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Toute l’équipe d’AshdodCafé vous souhaite «Shabbat Shalom», et hag pessah casher vesameah – date, horaires, paracha

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Parachat Tsav 5786 –    Vendredi 9 Nissan 5786 – mars 27, 2026

 

Chers Amis,
Nous ne sommes plus qu’à quelques jours du seder de Pessah et nous formulons tous ce souhait d’être cette année à Jérusalem en toute sérénité et empreints de la joie de la rédemption complète par bonté divine.
Bons préparatifs
“Même quand tout semble fragile, il y a en nous un feu qui ne s’éteint jamais.”

PARASHATH TSAV 5786 

LE SHABBAT HAGADOL ET LE PREMIER COMMANDEMENT  

Le Shabbat HaGadol est le shabbat précédant la fête de Pessah. Cette  année, où la fête de Pessah tombe quelques jours après shabbat, le  shabbat qui précède la fête de Pessah sera donc le shabbat HaGadol.

Pour quelle raison ce nom particulier ? le contexte historique est celui-ci  : les descendants de Jacob devaient acquérir un agneau par famille (et,  pour le cas où cela représentait beaucoup trop de viande, ils devaient  s’associer pour l’acquisition de cet animal qui devait être sacrifié et dont  le sang serait badigeonné sur les linteaux des portes de manière à ce que  l’ange de la Mort, à la veille de la sortie d’Egypte, puisse « passer au dessus » des habitations des enfants d’Israël.

Il faut rappeler plusieurs choses : la première étant que l’achat d’agneau  était courant chez les Egyptiens entre eux à des fins commerciales et  rituelles puisque l’agneau était une idole pour ce peuple. Mais, lorsque la  quantité demandée a surpassé de beaucoup la quantité normale  commercialisée en temps ordinaire a intrigué les commerçants qui ne  pouvaient comprendre le motif de cette « ruée » sur l’agneau et encore  moins comment ces esclaves pouvaient avoir l’outrecuidance de  sacrifier/tuer une idole….

Nous connaissons tous ce souhait millénaire contenu dans cette phrase  : En Nissan nous avons été libérés (sortie d’Egypte) et en Nissan nous  devrons être libérés (Rédemption générale) rappelée dans la Haftara du  shabbat HaGadol où il est rappelé : « Voici que JE vous envoie Elie le  Prophète »….. en ce GRAND jour C’est ainsi que commente le Maharshal ou Morénou HaRav ben Louria 1510-1573 de Lubline.

En cette époque de la sortie d’Egypte, les descendants de Jacob n’avaient  reçu que peu de mitsvoth et donc ils ne savaient encore rien véritablement  des lois shabbatiques, fait ressortir le Maharsha ou Morénou HaRav  Shlomo Eidels 1555-1631 de Krakov (Cracovie).

Le Rambam, pour sa part, souligne qu’en réalité il existe un lien qui relie  tous les évènements vécus lors de la sortie d’Egypte, mais avant tout,  l’homme doit procéder à la sanctification du mois, puis il remarque que  les linteaux qui seront badigeonnés de sang pour éviter la mort des  premiers-nés.

La servitude et le commandement concernant les esclaves (premier  commandement à être cité dans la Torah après les « asséreth hadibroth »  ou dix paroles : car, nous certifient les exégètes dans leur ensemble :  avant même que ne fût programmée la première des dix plaies d’Egypte,  HaShem soumit le peuple à une épreuve : vous avez été esclaves en  Egypte pendant 210 ans. Accepterez-vous (lorsque vous serez en Eretz  Israël et que vous pourrez vous permettre d’avoir des esclaves) de les  « libérer » à la septième année et, en ce cas, de leur apposer une boucle  sur le linteau de la porte. L’Oreille et rien d’autre !

Le linteau car il est un témoin de vie en quelque sorte, et aussi parce qu’il  est un témoin de liberté pour la Sortie d’Egypte où les Enfants de Jacob  ont été affranchis de leur esclavage et où ils ont reçu le gage d’amour de  l’Eternel envers ce peuple formé par les 12 tribus/fils de Jacob-Israël.

D’autre part, d’année en année, l’homme doit ressentir en lui-même ce  sentiment de liberté tout comme s’il avait lui-même été libéré de cet  esclavage et tout comme si, de par lui-même il avait assisté, vécu cette  sortie de l’esclavage d’Egypte, la traversée de la Mer et tout comme s’il  avait été présent lors de la promulgation de la Torah et lors de la  Traversée du désert.

Ce sont pour les mêmes raisons qu’a été donnée la loi sur la libération  des esclaves : mais, se questionnent tous les exégètes, pourquoi cela  pressait-il autant ? Car HaShem qui favorise l’égalité en tous points  accepte de faire TOUT ce qu’il faut pour sortir les Enfants d’Israël de la  Maison d’esclavage car ils ont ressenti dans leur âme et dans leur chair  toutes les souffrances morales et physiques de l’esclavage pour pouvoir  comprendre ce que ressent un esclavage et vouloir/pouvoir le libérer après une certaine période.

Aussi, devons-nous ressentir au plus profond de nous-mêmes cette  « promotion/ascension sociale » et c’est pour cela qu’il n’est plus de mise  de nous appeler « HEBREUX » mais ISRAËL tout comme Jacob qui, après  avoir lutté contre l’ange d’Esaü, a su acquérir, non pas seulement par la  force de son poignet (matérialité) mais aussi par sa spiritualité, un statut  différent, et devenir Israël.

Et, pourquoi doit-on poinçonner l’oreille car elle a une double  fonctionnalité : parce que c’est par l’oreille que l’on écoute et entend et  qu’ainsi la Torah a été « enregistrée et gravée » dans nos cœurs et nos  esprits. Mais il y a dans le nom hébraïque de l’oreille « ozen » אוזן le mot  équilibre car c’est dans l’oreille interne que se cache le centre de  l’équilibre et c’est de là que vient aussi le mot « moznayim » ou balance et  symbole de la justice. Ainsi le fait de poinçonner l’oreille de l’esclave sur  le linteau de la porte rallie à la fois la notion d’équilibre, de justice et  d’affranchissement.

Caroline Elishéva REBOUH 

1- Le nom de la fête de PeSSaH (pé-samekh-heth) vient du verbe lifsaah ou passer au-dessus. 

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