Hilloula de Rabbi MEĂR BAAL HANESS le faiseur de miracles.
Allumez en mettant la TsĂ©dakaâŠ
Aujourdâhui nous comptons le 29 Ăšme jour du Omer
La Parachat Emor nous rappelle une idée essentielle :
đ la saintetĂ© ne se limite pas aux grands moments, elle se construit dans la rĂ©gularitĂ© et la responsabilitĂ© du quotidien.
Entre les lois des Cohanim et le calendrier des fĂȘtes, le message est clair :
ce sont nos actes constants, nos engagements et notre discipline qui élÚvent notre vie.
La grandeur se construit dans la constance.
LA DIFFICILE TĂCHE DâĂTRE COHEN.Â
Dans la prĂ©cĂ©dente sidra, furent Ă©numĂ©rĂ©s 79 commandements concernant tout le peuple dâIsraĂ«l. En revanche, dans Emor, on dĂ©comptera lĂ©gĂšrement moins de mitsvoth. NĂ©anmoins, ces rĂšgles concernent les Cohanim simples ou « hĂ©dioth » et les Cohanim guedolim (les grands prĂȘtres) dans leur vie quotidienne et aussi, dans lâexercice de leurs fonctions.
Les Cohanim Guedolim sont ceux qui ont pour fonction entre autres de prĂ©senter les sacrifices, balancer lâencens et bien dâautres devoirs que les cohanim « hĂ©diote » (1) nâavaient pas Ă faire. La diffĂ©rence entre les uns et les autres ne se cantonnait pas aux seules fonctions ou vĂȘtements mais aussi aux consignes de puretĂ© qui, si elles nâĂ©taient pas observĂ©es rigoureusement, empĂȘchaient la SaintetĂ© de rĂ©sider chez le Cohen.
En effet, pour pouvoir pĂ©nĂ©trer dans le Saint des Saints le moment venu, le Cohen Gadol doit ĂȘtre dâune saintetĂ© exceptionnelle. Câest la raison pour laquelle le Cohen ne peut Ă©pouser la femme de son choix. En gĂ©nĂ©ral on sait quâun Cohen ne peut Ă©pouser quâune fille vierge (2). Cependant nous allons dresser ici une petite liste des femmes avec lesquelles il ne peut se marier : ainsi, il ne pourra, en aucun cas, convoler avec une divorcĂ©e, ni avec une veuve (3), il ne pourra Ă©pouser non plus une convertie, ou une femme dont les deux parents sont convertis, une femme issue dâun mariage entre un Cohen et une femme interdite au Cohen.
Dans un dossier prĂ©cĂ©dent la question des unions permises ou interdites aux cohanim a Ă©tĂ© traitĂ©e avec les consĂ©quences qui sây rattachent. (4)
Il existe un autre Ă©vĂšnement de la vie qui peut entraĂźner une impuretĂ© comme le deuil (que D nous en prĂ©serve) oĂč le Cohen hĂ©diote pourra contracter lâimpuretĂ© de la prĂ©sence/contact du mort dans 7 cas qui sont : les deux parents, les frĂšres et sĆurs, lâĂ©pouse et, les fils et filles. Ces rĂšgles sont inflexibles car ĂȘtre cohen est une fonction qui Ă©choit dĂšs la naissance et ce nâest pas un libre choix.
Cette pĂ©ricope sâintitule EMOR du verbe LEMOR (dire). On pourrait se poser la question de savoir pourquoi HaShem ne sâadresse pas Ă MoĂŻse avec le verbe LEDABER comme dâordinaire ? La rĂ©ponse est que Le verbe LEMOR confĂšre une notion de mansuĂ©tude car HaShem Ă©dicte les consignes affĂ©rentes aux prĂȘtres qui seront en contact quotidien avec HaShem et ce sont eux qui adresseront les priĂšres pour le peuple tout entier. Ainsi, HaShem aime Son peuple et IL aime ceux qui exerceront le culte divin journellement.
Vers la fin de la parashat Emor, le sujet des pains sera abordé : ces pains offerts chaque semaine et changĂ©s chaque semaine avaient une particularitĂ© : ils demeuraient, miraculeusement chauds et « frais » comme sâils venaient dâĂȘtre cuits. Pourquoi, en ce cas lors de la traversĂ©e du dĂ©sert , HaShem faisait-IL tomber la manne chaque jour puisque D opĂ©ra dâinnombrables autres miracles et que le pain aurait pu rester « frais » ?
Rabbi ShimĂŽn Bar Yohay, auteur du Zohar, commente en expliquant ceci : si HaShem a rĂ©pĂ©tĂ© 40 annĂ©es durant le miracle de la manne chaque matin et distribuait deux portions le vendredi pour le Shabbat, câest parce quâIL aime et apprĂ©cie les priĂšres que Lui adressent Ses enfants quotidiennement.
La pĂ©ricope se termine avec lâaffaire du blasphĂ©mateur. Rappelons de quoi il sâagit rĂ©ellement : la Torah parle dâun homme « égyptien » dont on nous donne tout de mĂȘme le nom de la mĂšre : il sâagit dâune femme issue de la tribu de Dan du nom de Shelomith fille de Dibri. Ă la question qui sâimpose à nous de savoir pourquoi la Torah souligne-t-elle que cet homme Ă©tait Ă©gyptien, le Yalkout RĂ©ouvĂ©ni rĂ©pond en nous ramenant dans le rĂ©cit du livre de ShĂ©moth lorsque MoĂŻse a tuĂ© un homme Ă©gyptien. Le midrash nous a expliquĂ© quâaprĂšs avoir tuĂ© cet Ăgyptien qui frappait lâHĂ©breu, MoĂŻse a « regardĂ© de ci-delà  », câest-Ă -dire que le prophĂšte a inspectĂ© la gĂ©nĂ©alogie de cet homme pour savoir si parmi ses ascendants ou ses descendants pourrait figurer un ĂȘtre dâexception. Nâen trouvant aucun, il a tuĂ© cet homme qui mettait en danger la vie de lâHĂ©breu. Câest alors que MoĂŻse prononça un « nom » qui tua cet Ăgyptien. De lĂ nous apprenons encore que Hevel (Abel) fut rĂ©incarnĂ© en deux personnages : Hevel fut rĂ©incarnĂ© en Seth (fils de NoĂ©) et en MoĂŻse (5). Hevel Ă©tait berger et MoĂŻse le fut aussi tout comme Jacob avant lui et David aprĂšs eux.
HaShem Ă©prouve ceux Ă qui IL veut confier des rĂŽles importants et, selon la façon dont ils se conduisent, ce rĂŽle est confirmĂ© ou lui est enlevĂ©. De mĂȘme, un homme de par ses actes fait un Kidoush HaShem ou un Hiloul HaShem. Et de par sa conduite et par les paroles quâil profĂšre il peut sâĂ©lever ou annuler sa qualitĂ© dâhomme pour ĂȘtre rabaissĂ© au niveau dâun animal dĂ©pourvu dâintelligence ; en blasphĂ©mant, lâhomme efface lâĂ©tincelle divine qui rĂ©side dans chaque ĂȘtre humain.
Le passage concernant le blasphĂ©mateur est situĂ© tout de suite aprĂšs le passage concernant la confection des pains de proposition car cet homme issu dâune union entre lâhomme Ă©gyptien (6) et Shelomith, fille de Dibri avait plaisantĂ© sur le fait que les pains nâĂ©taient remplacĂ©s que toutes les semaines. Il avait de plus agi par orgueil alors quâil ne comprenait pas lâessence de la Loi et au lieu de lâadmettre, il avait pris le parti de railler. Par cette attitude, grossiĂšre, il dĂ©montra que du sang non-juif coulait dans ses veines, car quiconque fut le tĂ©moin des miracles et prodiges divins, aucun Juif nâaurait pu profĂ©rer des propos irrĂ©vĂ©rencieux sur le CrĂ©ateur et le MaĂźtre incontestĂ© de lâunivers tout entier !
Dans les parashot précédentes, de nombreuses mitsvoth ont été enseignées et dans celle de cette semaine, ce ne sont pas moins de 63 autres commandements qui seront édictés bien que pour la plupart les Cohanim soient concernés notamment sur les lois de mariages, les rÚgles de deuil, mais aussi qui à le droit de partager ce qui revient au Cohen.
Depuis que les BenĂ© IsraĂ«l sont sortis dâĂgypte, chaque jour, HaShem dĂ©pose Ă leur porte une quantitĂ© suffisante de nourriture cĂ©leste : la manne. Les Sages expliquent que cette sorte de rosĂ©e nâest en rĂ©alitĂ© quâune nourriture courante des Anges du Service divin (MalâakhĂ© HaShareth). Dans la littĂ©rature rabbinique, la manne est appelĂ©e Â«Â Ś©ŚŚȘŚŚ©Ś ŚŚ©ŚŚŚ Ś ŚŚŚ Â«Â ce qui signifie quâHaShem inonde Son peuple et le bĂ©nit en lui envoyant des Ă©clats de saintetĂ© (en quantitĂ© que lâhomme pourra supporter) pour lui permettre de percevoir la Shekhina lors de la promulgation de la Torah.
Au sujet des fĂȘtes, la Torah nous prĂ©cise que la saintetĂ© des fĂȘtes nâest pas moins importante que celle du Shabbat la chose est simplement perçue de maniĂšre lĂ©gĂšrement diffĂ©rente du fait que le Shabbat se reprĂ©sente chaque semaine alors que les fĂȘtes ont lieu chacune une fois lâanâŠ.. La diffĂ©rence apparaĂźt dans la formulation de la Torah qui sâexprime ainsi :Â Â Ś©Ś©ŚȘ ŚŚŚŚ ŚȘŚąŚ©Ś ŚŚ ŚŚŚŚŚ)âŠ.( ŚŚŚŚŚ ŚŚ©ŚŚŚąŚ, Ś©ŚŚȘ Ś©ŚŚȘŚŚ ŚŚâ
Il faut comprendre le verset ainsi : Pendant six jours tout votre travail sera fait et le septiÚme jour sera un jour de repos par excellence pour D.
Que faut-il comprendre par shabbat shabbaton ? Le mot shabbaton est employĂ© en particulier pour Yom Kippour, câest-Ă -dire donc que ce jour de repos qui peut ĂȘtre un jour de semaine et pas forcĂ©ment un jour de shabbat est un jour sacrĂ©, sanctifiĂ©. Quelle est donc la diffĂ©rence ici avec le texte du LĂ©vitique qui enjoint de faire du shabbat habituel un jour de shabbaton ? Câest que la Torah vient nous apprendre une nuance que nous devons ajouter Ă notre vie : tous les jours de la vie quotidienne, nous nous devons de prier, dâĂ©tudier la Torah et de sanctifier nos actes de tous les jours en mĂȘlant nos sentiments et notre rĂ©flexion (comme avec les tefiline de la tĂȘte et du bras : la tĂȘte Ă©tant symboliquement le siĂšge de notre rĂ©flexion ou de nos pensĂ©es et le bras symbolisant lâaction â et, le boĂźtier des tefiline regardant le cĆur siĂšge symbolique de notre amour : amour tout court et amour de Hashem â ) nous devons donc constamment mĂȘler et Ă©lever nos actions et nos pensĂ©es pour quâen une symbiose parfaite le sacrĂ© ou la saintetĂ© jalonne notre vie et nos actes les plus simples. Lorsque nous nous prĂ©parons, en travaillant pendant six jours Ă goĂ»ter au repos hebdomadaire, nous nous prĂ©parons Ă goĂ»ter aux dĂ©lices du jour de repos que nous offre le CrĂ©ateur car, le Shabbat est une sorte de vestibule au monde futur lâon a lâhabitude de proclamer que le Shabbat est un soixantiĂšme des dĂ©lices du monde futur. Le Tanya (7) insiste en disant quâen fait, le Shabbat reprĂ©sente un peu de la demeure dâHashem sur terre. Câest pourquoi, nous devons nous prĂ©parer au shabbat et bien rĂ©aliser quâen mĂ©langeant nos forces intĂ©rieures (spirituelles) et extĂ©rieures ou physiques nous arrivons Ă rĂ©aliser ce que lâhomme doit accomplir pour sa parnassa (subsistance). Et ainsi jouir dans ce monde-ci et dans le monde futur. Et nous nous devons de mĂȘler D dans chacune de nos pensĂ©es et nos actions de façon Ă jouir du monde matĂ©riel et du monde spirituel.
La Torah expose dans les dĂ©tails les rĂšgles concernant les mariages des pontifes quâil sâagisse du Cohen « hĂ©diote » ou du Cohen gadol. Le Cohen nâa pas le droit dâĂ©pouser une femme autre quâune vierge, ni une veuve ni une divorcĂ©e ni une fille aux mĆurs dissolues car le Cohen dans lâexercice de ses fonctions doit sauvegarder la puretĂ© et la saintetĂ© des lieux, des objets et des choses. Le verset 7 Ă©nonce :Â Â Â«Â ŚŚ§ŚŚ ŚŚ ŚŚŚŚŚ ŚŚŚ Ś ŚŚŚ©Ś Â Â» Une femme prostituĂ©e ou dĂ©shonorĂ©e ils nâĂ©pouseront point.
Ainsi sont exclues du mariage aux Cohanim les femmes veuves ou divorcĂ©es et/ou converties Ă moins quâil ne sâagisse dâune fille de convertis. Cependant une veuve est permise Ă un cohen « hĂ©diote » alors que seule une veuve dâun cohen peut ĂȘtre permise Ă un cohen gadol. La parasha prĂ©cĂ©dente : Kedoshim montre Ă quel point il est important de sauvegarder la puretĂ© et la saintetĂ© des actes faits dans le Temple et, pour HaKadosh baroukh Hou et pour prĂ©server cette puretĂ© morale et matĂ©rielle, il convient par consĂ©quent dâĂ©dicter des lois ayant trait aux mariages comme cela a dĂ©jĂ Â Ă©tĂ© exposĂ© et a fortiori pour ceux qui sont les gardiens du Temple et du culte.
Si un Cohen veut absolument se marier avec une femme qui est incompatible à son rang et Ă ses fonctions, les rabbins avaient dĂ©cidĂ© de dĂ©choir le cohen de ses fonctions en rappelant, toutefois, ses anciennes fonctions par un patronyme composĂ© des cinq lettres initiales des cinq mots compris dans les cinq premiers mots de ce verset : Ś-Ś-Ś-Ś-Ś. Selon les contrĂ©es dans lesquelles ces unions ont Ă©tĂ© consacrĂ©es, les noms adoptĂ©s pour signaler ces cohanim dĂ©chus de leur pontificat sont variables, cela peut-ĂȘtre : Barkan (fils de cohen) ou Kessous ou encore Allal ou Hallal, Abitan, Azoulay, etc..
Il nâempĂȘche quâun Cohen dĂ©chu et Talmid Hakham sera considĂ©rĂ© pour ses connaissances mais ne pourra servir au Temple.
Pour quelles raisons, la Torah insiste-t-elle sur tous les dĂ©tails concernant les Cohanim ? En dehors des prĂ©rogatives spĂ©cifiques des Cohanim, il est de notoriĂ©tĂ© que le prĂȘtre ne travaille pas Ă lâextĂ©rieur du Temple : il met au service du Temple ses connaissances et son savoir-faire. En consĂ©quence, dâoĂč tire-t-il ses moyens de subsistance ? Les Cohanim peuvent consommer la viande de certains sacrifices et des offrandes qui sont apportĂ©es au Temple : lui, le Cohen et tous ceux qui lui sont « attachĂ©s » il faut entendre par lĂ : tous les membres de sa famille qui vivent avec lui, y compris ses filles qui seraient Ă©ventuellement veuves ou divorcĂ©es et auraient rĂ©intĂ©grĂ© le foyer paternel mais pas seulement : si le Cohen a « acheté » un esclave ou si le prĂȘtre a acquis des bĂȘtes, ils pourront se nourrir Ă la table (ou Ă lâĂ©table) du Cohen MAIS cela sera interdit Ă quelquâun qui ne serait pas Cohen, un simple « IsraĂ«l » ne pourrait pas manger Ă la table du Pontife. Les questions fusent : pourquoi un esclave oui (ou mĂȘme un animal) et pas un IsraĂ«l ? La rĂ©ponse vient du « Sefat Emet » : car lâesclave et/ou lâanimal sont la « propriĂ©té » du Cohen. En revanche, lâhomme dâIsraĂ«l est la « propriĂ©tĂ© de lâEternel » ainsi quâil est Ă©crit dans le Cantique de la Mer Rouge : ŚąŚŚ ŚŚąŚŚŚš ŚąŚ Â Â» Ś§Ś ŚŚȘ ŚŚ ŚąŚ ŚŚąŚŚŚš ŚąŚ ŚŚ©ŚšŚŚÂ » , : » jusquâĂ ce que Ton peuple, ĂŽ Eternel, ce peuple que Tu viens dâacquĂ©rir »âŠlâhomme qui nâest pas Cohen ne peut donc pas se nourrir Ă la table du Cohen car, ce peuple appartient Ă D mais pas au Cohen !
Nous avons vu dans les rĂšgles concernant les sacrifices quâaucune bĂȘte ayant un dĂ©faut quâil soit lĂ©ger ou important, ces bĂȘtes ne seront pas offertes en sacrifice et tout ce qui sera offrande ou sacrifice sera parfait. Câest ainsi que dans le moindre acte nous devons rechercher ce qui existe de mieux, de meilleur, de plus beau et de plus pur.
Un cohen souffrant dâune infirmitĂ© ou ayant une profession incompatible avec son service pontifical sera exemptĂ© de faire son service au Temple bien quâil jouisse des mĂȘmes prĂ©rogatives que les autres cohanim concernant la consommation des offrandes par exemple et des tĂąches subalternes lui seront confiĂ©es. Les dĂ©fauts corporels sont largement Ă©numĂ©rĂ©s du plus simple comme des sourcils trop fournis au plus complexe comme avoir un membre estropiĂ© ou encore un teinturier qui aurait des doigts colorĂ©s ou des pieds disgracieux ces personnes seront dispensĂ©es du travail pontifical car un dĂ©faut physique pourrait entraĂźner un manque de concentration de la part des autres cohanim et par consĂ©quent un manque de ferveur ou de kavanoth (intention) ou dâapplication.
IL en va de mĂȘme non pas seulement dans ces Ă©tapes de la vie mais mĂȘme lorsque surviennent des accidents, nous devrons nous conduire de la maniĂšre la plus adĂ©quate possible : La loi du Talion : Ćil pour Ćil, dent pour dent.
La loi du Talion est souvent reprĂ©sentĂ©e comme une poursuite, ou comme une vengeance mais au contraire : lorsque la Torah Ă©nonce Ćil pour Ćil, câest que, celui qui a créé un dommage Ă son prochain, le tribunal devra estimer quel est ce dommage causĂ© Ă quelquâun qui fonctionnait pleinement et qui devra faire face dorĂ©navant Ă un manque Ă gagner Ă cause dâun dommage causĂ©. Ce que la Torah Ă©nonce nâest donc pas dâarracher une dent à celui qui aura causĂ© la chute dâune dent mais dâĂ©valuer le dommage causé le cas Ă©chĂ©ant.
LE BLASPHEMATEUR :
Un problĂšme se pose vers la fin de la pĂ©ricope : il va sâagir des « pains de proposition » qui doivent ĂȘtre disposĂ©s sur la table de proposition et ne seront renouvelĂ©s que neuf jours plus tard. Le commentaire sâĂ©tonne : le Roi ne consommera-t-Il pas du pain frais ? Câest alors que survint un cas : un homme sort dâentre les autresâŠâŠ. Le texte nous prĂ©cise que sa mĂšre est juive mais pas son pĂšre, qui est Ă©gyptien et cela pose un trĂšs gros problĂšme : car lorsquâune fille se marie elle abandonne sa famille et la tribu dont elle est issue et y abandonne ses droits dâhĂ©ritage. En consĂ©quence, les droits dâhĂ©ritage sont patrilinĂ©aires et, cet homme, fils de Shlomit, fille de Dibri de la famille de Dan nâa aucun droit sur les territoires de Dan ni dans le camp de Dan.
Dans le livre des Nombres, nous assisterons à « lâaffaire » des filles de Tselofhad qui nâeut que des filles et qui ont su prĂ©senter leur argumentation et ont eu gain de cause et ont eu leur hĂ©ritage en terres appartenant Ă leur pĂšre mais ici, cet homme nâa pas su prĂ©senter les choses et, de force, il sâest installĂ© dans le camp de Dan auquel intrinsĂšquement parlant Shlomit sa mĂšre nâavait plus droit. Sâil y avait mis la forme il est fort possible que le tribunal ait statuĂ© en sa faveur et il nâeĂ»t pas Ă©tĂ© chassĂ©. En consĂ©quence, il a Ă©tĂ© exclus du camp mais il sâest automatiquement senti exclus et en tant que tel il sâest permis de railler. Autre explication de Râ LĂ©vy selon Vayikra Rabba, « il est sorti » signifie quâil est sorti de son monde en tirant un parallĂšle avec le verset ayant trait Ă Goliath (Samuel I â chap. XVII, 4) et, dâaprĂšs le Sifra : Cet homme serait sorti du tribunal de MoĂŻse.
Le commentaire de Râ LĂ©vy est intĂ©ressant : Il part du principe que lâhomme est un microcosme et le fait dâĂȘtre sorti cela revient Ă dire quâil est sorti de son microcosme, de son monde Ă lui et, pour Râ LĂ©vy, puisquâil nâest Juif que de mĂšre, il nâa peut-ĂȘtre pas compris les mitsvoth de la Torah ni concernant les pains de proposition ni concernant les lois de lâhĂ©ritage et, ne sachant pas ĂȘtre son propre avocat, il sâest enflammĂ© et a blasphĂ©mĂ©. En tant que colĂ©reux, il est « sorti » de sa condition dâhomme et sâest rendu abject comme un animal sauvage qui nâa ni foi ni loi.
Caroline ElishĂ©va REBOUH, ŚÂ Â»Śš Ś§ŚšŚŚŚŚ ŚŚŚŚ©ŚŚą ŚšŚŚŚ ŚŚ ŚŚŚ
(1) HĂ©diote signifie simple. La diffĂ©rence se faisait aisĂ©ment ne serait-ce quâau niveau des vĂȘtements quâils portaient.Â
(2) Aujourdâhui certains permettent dâĂ©pouser une fille non vierge si cela sâest produit alors quâil y avait une promesse de mariage et que le mariage nâa pas Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©.Â
(3) Le mariage avec une veuve serait tolĂ©rĂ© pour un Cohen Gadol. Sâil sâagit de la veuve dâun Cohen.
(4) Voir lâarticle sur les MamzĂ©rim.
(5) MoshĂ© sâĂ©crit : ŚŚ©Ś: le mem est lâinitiale de MoĂŻse, le shine est lâinitiale de Seth et le hĂ© est lâinitiale de Hevel (Abel). De mĂȘme que par la faute commise contre son frĂšre, CaĂŻn Ś§ŚŚ en hĂ©breu est un nom qui montre que CaĂŻn fut rĂ©incarnĂ© en Ythro, Korah et lâĂgyptien blasphĂ©mateur.
(6) Allusion Ă lâhomme Ă©gyptien tuĂ© par MoĂŻse en nous faisant comprendre quâil Ă©tait un descendant de cet Ăgyptien-lĂ .
(7) Le Tanya ou Likoutey amarim (ou le recueil de Paroles) est lâĆuvre principale de Râ ShnĂ©our Zalman de Liady qui a fondĂ© au XVIIIe siĂšcle en Ukraine le mouvement hassidique de Habad Lubavitch
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