Nous, avocats signataires, déclarons notre soutien massif à deux femmes franco-israéliennes, dont notre consœur Me Nili Kupfer-Naouri, visées en France par des mandats d’amener, sur la base d’accusations de « complicité » et d’« incitation » à des crimes internationaux.

Les faits reprochés seraient liés à des actions de blocage/entrave de convois d’aide vers Gaza, situées entre janvier et mai 2024. À cette période, des otages israéliens (certains avaient également la nationalité française), dont des femmes et des enfants, étaient encore détenus à Gaza par le Hamas, organisation terroriste responsable du 7 octobre 2023 de l’enlèvement de civils et de crimes de guerre. Le Hamas n’est pas un “parti politique” : c’est une structure armée terroriste qui gouverne par la violence, la propagande, l’intimidation et l’exploitation de la population.

Il est en outre notoire que le Hamas a détourné l’aide humanitaire, l’a confisquée, revendue et instrumentalisée comme ressource de contrôle, de financement et de guerre. Dans ces conditions, contester ou entraver des flux d’aide soupçonnés de bénéficier à une organisation terroriste ne peut être automatiquement assimilé à une intention criminelle contre des civils. La qualification d’incitation ne se décrète pas : elle exige la preuve d’un appel intentionnel à commettre un crime.

L’amalgame entre action militante et “incitation” constitue une dérive dangereuse. Nous dénonçons cette procédure parce qu’elle procède d’une surqualification pénale manifeste et d’un détournement de concepts juridiques extrêmes. L’usage de qualifications telles que « génocide » ou « incitation au génocide » ne peut servir de raccourci politique destiné à frapper d’infamie des citoyennes et à les exposer à une mise au ban médiatique.

Ces incriminations exigent des éléments constitutifs précis, une intention spécifique, et une démonstration rigoureuse : elles ne se présument pas. Assimiler une action militante — même contestable — à des crimes internationaux, c’est transformer le droit pénal en outil de répression idéologique et ouvrir la voie à la criminalisation de toute opposition politique.

C’est pourquoi, nous appelons à l’annulation immédiate pure et simple de ces mandats et appelons toute personne se sentant concernée ou y adhérant à se joindre à cette requête.

Soutienfrancoisrael@gmail.com Le 3 février 2026 :

Premiers avocats signataires :

Johann Habib, Brigitte Yehoudai, Emmanuel Eskinazi, Rubens Mouly, Léa Lion, Galith Ishay, Hava Margalith Gurevitch, Agnès Peretz,  Julie Daniel, Annick Benhamou, Daniel Bentolila, Yaakov Mettoudi, Moshé Maurice Amar, Thierry Aboucaya, Leah Aboucaya, Avraham Korshia, David Fahl, Cyril Bellaiche, Karine Benchimon, Sarah Didi Ayoun, Léa Berdugo, Jena Levy, Julien Cohen

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