Accueil L'Actu Innovation La Knesset autorise l’élargissement de l’utilisation du cannabis à des fins médicales

La Knesset autorise l’élargissement de l’utilisation du cannabis à des fins médicales

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Aujourd’hui, en Israël, près de 100000 personnes sont autorisées à avoir recours au cannabis à des fins médicales. Elles disposent d’un permis spécial lié à la maladie dont elles souffrent ou parce qu’elles sont reconnues avec un certain type de post-traumatisme.

La commission Santé de la Knesset, dirigé par le député Ouriel Busso (Shass) a autorisé aujourd’hui un accès plus large à ce cannabis médical pour un grand nombre de maladies pré-définies, sans avoir besoin d’obtenir un permis préalable. En revanche, tous les médecins ne seront pas habilités à prescrire le cannnabis. Seuls ceux qui auront reçu une formation et auront été agréés pourront le faire.

Selon le protocole approuvé aujourd’hui (mardi), ces malades recevront le cannabis sur ordonnance comme pour n’importe quel autre médicament. Ces nouvelles mesures entreront en vigueur d’ici six mois, le temps que les caisses maladie s’organisent.

Parmi les maladies pour lesquelles le cannabis médical pourra être prescrit sans permis préalable, on trouve: le SIDA, l’épilepsie, la maladie de Crohn, la démence, l’autisme, les cancers, la sclérose en plaques dont l’espérance de vie ne dépasse pas les six mois.

En fait, le nouveau protocole facilite l’accès au cannabis pour ces malades qui y avaient le droit jusqu’à aujourd’hui mais qui devaient passer par des procédures bureaucratiques très lourdes et très longues, retardant d’autant le début de leur traitement.

La décision ne fait pas l’unanimité, au sein du corps médical. Certains craignent que cela n’augmente les phénomènes de dépendance.

Le député Ouriel Busso a déclaré:  «Il s’agit d’une première étape. Il existe des recommandations médicales supplémentaires que nous devons étudier. Nous sommes guidés par le bien des patients et la volonté d’atténuer leur douleur, d’augmenter le choix de médecins, l’accès aux soins et la diminution des coûts pour les patients. Le tout en étant attentifs aux mises en garde face aux risques de mauvaise utilisation de cette drogue».

Source : lphinfo.com 

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