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Toute l’équipe d’AshdodCafĂ© vous souhaite «Shabbat Shalom» – date, horaires, paracha

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PARACHA EMOR 5746 – vendredi 1er Mai 2026 – 14 Iyar 5746
Hilloula de Rabbi MEÏR BAAL HANESS le faiseur de miracles.
Allumez en mettant la Tsédaka

Aujourd’hui nous comptons le 29 ùme jour du Omer
Chers Amis, la semaine passĂ©e (jeudi 23 avril dernier) 250 personnes se rĂ©clamant de l’une des 10 tribus perdues sont arrivĂ©es en IsraĂ«l et ont fait leur aliya Ă  Nof Hagalil (GalilĂ©e)
 signes (parmi tant d’autres) de l’arrivĂ©e imminente du Roi Mashiah

Il nous faut encore faire des efforts pour nous perfectionner encore et toujours pour que notre délivrance ait lieu le plus rapidement possible et avec le moins de difficultés si possible


La Parachat Emor nous rappelle une idée essentielle :
👉 la saintetĂ© ne se limite pas aux grands moments, elle se construit dans la rĂ©gularitĂ© et la responsabilitĂ© du quotidien.

Entre les lois des Cohanim et le calendrier des fĂȘtes, le message est clair :
ce sont nos actes constants, nos engagements et notre discipline qui élÚvent notre vie.

La grandeur se construit dans la constance.

LA DIFFICILE TÂCHE D’ÊTRE COHEN. 

Dans la prĂ©cĂ©dente sidra, furent Ă©numĂ©rĂ©s 79 commandements concernant  tout le peuple d’IsraĂ«l. En revanche, dans Emor, on dĂ©comptera lĂ©gĂšrement  moins de mitsvoth. NĂ©anmoins, ces rĂšgles concernent les Cohanim simples ou « hĂ©dioth » et les Cohanim guedolim (les grands prĂȘtres) dans leur vie  quotidienne et aussi, dans l’exercice de leurs fonctions.

Les Cohanim Guedolim sont ceux qui ont pour fonction entre autres de  prĂ©senter les sacrifices, balancer l’encens et bien d’autres devoirs que les  cohanim « hĂ©diote » (1) n’avaient pas Ă  faire. La diffĂ©rence entre les uns et les  autres ne se cantonnait pas aux seules fonctions ou vĂȘtements mais aussi  aux consignes de puretĂ© qui, si elles n’étaient pas observĂ©es rigoureusement, empĂȘchaient la SaintetĂ© de rĂ©sider chez le Cohen.

En effet, pour pouvoir pĂ©nĂ©trer dans le Saint des Saints le moment venu, le  Cohen Gadol doit ĂȘtre d’une saintetĂ© exceptionnelle. C’est la raison pour  laquelle le Cohen ne peut Ă©pouser la femme de son choix. En gĂ©nĂ©ral on sait  qu’un Cohen ne peut Ă©pouser qu’une fille vierge (2). Cependant nous allons  dresser ici une petite liste des femmes avec lesquelles il ne peut se marier :  ainsi, il ne pourra, en aucun cas, convoler avec une divorcĂ©e, ni avec une  veuve (3), il ne pourra Ă©pouser non plus une convertie, ou une femme dont les  deux parents sont convertis, une femme issue d’un mariage entre un Cohen  et une femme interdite au Cohen.

Dans un dossier prĂ©cĂ©dent la question des unions permises ou interdites  aux cohanim a Ă©tĂ© traitĂ©e avec les consĂ©quences qui s’y rattachent. (4)

Il existe un autre Ă©vĂšnement de la vie qui peut entraĂźner une impuretĂ© comme  le deuil (que D nous en prĂ©serve) oĂč le Cohen hĂ©diote pourra contracter l’impuretĂ© de la prĂ©sence/contact du mort dans 7 cas qui sont : les deux  parents, les frĂšres et sƓurs, l’épouse et, les fils et filles. Ces rĂšgles sont  inflexibles car ĂȘtre cohen est une fonction qui Ă©choit dĂšs la naissance et ce  n’est pas un libre choix.

Cette pĂ©ricope s’intitule EMOR du verbe LEMOR (dire). On pourrait se poser la question de savoir pourquoi HaShem ne s’adresse pas Ă  MoĂŻse avec le  verbe LEDABER comme d’ordinaire ? La rĂ©ponse est que Le verbe LEMOR confĂšre une notion de mansuĂ©tude car HaShem Ă©dicte les consignes affĂ©rentes  aux prĂȘtres qui seront en contact quotidien avec HaShem et ce sont eux qui  adresseront les priĂšres pour le peuple tout entier. Ainsi, HaShem aime Son  peuple et IL aime ceux qui exerceront le culte divin journellement.

Vers la fin de la parashat Emor, le sujet des pains sera abordé  : ces pains offerts chaque semaine et changĂ©s chaque semaine avaient une  particularitĂ© : ils demeuraient, miraculeusement chauds et « frais » comme  s’ils venaient d’ĂȘtre cuits. Pourquoi, en ce cas lors de la traversĂ©e du dĂ©sert , HaShem faisait-IL tomber la manne chaque jour puisque D opĂ©ra d’innombrables autres miracles et que le pain aurait pu rester « frais » ?

Rabbi ShimĂŽn Bar Yohay, auteur du Zohar, commente en expliquant ceci :  si HaShem a rĂ©pĂ©tĂ© 40 annĂ©es durant le miracle de la manne chaque matin  et distribuait deux portions le vendredi pour le Shabbat, c’est parce qu’IL  aime et apprĂ©cie les priĂšres que Lui adressent Ses enfants quotidiennement.

La pĂ©ricope se termine avec l’affaire du blasphĂ©mateur. Rappelons de quoi  il s’agit rĂ©ellement : la Torah parle d’un homme « égyptien » dont on nous  donne tout de mĂȘme le nom de la mĂšre : il s’agit d’une femme issue de la  tribu de Dan du nom de Shelomith fille de Dibri. À la question qui s’impose  Ă  nous de savoir pourquoi la Torah souligne-t-elle que cet homme Ă©tait Ă©gyptien, le Yalkout RĂ©ouvĂ©ni rĂ©pond en nous ramenant dans le rĂ©cit du livre  de ShĂ©moth lorsque MoĂŻse a tuĂ© un homme Ă©gyptien. Le midrash nous a  expliquĂ© qu’aprĂšs avoir tuĂ© cet Égyptien qui frappait l’HĂ©breu, MoĂŻse a  « regardĂ© de ci-delà », c’est-Ă -dire que le prophĂšte a inspectĂ© la gĂ©nĂ©alogie de  cet homme pour savoir si parmi ses ascendants ou ses descendants pourrait  figurer un ĂȘtre d’exception. N’en trouvant aucun, il a tuĂ© cet homme qui  mettait en danger la vie de l’HĂ©breu. C’est alors que MoĂŻse prononça un  « nom » qui tua cet Égyptien. De lĂ  nous apprenons encore que Hevel (Abel)  fut rĂ©incarnĂ© en deux personnages : Hevel fut rĂ©incarnĂ© en Seth (fils de NoĂ©)  et en MoĂŻse (5). Hevel Ă©tait berger et MoĂŻse le fut aussi tout comme Jacob avant  lui et David aprĂšs eux.

HaShem Ă©prouve ceux Ă  qui IL veut confier des rĂŽles importants et, selon la  façon dont ils se conduisent, ce rĂŽle est confirmĂ© ou lui est enlevĂ©. De mĂȘme,  un homme de par ses actes fait un Kidoush HaShem ou un Hiloul HaShem.  Et de par sa conduite et par les paroles qu’il profĂšre il peut s’élever ou  annuler sa qualitĂ© d’homme pour ĂȘtre rabaissĂ© au niveau d’un animal  dĂ©pourvu d’intelligence ; en blasphĂ©mant, l’homme efface l’étincelle divine  qui rĂ©side dans chaque ĂȘtre humain.

Le passage concernant le blasphĂ©mateur est situĂ© tout de suite aprĂšs le  passage concernant la confection des pains de proposition car cet homme  issu d’une union entre l’homme Ă©gyptien (6) et Shelomith, fille de Dibri avait  plaisantĂ© sur le fait que les pains n’étaient remplacĂ©s que toutes les  semaines. Il avait de plus agi par orgueil alors qu’il ne comprenait pas  l’essence de la Loi et au lieu de l’admettre, il avait pris le parti de railler. Par  cette attitude, grossiĂšre, il dĂ©montra que du sang non-juif coulait dans ses  veines, car quiconque fut le tĂ©moin des miracles et prodiges divins, aucun  Juif n’aurait pu profĂ©rer des propos irrĂ©vĂ©rencieux sur le CrĂ©ateur et le  MaĂźtre incontestĂ© de l’univers tout entier !

Dans les parashot précédentes, de nombreuses mitsvoth ont été enseignées  et dans celle de cette semaine, ce ne sont pas moins de 63 autres  commandements qui seront édictés bien que pour la plupart les Cohanim  soient concernés notamment sur les lois de mariages, les rÚgles de deuil,  mais aussi qui à le droit de partager ce qui revient au Cohen.

Depuis que les BenĂ© IsraĂ«l sont sortis d’Égypte, chaque jour, HaShem  dĂ©pose Ă  leur porte une quantitĂ© suffisante de nourriture cĂ©leste : la manne.  Les Sages expliquent que cette sorte de rosĂ©e n’est en rĂ©alitĂ© qu’une  nourriture courante des Anges du Service divin (Mal’akhĂ© HaShareth). Dans  la littĂ©rature rabbinique, la manne est appelĂ©e Â«Â Ś©Ś”ŚȘŚ’Ś©Ś ڔکڛڙڠڔ ږڙڕ « ce qui  signifie qu’HaShem inonde Son peuple et le bĂ©nit en lui envoyant des Ă©clats  de saintetĂ© (en quantitĂ© que l’homme pourra supporter) pour lui permettre  de percevoir la Shekhina lors de la promulgation de la Torah.

Au sujet des fĂȘtes, la Torah nous prĂ©cise que la saintetĂ© des fĂȘtes n’est pas  moins importante que celle du Shabbat la chose est simplement perçue de  maniĂšre lĂ©gĂšrement diffĂ©rente du fait que le Shabbat se reprĂ©sente chaque  semaine alors que les fĂȘtes ont lieu chacune une fois l’an
.. La diffĂ©rence  apparaĂźt dans la formulation de la Torah qui s’exprime ainsi :Â Â Ś©Ś©ŚȘ Ś™ŚžŚ™Ś ŚȘŚąŚ©Ś” Ś›Śœ ŚžŚœŚŚ›Ś”)
.( Ś•Ś‘Ś™Ś•Ś Ś”Ś©Ś‘Ś™ŚąŚ™, کڑŚȘ کڑŚȘŚ•ŚŸ ŚœŚ”â€™

Il faut comprendre le verset ainsi : Pendant six jours tout votre travail sera  fait et le septiÚme jour sera un jour de repos par excellence pour D.

Que faut-il comprendre par shabbat shabbaton ? Le mot shabbaton est  employĂ© en particulier pour Yom Kippour, c’est-Ă -dire donc que ce jour de repos qui peut ĂȘtre un jour de semaine et pas forcĂ©ment un jour de shabbat  est un jour sacrĂ©, sanctifiĂ©. Quelle est donc la diffĂ©rence ici avec le texte du LĂ©vitique qui enjoint de faire du shabbat habituel un jour de shabbaton ?  C’est que la Torah vient nous apprendre une nuance que nous devons ajouter Ă  notre vie : tous les jours de la vie quotidienne, nous nous devons  de prier, d’étudier la Torah et de sanctifier nos actes de tous les jours en  mĂȘlant nos sentiments et notre rĂ©flexion (comme avec les tefiline de la tĂȘte  et du bras : la tĂȘte Ă©tant symboliquement le siĂšge de notre rĂ©flexion ou de  nos pensĂ©es et le bras symbolisant l’action – et, le boĂźtier des tefiline  regardant le cƓur siĂšge symbolique de notre amour : amour tout court et  amour de Hashem – ) nous devons donc constamment mĂȘler et Ă©lever nos  actions et nos pensĂ©es pour qu’en une symbiose parfaite le sacrĂ© ou la  saintetĂ© jalonne notre vie et nos actes les plus simples. Lorsque nous nous  prĂ©parons, en travaillant pendant six jours Ă  goĂ»ter au repos hebdomadaire,  nous nous prĂ©parons Ă  goĂ»ter aux dĂ©lices du jour de repos que nous offre  le CrĂ©ateur car, le Shabbat est une sorte de vestibule au monde futur l’on a  l’habitude de proclamer que le Shabbat est un soixantiĂšme des dĂ©lices du  monde futur. Le Tanya (7) insiste en disant qu’en fait, le Shabbat reprĂ©sente un  peu de la demeure d’Hashem sur terre. C’est pourquoi, nous devons nous  prĂ©parer au shabbat et bien rĂ©aliser qu’en mĂ©langeant nos forces intĂ©rieures  (spirituelles) et extĂ©rieures ou physiques nous arrivons Ă  rĂ©aliser ce que  l’homme doit accomplir pour sa parnassa (subsistance). Et ainsi jouir dans  ce monde-ci et dans le monde futur. Et nous nous devons de mĂȘler D dans  chacune de nos pensĂ©es et nos actions de façon Ă  jouir du monde matĂ©riel  et du monde spirituel.

La Torah expose dans les dĂ©tails les rĂšgles concernant les mariages des  pontifes qu’il s’agisse du Cohen « hĂ©diote » ou du Cohen gadol. Le Cohen  n’a pas le droit d’épouser une femme autre qu’une vierge, ni une veuve ni  une divorcĂ©e ni une fille aux mƓurs dissolues car le Cohen dans l’exercice  de ses fonctions doit sauvegarder la puretĂ© et la saintetĂ© des lieux, des  objets et des choses. Le verset 7 Ă©nonce :   Â«Â Ś™Ś§Ś—Ś• ڜڐ Ś•Ś—ŚœŚœŚ” ږڕڠڔ ڐڙکڔ  » Une femme prostituĂ©e ou dĂ©shonorĂ©e ils n’épouseront point.

Ainsi sont exclues du mariage aux Cohanim les femmes veuves ou  divorcĂ©es et/ou converties Ă  moins qu’il ne s’agisse d’une fille de convertis.  Cependant une veuve est permise Ă  un cohen « hĂ©diote » alors que seule  une veuve d’un cohen peut ĂȘtre permise Ă  un cohen gadol. La parasha  prĂ©cĂ©dente : Kedoshim montre Ă  quel point il est important de sauvegarder  la puretĂ© et la saintetĂ© des actes faits dans le Temple et, pour HaKadosh  baroukh Hou et pour prĂ©server cette puretĂ© morale et matĂ©rielle, il convient  par consĂ©quent d’édicter des lois ayant trait aux mariages comme cela a dĂ©jà  Ă©tĂ© exposĂ© et a fortiori pour ceux qui sont les gardiens du Temple et du culte.

Si un Cohen veut absolument se marier avec une femme qui est incompatible  Ă  son rang et Ă  ses fonctions, les rabbins avaient dĂ©cidĂ© de dĂ©choir le cohen  de ses fonctions en rappelant, toutefois, ses anciennes fonctions par un  patronyme composĂ© des cinq lettres initiales des cinq mots compris dans  les cinq premiers mots de ce verset : Ś™-ڜ-Ś•-Ś–-ڐ. Selon les contrĂ©es dans  lesquelles ces unions ont Ă©tĂ© consacrĂ©es, les noms adoptĂ©s pour signaler  ces cohanim dĂ©chus de leur pontificat sont variables, cela peut-ĂȘtre : Barkan  (fils de cohen) ou Kessous ou encore Allal ou Hallal, Abitan, Azoulay, etc..

Il n’empĂȘche qu’un Cohen dĂ©chu et Talmid Hakham sera considĂ©rĂ© pour ses  connaissances mais ne pourra servir au Temple.

Pour quelles raisons, la Torah insiste-t-elle sur tous les dĂ©tails concernant  les Cohanim ? En dehors des prĂ©rogatives spĂ©cifiques des Cohanim, il est  de notoriĂ©tĂ© que le prĂȘtre ne travaille pas Ă  l’extĂ©rieur du Temple : il met au  service du Temple ses connaissances et son savoir-faire. En consĂ©quence,  d’oĂč tire-t-il ses moyens de subsistance ? Les Cohanim peuvent consommer  la viande de certains sacrifices et des offrandes qui sont apportĂ©es au  Temple : lui, le Cohen et tous ceux qui lui sont « attachĂ©s » il faut entendre par  lĂ  : tous les membres de sa famille qui vivent avec lui, y compris ses filles  qui seraient Ă©ventuellement veuves ou divorcĂ©es et auraient rĂ©intĂ©grĂ© le  foyer paternel mais pas seulement : si le Cohen a « acheté » un esclave ou si  le prĂȘtre a acquis des bĂȘtes, ils pourront se nourrir Ă  la table (ou Ă  l’étable)  du Cohen MAIS cela sera interdit Ă  quelqu’un qui ne serait pas Cohen, un  simple « IsraĂ«l » ne pourrait pas manger Ă  la table du Pontife. Les questions  fusent : pourquoi un esclave oui (ou mĂȘme un animal) et pas un IsraĂ«l ? La  rĂ©ponse vient du « Sefat Emet » : car l’esclave et/ou l’animal sont la  « propriĂ©té » du Cohen. En revanche, l’homme d’IsraĂ«l est la « propriĂ©tĂ© de  l’Eternel » ainsi qu’il est Ă©crit dans le Cantique de la Mer Rouge : ŚąŚžŚš Ś™ŚąŚ‘Ś•Śš ŚąŚ“  » ڧڠڙŚȘ Ś–Ś• ŚąŚ Ś™ŚąŚ‘Ś•Śš ŚąŚ“ Ś™Ś©ŚšŚŚœÂ Â» , : » jusqu’à ce que Ton peuple, ĂŽ Eternel, ce peuple  que Tu viens d’acquĂ©rir » l’homme qui n’est pas Cohen ne peut donc pas se  nourrir Ă  la table du Cohen car, ce peuple appartient Ă  D mais pas au Cohen  !

Nous avons vu dans les rĂšgles concernant les sacrifices qu’aucune bĂȘte  ayant un dĂ©faut qu’il soit lĂ©ger ou important, ces bĂȘtes ne seront pas offertes  en sacrifice et tout ce qui sera offrande ou sacrifice sera parfait. C’est ainsi  que dans le moindre acte nous devons rechercher ce qui existe de mieux,  de meilleur, de plus beau et de plus pur.

Un cohen souffrant d’une infirmitĂ© ou ayant une profession incompatible  avec son service pontifical sera exemptĂ© de faire son service au Temple bien  qu’il jouisse des mĂȘmes prĂ©rogatives que les autres cohanim concernant la  consommation des offrandes par exemple et des tĂąches subalternes lui  seront confiĂ©es. Les dĂ©fauts corporels sont largement Ă©numĂ©rĂ©s du plus simple comme des sourcils trop fournis au plus complexe comme avoir un  membre estropiĂ© ou encore un teinturier qui aurait des doigts colorĂ©s ou des  pieds disgracieux ces personnes seront dispensĂ©es du travail pontifical car  un dĂ©faut physique pourrait entraĂźner un manque de concentration de la part  des autres cohanim et par consĂ©quent un manque de ferveur ou de kavanoth  (intention) ou d’application.

IL en va de mĂȘme non pas seulement dans ces Ă©tapes de la vie mais mĂȘme  lorsque surviennent des accidents, nous devrons nous conduire de la  maniĂšre la plus adĂ©quate possible : La loi du Talion : Ɠil pour Ɠil, dent pour  dent.

La loi du Talion est souvent reprĂ©sentĂ©e comme une poursuite, ou comme  une vengeance mais au contraire : lorsque la Torah Ă©nonce Ɠil pour Ɠil,  c’est que, celui qui a créé un dommage Ă  son prochain, le tribunal devra  estimer quel est ce dommage causĂ© Ă  quelqu’un qui fonctionnait pleinement  et qui devra faire face dorĂ©navant Ă  un manque Ă  gagner Ă  cause d’un  dommage causĂ©. Ce que la Torah Ă©nonce n’est donc pas d’arracher une dent  Ă  celui qui aura causĂ© la chute d’une dent mais d’évaluer le dommage causé  le cas Ă©chĂ©ant.

LE BLASPHEMATEUR :

Un problĂšme se pose vers la fin de la pĂ©ricope : il va s’agir des « pains de proposition » qui doivent ĂȘtre disposĂ©s sur la table de proposition et ne seront  renouvelĂ©s que neuf jours plus tard. Le commentaire s’étonne : le Roi ne  consommera-t-Il pas du pain frais ? C’est alors que survint un cas : un  homme sort d’entre les autres

. Le texte nous prĂ©cise que sa mĂšre est  juive mais pas son pĂšre, qui est Ă©gyptien et cela pose un trĂšs gros problĂšme  : car lorsqu’une fille se marie elle abandonne sa famille et la tribu dont elle  est issue et y abandonne ses droits d’hĂ©ritage. En consĂ©quence, les droits  d’hĂ©ritage sont patrilinĂ©aires et, cet homme, fils de Shlomit, fille de Dibri de  la famille de Dan n’a aucun droit sur les territoires de Dan ni dans le camp  de Dan.

Dans le livre des Nombres, nous assisterons Ă  « l’affaire » des filles de  Tselofhad qui n’eut que des filles et qui ont su prĂ©senter leur argumentation  et ont eu gain de cause et ont eu leur hĂ©ritage en terres appartenant Ă  leur  pĂšre mais ici, cet homme n’a pas su prĂ©senter les choses et, de force, il s’est  installĂ© dans le camp de Dan auquel intrinsĂšquement parlant Shlomit sa  mĂšre n’avait plus droit. S’il y avait mis la forme il est fort possible que le  tribunal ait statuĂ© en sa faveur et il n’eĂ»t pas Ă©tĂ© chassĂ©. En consĂ©quence, il  a Ă©tĂ© exclus du camp mais il s’est automatiquement senti exclus et en tant  que tel il s’est permis de railler. Autre explication de R’ LĂ©vy selon Vayikra  Rabba, « il est sorti » signifie qu’il est sorti de son monde en tirant un parallĂšle avec le verset ayant trait Ă  Goliath (Samuel I – chap. XVII, 4) et,  d’aprĂšs le Sifra : Cet homme serait sorti du tribunal de MoĂŻse.

Le commentaire de R’ LĂ©vy est intĂ©ressant : Il part du principe que l’homme  est un microcosme et le fait d’ĂȘtre sorti cela revient Ă  dire qu’il est sorti de  son microcosme, de son monde Ă  lui et, pour R’ LĂ©vy, puisqu’il n’est Juif  que de mĂšre, il n’a peut-ĂȘtre pas compris les mitsvoth de la Torah ni  concernant les pains de proposition ni concernant les lois de l’hĂ©ritage et,  ne sachant pas ĂȘtre son propre avocat, il s’est enflammĂ© et a blasphĂ©mĂ©. En  tant que colĂ©reux, il est « sorti » de sa condition d’homme et s’est rendu  abject comme un animal sauvage qui n’a ni foi ni loi.

Caroline ElishĂ©va REBOUH,  Ś“Â Â»Śš Ś§ŚšŚ•ŚœŚ™ŚŸ ŚŚœŚ™Ś©Ś‘Śą ŚšŚ‘Ś•Ś” Ś‘ŚŸ ڐڑڕ

(1) HĂ©diote signifie simple. La diffĂ©rence se faisait aisĂ©ment ne serait-ce qu’au niveau des vĂȘtements qu’ils  portaient. 

(2) Aujourd’hui certains permettent d’épouser une fille non vierge si cela s’est produit alors qu’il y avait une promesse de mariage et que le mariage n’a pas Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©. 

(3) Le mariage avec une veuve serait tolĂ©rĂ© pour un Cohen Gadol. S’il s’agit de la veuve d’un Cohen.

(4) Voir l’article sur les MamzĂ©rim.

(5) MoshĂ© s’écrit : ŚžŚ©Ś”: le mem est l’initiale de MoĂŻse, le shine est l’initiale de Seth et le hĂ© est l’initiale de Hevel (Abel). De mĂȘme que par la faute commise contre son frĂšre, CaĂŻn Ś§Ś™ŚŸ en hĂ©breu est un nom qui  montre que CaĂŻn fut rĂ©incarnĂ© en Ythro, Korah et l’Égyptien blasphĂ©mateur.

(6) Allusion Ă  l’homme Ă©gyptien tuĂ© par MoĂŻse en nous faisant comprendre qu’il Ă©tait un descendant de cet Égyptien-lĂ .

(7) Le Tanya ou Likoutey amarim (ou le recueil de Paroles) est l’Ɠuvre principale de R’ ShnĂ©our Zalman de  Liady qui a fondĂ© au XVIIIe siĂšcle en Ukraine le mouvement hassidique de Habad Lubavitch

Dr Caroline Elisheva Rebouh PhD.
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