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Le prix du ticket de bus en route vers 9 shekels : deux hausses prévues dans les six prochains mois

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Selon des informations publiées dans la presse économique israélienne, le prix d’un ticket de transport public, actuellement fixé à environ 8 shekels, devrait augmenter au cours de l’année pour atteindre près de 9 shekels.
Cette hausse progressive résulte de l’activation d’un mécanisme d’actualisation des tarifs, prévu par un arrêté de régulation, qui prend en compte différents indicateurs de coûts tels que le prix du carburant et les salaires des conducteurs. Une nouvelle augmentation pourrait intervenir dès juin 2026, en l’absence de source budgétaire alternative.

Le prix du ticket unitaire devrait ainsi augmenter en deux étapes successives dans les mois à venir, prolongeant la vague de hausses qu’a connue le secteur des transports publics depuis la mise en place du gouvernement actuel.

Il y a encore deux ans, le prix d’un trajet en bus s’élevait à 5,50 shekels. Il est ensuite passé à 6 shekels, avant de grimper à 8 shekels. Si la hausse annoncée se confirme, il s’agira d’une augmentation cumulée d’environ 45 %, voire davantage, sur une période relativement courte.

Cette augmentation vise notamment à financer la réforme dite de la « justice des transports », destinée à accorder des réductions significatives sur les abonnements et titres de transport aux populations vivant dans des zones à faible indice socio-économique, ainsi qu’à d’autres publics éligibles.

Dans le cadre de cette réforme, les réductions sur les abonnements et les cartes de transport ont été élargies. En parallèle, le prix du ticket unitaire a augmenté — une décision qui suscite de vives critiques, en particulier de la part des usagers non éligibles aux réductions et qui utilisent quotidiennement les transports publics.

Des professionnels du secteur soulignent que le mécanisme d’actualisation des tarifs est également lié à la hausse des coûts d’exploitation, notamment le prix du carburant, les salaires des chauffeurs et les frais de maintenance. Toutefois, de nombreux voyageurs estiment que ces hausses ne s’accompagnent pas d’une amélioration tangible de la qualité du service, ni en termes de fréquence, ni de réduction de la saturation des lignes.

La hausse annoncée du prix du ticket fait craindre que de nombreux usagers ne se tournent à nouveau vers la voiture individuelle, à contre-courant des objectifs affichés par l’État, qui affirme vouloir encourager l’usage des transports publics afin de réduire les embouteillages et la pollution atmosphérique.

Du côté du ministère des Transports, on rappelle que la réforme vise à réduire les inégalités sociales et à soulager les populations les plus fragiles. Néanmoins, la critique publique persiste, notamment autour de la question centrale : pourquoi le financement de ces réductions repose-t-il sur une augmentation généralisée des tarifs, plutôt que sur un budget gouvernemental dédié ?

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