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9 BEAV ET HASHAVOUA SHEHAL BO

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LE JEUNE DU 9 AV  ET LA SEMAINE QUI VA DU 1ER AV AU  JEUNE

Dans les communautés ashkenazes,  à partir du 17 tamouz, on ne célèbre aucune « simha » (fiançailles, mariages ou bar mitsva, et s’il y a une brith mila cela se fera sans musique ou avec des paytanim ou chantres), on évitera d’écouter de la musique ou de se réjouir. Chez les Sefaradim ou les Bené Edoth HaMizrah (irakiens, yéménites, kurdes, parsim etc), dans certaines communautés, les « semahoth » seront permises jusqu’au 1er Av.

Dès Rosh Hodesh Av et jusqu’au 10 av (à 14h00), il est normalement interdit pour les Ashkenazim de consommer de la nourriture carnée, de faire des lessives, de mettre du linge propre. Pour les Sefaradim et Edoth haMizrah, les interdits sont valables pour « la semaine dans laquelle tombe le jeûne de 9 beav »  c’est-à-dire que, si le jeûne tombe un mardi, les interdits seront valables depuis la sortie du shabbat précédent et jusqu’à la fin du jeûne (l’interdiction de manger de la viande s’étendra jusqu’au lendemain à 14h00). Le Rav Ovadia Yossef zatsal avait souligné que les sefaradim ne doivent appliquer les lois privatives de 9 beav que lors de la semaine où le jeûne a lieu (shavouâ shehal bo). Cette année, le jeûne tombe un jeudi tous les interdits seront à observer de la sortie du shabbat au vendredi 14 h. Il est à souligner que dans certaines communautés des Edoth HaMizrah, il n’y a pas d’interdit de consommer des aliments carnés.

Je me dois d’ajouter ceci : on sait, en général, que les « minhaguim » ou coutumes ont « force de loi » et certaines communautés dans lesquelles on consommait de la viande dès la sortie du jeûne du 9 av lorsqu’ils étaient en Algérie par exemple, les rabbins de ces communautés conseillent et encouragent à perpétuer l’usage de la communauté d’origine…. 

Lorsque le jeûne est repoussé, il y a moins de rigueur à l’observance surtout pour des personnes faibles.

En souhaitant que le Mashiah se dévoile très bientôt pour que ce jour de deuil national se transforme en jour d’allégresse nationale.

Dr Caroline Elisheva Rebouh PhD.

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