisi d’être Son intermédiaire auprès du reste du Peuple.

Hag Shavouoth Saméah.

Caroline Elishéva REBOUH.

 

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