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Yom Kippour : comment bien préparer son jeûne et surtout bien le terminer ?

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À l’approche de Yom Kippour, une question revient chaque année : comment préparer son organisme pour traverser le jeûne dans les meilleures conditions et éviter autant que possible maux de tête, vertiges et déshydratation ?

Selon Inbal Katz Friedlander, diététicienne régionale de Clalit, la préparation ne commence pas seulement avec le dernier repas : idéalement, elle débute 48 heures avant le jeûne.

Les 48 heures précédentes

Il est conseillé de réduire progressivement la consommation de café, thé fort et boissons gazeuses, afin de limiter notamment les maux de tête liés au manque de caféine.

L’hydratation doit également être progressive : mieux vaut boire régulièrement de l’eau pendant les jours précédents plutôt que d’en absorber une grande quantité juste avant le début du jeûne.

Les boissons très sucrées sont à éviter car elles peuvent favoriser les variations de glycémie et accentuer ensuite la sensation de soif et de faim.

La veille du jeûne, il est préférable de prendre de petits repas toutes les deux ou trois heures, afin de ne pas arriver affamé au dernier repas.

Que manger avant le jeûne ?

Attention aux aliments très salés, épicés ou fortement assaisonnés : fruits secs salés, snacks, fromages très salés, sauces au soja, poissons salés ou produits industriels riches en sodium risquent d’accentuer la soif.

Pour la Seouda Mafseket, le dernier repas avant le jeûne, inutile de manger en excès. Une assiette normale et équilibrée sera plus facile à digérer.

Privilégiez des glucides complexes comme le riz complet, le quinoa, la patate douce ou le pain de seigle, associés à des protéines – poulet, poisson, lentilles, tofu – et à de bonnes matières grasses comme l’huile d’olive, l’avocat ou la tehina.

Et après le jeûne ?

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à se précipiter sur un repas copieux dès la fin du jeûne.

Après environ 25 heures sans manger, mieux vaut laisser au système digestif le temps de reprendre progressivement son activité.

Commencez par un verre d’eau tiède ou une tisane, accompagné d’une petite tranche de gâteau simple, d’un morceau de pain ou d’un cracker avec un peu de confiture, ou encore de deux dattes.

Attendez ensuite environ une heure avant de prendre un véritable repas.

Celui-ci doit rester léger : par exemple une soupe de légumes avec du poulet, une tranche de pain avec de la tehina, ou un œuf accompagné d’une petite salade.

Les fritures, plats très épicés et repas particulièrement copieux sont à éviter. Continuez également à boire progressivement de l’eau tout au long de la soirée.

⚠️ Le jeûne n’est pas recommandé à tout le monde

Certaines personnes peuvent être exposées à un risque médical en jeûnant, notamment celles souffrant de maladies chroniques ou de diabète, ainsi que certaines femmes enceintes ou allaitantes.

Dans ces situations, il est essentiel de demander conseil à son médecin avant le début du jeûne et de suivre ses recommandations.


💊 Peut-on prendre quelque chose avant Yom Kippour pour mieux supporter le jeûne ?

Sur le plan halakhique, il n’est pas demandé de rendre volontairement le jeûne plus difficile. La veille de Yom Kippour, il est au contraire recommandé de bien se préparer et de prendre des forces afin de pouvoir jeûner dans de bonnes conditions.

Selon le Rav Ovadia Yossef z.ts.l, une personne qui supporte difficilement le jeûne, notamment en raison de forts maux de tête ou d’une grande faiblesse, peut donc prendre avant l’entrée de Yom Kippour un complément ou un produit destiné à faciliter le jeûne. Il n’y a pas d’obligation de ressentir davantage la faim, la soif ou la faiblesse pour accomplir correctement la mitsva.

En revanche, l’utilisation pendant Yom Kippour d’un médicament ou d’un suppositoire uniquement dans le but d’atténuer la sensation de faim est considérée différemment sur le plan halakhique et n’est généralement pas recommandée, sauf nécessité particulière.

⚠️ Important : une personne souffrant d’une maladie chronique, prenant un traitement régulier, enceinte, ou présentant un risque de malaise ne doit pas modifier ou interrompre ses médicaments pour pouvoir jeûner sans avis médical, et pourra également demander conseil à son rav sur la conduite à tenir.

L’objectif est de jeûner conformément à la halakha, mais certainement pas de mettre sa santé en danger.

Gmar Hatima Tova et que le jeûne soit facile et sans danger pour tous.

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