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Toute l’équipe d’AshdodCafé vous souhaite «Shabbat Shalom» – date, horaires, paracha

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Nitsavim-Vayelekh : à Ashdod, un dernier Chabbat de 5786 entre prière, espérance et unité
Vendredi 22 Eloul 5786 – septembre 4, 2026 Parachat Nitsavim-Vayélekh

Horaires de Chabbat en Israël

Ville Entrée de Chabbat Sortie de Chabbat*
Jérusalem 18h19 19h36
Tel-Aviv 18h41 19h37
Ashdod 18h41 19h37
Haïfa 18h31 19h37
Beer-Sheva 18h40 19h36
Eilat 18h39 19h34

Ce vendredi soir, lorsque les bougies de Chabbat s’allumeront dans les foyers d’Ashdod, de Youd Alef à la City, de la Marina aux quartiers plus anciens de notre ville, ce Chabbat aura une saveur toute particulière : ce sera le dernier Chabbat de l’année 5786.

Dans nos synagogues, les prières prendront également une résonance différente. Dès dimanche, les communautés ashkénazes rejoindront à leur tour celles qui récitent déjà les Seli’hot, entrant ainsi dans les derniers jours de préparation spirituelle avant Roch Hachana.

Nous lirons Nitsavim-Vayelekh. Les premiers mots de Nitsavim – « Vous vous tenez tous aujourd’hui devant Hachem, votre Dieu » – semblent avoir été écrits pour ces moments où notre peuple ressent plus que jamais la nécessité de rester debout et uni.

À Ashdod, ville de rassemblement et d’alyah où se côtoient tant de communautés et de traditions, ces mots prennent un sens particulier.

Car cette fin d’année 5786 reste marquée par les inquiétudes. La situation politique et sécuritaire demeure incertaine et nos soldats continuent de veiller sur Israël. Ashdod connaît trop bien le bruit des sirènes, les courses vers les espaces protégés et cette inquiétude silencieuse qui accompagne les périodes de tension. Mais notre ville connaît aussi la solidarité, l’entraide et cette formidable capacité à reprendre le cours de la vie sans jamais oublier ceux qui nous protègent.

Alors, au moment d’accueillir ce dernier Chabbat de l’année, notre souhait est simple : que le calme règne dans les maisons d’Ashdod comme dans tous les foyers d’Israël.

Que Hachem étende Sa protection sur notre ville, sur notre pays, sur nos soldats et les forces de sécurité, et qu’Il ramène chacun d’entre eux sain et sauf auprès de sa famille.

Que l’année 5786 emporte avec elle les épreuves et les inquiétudes, et que 5787 apporte enfin à Ashdod et à tout Israël des jours de sécurité, d’unité, de fraternité et de paix.

Puissions-nous bientôt regarder la mer depuis les rivages d’Ashdod avec un cœur plus léger et rendre grâce à l’Éternel pour toutes Ses bontés.

Toute l’équipe d’AshdodCafé vous souhaite Chabbat Chalom Oumévorakh et, à l’approche de Roch Hachana, une Ketiva Ve’Hatima Tova.


PARASHAT NITSAVIM 5786

Cette parasha se trouve juste avant la fête de Rosh Hashana pour rappeler aux créatures que nous sommes, que nous nous tenons debout, devant Le Créateur car, le monde et ce qu’il comporte de créatures va défiler devant D pour être jugé.

Le verbe  יצב signifie se tenir debout. Mais pourquoi pas  עמד ? La prière pendant laquelle nous effectuons 18 génuflexions ne doit-elle pas s’effectuer en station debout ? Ne l’appelle-t-on pas justement pour cela « âmida »  עמידה ? C’est qu’il existe une différence très importante entre עמד   et  יצב le premier signifie se tenir debout tandis que l’autre indique que la station debout est faite par force comme si l’on était ancré au sol.

Lorsque nous prions la âmida, nous « agitons » notre corps d’avant en arrière un peu comme un roseau agité par le vent et dont les racines le maintiennent au sol alors qu’en étant yatsiv : stable, nous nous tenons debout, dignement, sans bouger dans l’attente de la sentence.

Le traité talmudique de Rosh Hashana énonce dès son début deux enseignements le premier est qu’il existe 4 sortes de Rashé Shana (pluriel de rosh hashana) au long du calendrier hébraïque et il y a aussi 4 périodes de « jugement » :  à  Pessah, le sort des récoltes est fixé pour l’année (taille des céréales, qualité, quantité etc…), à Shavouoth le sort des arbres fruitiers est fixé pour l’année, à Souccoth  est fixée la quantité et la périodicité des pluies et de la rosée qui seront attribuées au monde mais, pour Rosh Hashana seront fixées les « destinées » des créatures humaines car chacune d’elle devra défiler devant le Saint béni soit-IL ce jour-là ainsi qu’il est écrit :

בארבעה פרקים העולם נידון:  בפסח, על התבואה.  בעצרת, על פירות האילן.  בראש השנה, כל באי עולם עוברין לפניו כבני מרון, שנאמר « היוצר יחד, ליבם; המבין, אל כל מעשיהם » (תהילים לג,טו).  ובחג, נידונים על המים.

Le monde est jugé à 4 épisodes différents :  à Pessah pour les moissons, à Shavouoth (cette fête se nomme aussi âtsereth ou clôture) pour les fruits de l’arbre, à Rosh Hashana, toutes les créatures du monde passent devant Lui comme des moutons, ainsi qu’il est dit « Il a formé leurs cœurs à tous et examine leurs actes » (Psaumes XXXIII, 15) et, pour Souccoth (qui est appelé seulement Hag) le monde est jugé pour l’eau.

La mishna spécifie bien que tout ce qui existe dans le monde d’animal ou de végétal possède une période dans l’année où va être émis un jugement à son égard.

Pour ce qui concerne l’homme en particulier, lui, le roseau pensant, lui qui est capable de comprendre et de faire la différence entre le bien et le mal il existe une période, à la fin de l’été où il doit examiner ses actes.

Un arbre qui sera jugé n’est pas doté de faculté de compréhension, il ne peut se mouvoir il est ancré dans le sol et n’a pas de choix à faire, à aucun moment, il subit le rôle qui lui a été imposé et ne possède pas de libre arbitre alors que l’homme  a le choix parce qu’il comprend : הוא מבין. מבין en guematriya équivaut à 102 tout comme יצב et en tant qu’être responsable, il doit rendre des comptes pour que son âme se sente purifiée et, justement : donner ou rendre des comptes équivaut en guematriya à nefesh âme : דין + חשבון = 430 tout comme נפש.

En comprenant, l’homme se distingue et s’élève au-dessus des animaux par la pensée מחשבה   mahshava, et, la pensée est différente de la mémoire et du souvenir en ceci : la pensée n’est pas dynamique, et elle est même statique. On subit une pensée qui assaille le cerveau alors que le souvenir : זיכרון, est quelque chose de dynamique : pour se rappeler ou se souvenir il faut vouloir faire remonter la chose ou l’évènement à fleur de la connaissance. Pour se souvenir on donne une impulsion et pas pour la pensée.

Le Créateur, en insufflant à l’homme le souffle de vie lui a aussi transmis la connaissance et la possibilité de « penser » חשב  c’est toute la différence entre l’homme et la bête : l’homme pense donc il est (cogito ergo sum) a dit Descartes et c’est exactement ce que l’on constate ici חשב = 310 et le mot homme איש = 311 car sans le alef de la connaissance l’homme n’en est pas un. Il existe tout simplement : יש : il est là.  Cette connaissance est celle que D lui a transmise.

Et, c’est pour rester dans cette dynamique du souvenir, que chaque matin pendant la période des selihoth, il va se lever tôt pour exprimer sa volonté de retrouver son identité et de la clamer auprès du Créateur en ne renonçant pas et en voulant aller de l’avant et en se  perfectionnant.

C’est en faisant agir sa réflexion que l’homme s’élève au-dessus de l’animal et du végétal et plus encore que la réflexion, c’est grâce à sa mémoire que l’homme va pouvoir se rapprocher des sphères supérieures et c’est encore grâce à cette mémoire qu’il va « aider » à la réalisation des promesses divines. En effet un mot se répète souvent dans la Torah et dans notre rituel : le mot זכור ou זכר se trouvent tout au long des cinq livres du Pentateuque et il s’agit souvent d’un acte historique dont l’homme doit se souvenir : ainsi nous lirons que ceci est « en souvenir » de la Création « זכר למעשה בראשית » ou, en souvenir de notre sortie d’Egypte :  « זכר ליציאת מצרים » et,   tous les éléments de l’histoire du peuple juif se rattachent à ces bornes historiques qui sans elles ne peuvent permettre à l’homme d’évoluer et d’assumer son destin.

Rosh Hashana est donc le jour du jugement où l’homme  est jugé sur ses actes mais aussi sur sa volonté de leur donner une  direction spirituelle et ce, grâce à cette volonté de se rappeler et de se rattacher : le matin, en s’éveillant, avant même de se lever tout-à-fait il doit se rappeler qu’il doit tout au Créateur : c’est en affirmant sa foi dès son réveil qu’il provoquera une réaction en sa faveur de la part du Créateur de l’Univers. On pourrait qualifier ceci de « donnant-donnant » avec des proportions totalement différentes : donne-moi un peu de ta confiance et, Je t’inonderai d’amour en souvenir de l’alliance que J’ai faite avec Abraham Isaac et Jacob.  

Cette alliance, D l’a conclue avec chacun des patriarches individuellement mais pas en tant qu’individus mais en tant que entité : LE peuple qui doit descendre de ces patriarches en tant qu’ensemble et en même temps chacun séparément c’est-à-dire, que tout se passe comme si chaque être, facette du macrocosme appelé « peuple d’Israël » chacun va porter sa responsabilité vis-à-vis de lui-même mais aussi vis-à-vis de chacun des membres du peuple et de l’ensemble du peuple.

Le Rav Soloveitchik a très bien développé cette théorie dans son livre « sur la teshouva » dans lequel on peut aisément comprendre à quel point chacun doit s’impliquer et tenir son rôle et comment les actes des uns s’imbriquent comme les pièces d’un puzzle de manière à former une image complète.

Dans nos porte cartes se côtoient des cartes de crédit et des cartes de club. Chaque année, on nous demande de cotiser, d’adhérer, de s’identifier avec, de prendre part pour…….. et, en contrepartie, les membres en retirent des avantages. Souvent, on nous prévient : souscrire ou renouveler son adhésion jusqu’à telle date nous procurera l’avantage de bénéficier d’une réduction….

Nous sommes à quelques jours de Rosh Hashana et depuis le début du mois d’Eloul et jusqu’à la fin de Yom Kippour le Juif a la possibilité de faire teshouva, de se repentir, pendant 40 jours : 30 jours du mois d’Eloul et 10 jours « redoutables » de Rosh Hashana à Kippour.

De même qu’en adhérant à un club, nous prenons sur nous de nous conduire d’après les règlements du club, de même, en étant Juif, notre libre-arbitre doit nous guider vers un choix judicieux qui est de choisir la vie, l’obéissance au Créateur et à l’observance des Mitsvoth de la Torah.

Pendant ces 40 jours, nous entendons la sonnerie puissante du shofar et nous récitons des textes nous aidant à exprimer tous nos regrets de ne pas nous être conduits exactement (ou même approximativement) comme l’a demandé le Maître de l’Univers à toutes Ses créatures mais en particulier à Son peuple et, en souhaitant que nos suppliques soient exaucées et que nous sera accordée une année supplémentaire en cadeau.

HaShem nous inonde de cadeaux en tous genres. En sommes-nous réellement dignes ? Le texte de la Torah détaille « qu’aujourd’hui » nous sommes là debout devant D.  Le mot « natsiv » signifie au sens propre « représentant ou gouverneur » mais, dans un autre sens le mot natsiv signifie colonne conférant une image de solidité, de stabilité comme le mot dérivé yatsiv, stable. La Torah précise que tout le peuple convoqué par Moïse le jour de sa mort se tient debout devant l’Eternel. Chacun quel qu’il soit : représentant ou chef de tribu, homme ou femme, jeune ou plus âgé, quelle que soit la profession, du fendeur de bois (bûcheron) au puiseur d’eau, qu’il appartienne au peuple ou qu’il en soit étranger, tous se tiennent debout devant le Maître du Monde.

Chaque personne prie avec ferveur, regrettant ses errements et ses erreurs de jugement, de fonctionnement envers le Créateur, tout comme envers le prochain. Chacun a un projet de quelque ordre qu’il soit et   souhaite le mener à bien, et ajouter à son actif encore un peu de tsedaka, encore une bonne action. Aider encore et encore. Cela ressemblerait presque à un architecte qui établit un plan pour construire une maison et, il ajoute ici une terrasse et là une salle….ou à un banquier qui tente de pouvoir ajouter un ou plusieurs autres zéros  (millions) à son actif bancaire dans le but d’améliorer le sort de sa communauté.

Les 40 jours de teshouva (repentir) servent à permettre à l’être humain d’analyser et de passer en revue tout ce qui s’est passé dans l’année précédente et essayer de s’améliorer.

Depuis le premier jour des « selihoth » (du mot seliha = pardon) et jusqu’à la néîla de kippour (ultime prière et supplique de Kippour), l’homme doit avoir pour ambition de se parfaire. Ces 40 jours sont un délai pendant lesquels il est souhaitable de faire un effort pour nous-mêmes. Comme on le dit familièrement : maintenant c’est l’heure ! Après l’heure, ce n’est plus l’heure.

Pourquoi justement la fête de Kippour se termine-t-elle par la Néîla ? Que signifie ce mot ? Le mot « néîla » signifie clôture. C’est un terme beaucoup plus fort que le mot « fermeture ». En hébreu, le mot cadenas ou verrou se traduit par le mot « man’ôul ». C’est un mot très fort qui laisse comprendre que rien ne peut intervenir pour briser le jugement rendu !  Rien ? D a prévu tout de même un recours pour ceux qui se réveillent après : le dernier recours a lieu pour Hoshâna Raba (le dernier jour de Souccoth) durant cette veillée, on étudie, toute la nuit et on récite encore quelques selihoth et on sonne encore du shofar pour ébranler notre mauvais penchant.

Car, malgré tous les verrous qui peuvent exister, HaShem a prévu 3 « portes de sortie » qui ont un pouvoir supérieur et peuvent briser TOUS les verrous, TOUS les jugements et ce sont :

  • LA PRIERE
  • LES LARMES
  • LA TESHOUVA (le repentir).

Si, dans les prières que nous récitons tous ensemble, le texte est à la première personne du pluriel et pas à la première personne du singulier, c’est parce que nous sommes tous responsables les uns des autres et que TOUS ENSEMBLE nous formons UN SEUL PEUPLE, le peuple de D !

En pleurant, nous demandons pardon pour nos fautes faites au vu et su de tous comme pour celles dont nous sommes fautifs et dont personne n’est témoin.

Caroline Elishéva REBOUH.

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