la baie d'alger vue depuis la casbah

Au temps  des  Phéniciens, des échanges commerciaux  avaient alors lieu entre ce qui est Israël aujourd’hui et les peuples avoisinants.  Dès cette époque, des Juifs ayant hâte de faire progresser leur commerce – comme toujours – se faufilèrent et, au gré de ces transactions, de petites communautés s’installèrent en Cyrénaïque et sur le littoral algérien comme à Bône (Annaba), Djidjelli (Jijel),  Sétif et autres villes importantes. Ces communautés juives commencèrent à fonctionner et à s’organiser en tant que telles dès le IIème siècle avant l’ère commune.

Ces communautés se renforcèrent et d’autres se créèrent au lendemain de la destruction du IIème Temple de Jérusalem.  A cette époque,   l’Islam n’existait pas encore. En revanche, le peuple Kabyle vivait déjà en Algérie. Certains avaient été l’objet de « mélanges » avec les troupes romaines disposées tout au long du bassin méditerranéen, satisfaisant ainsi l’orgueil des empereurs romains heureux de déployer leurs forces militaires dans tous ces pays.

Plus tard, les troupes des almohades et des omeyyades envahirent tout le bassin méditerranéen et diffusèrent l’islam parmi les peuples Berbères et Kabyles mais une partie de ces peuples s’y refusa et ils continuèrent à pratiquer les cultes auxquels ils s’étaient attachés.

Par la suite,  en 1492, les communautés juives espagnoles puis portugaises inquiétées et menacées par l’Inquisition, s’éparpillèrent fuyant la Castille, l’Andalousie et autres régions espagnoles qui avaient joui de la présence juive. Les fuyards  s’installèrent  et investirent  de nouvelles villes, sur leur chemin, au Maroc, en Algérie notamment. Certains furent convertis de force à l’Islam tout en perpétuant le souvenir de leur judaïsme en cachette comme le firent les Marranes.

La notoriété et la puissance de la France au XVIIIème siècle, à cause de la politique du Roi Soleil (Louis XIV) et du Bien-Aimé (Louis XV) qui tendait à accorder la nationalité française à qui en formulait la demande ont encouragé certaines familles juives d’Algérie à demander à être naturalisés français ce qui,  intervint de toute façon, une centaine d’années plus tard.

Après que l’Indépendance d’Algérie fût proclamée,  les Juifs  prirent la fuite comme les autres citoyens français et d’autres prirent le parti de rester pour « voir venir les choses ».

Petit à petit des Juifs se réfugièrent en France, en Israël, au Canada ou aux Etats Unis, ou encore aux Antilles dont ils furent chassés au XVIIIème siècle par ces mêmes rois qui accueillirent les Juifs d’Alsace et refoulèrent des Juifs d’autres régions.

Mais, tout-à-coup, aujourd’hui,  des bruits se frayent un passage : des Juifs vivraient en Algérie de manière secrète ! Qui sont-ils vraiment ?

Il s’agirait de personnes qui ne désiraient pas partir au moment de l’indépendance de l’Algérie et rester entre eux. Pourtant, certains d’entre eux font remonter leur origine aux temps troublés de l’Inquisition. Ils vivent leur judaïsme sans signe extérieur. Ils ne se marient qu’entre eux  très jeunes bien qu’en évitant les mariages consanguins. Ainsi, les jeunes filles ne peuvent être« demandées » par des jeunes-gens musulmans. Les communautés juives existent bel et  bien à travers tout le pays ! Leur façon de vivre ressemble à celle qu’avaient adoptée les marranes en Espagne : discrétion, ne faire confiance à personne. Ils vivent dans une peur constante d’être  « démasqués »  surtout par des islamistes qui sèment la terreur même parmi les populations arabes.

Ils se situent dans le sud du pays : Bou Saada, M’Sila, ou encore dans le Constantinois. Cette localisation conforterait la version qu’ils donnent de leur origine. Pourtant on est en droit de se demander comment ils ont vécu au temps de la présence française ? Et, comment ont-ils pu sauvegarder leur judaïsme et prier parfois en communauté, apprendre l’hébreu….. ????

Pour se protéger des islamistes et des intolérants ou des indiscrets, extérieurement, ils prennent l’apparence de musulmans et les femmes se voilent. Ils sont aussi parfaitement arabophones. Certains envoient leurs enfants à Alger pour y étudier en Université…

Il ressortirait de cette enquête que les services secrets israéliens veillent de « très près » à la sécurité de ces communautés juives algériennes. Il existerait une synagogue connue et « protégée » par les services secrets algériens sur le site d’exploitation du gaz. Cette synagogue aurait été mise à la disposition de techniciens juifs étrangers en poste sur l’exploitation gazière. Des juifs de la région se joignent aux offices, paraît-il, sans être inquiétés.

Ces premières informations ont été révélées dans un souci d’anonymat facile à comprendre.

photo de la synagogue de Bou Saada au centre de la photo Mr Roger Saïd accrédité en 2006 par le ministre algérien des affaires religieuses……
photo de la synagogue de Bou Saada au centre de la photo Mr Roger Saïd accrédité en 2006 par le ministre algérien des affaires religieuses……

© Caroline Elishéva REBOUH pour Ashdodcafe

5 Commentaires

  1. Salam oualikoum.il ya des juifs a alger en 2018 qui controle lalgerie avec les generaux et les deputer et ministres vue le niveaux de coruption et la failite

  2. Azul, schalom

    le mot Israël veut dire en kabyle  » il connaît Dieu  » Isra = il a vu ou il a connu ël= Dieu en hébreu qui découle de ëlo Dieu en tamazigt, contrairement à ce que racontent les arabes le mot kabyle (qabā’il) veut dire « ceux qui ont accepté » sûrement après l’acceptation du judaïsme à leur époque, autre exemple, kachir (pour saucisson mangeable) qui découle de kasher en hébreu ect .. Je peux citer des dizaines de mots kabyles qui ont la même signification qu’en hébreu….il y à aussi l’histoire de la reine juive dihya (Kahina), bref !, Ibn Khaldoun, constitue la source principale de connaissance de l’origine des Berbères , après avoir décrit une population diverse, composée de nomades éleveurs de moutons et de bœufs, parfois de chameaux, Après avoir rapporté toutes les légendes qui circulent à leur propos, il tranche ainsi : « Maintenant le fait réel, fait qui nous dispense de toute hypothèse, est ceci : les Berbères sont les enfants de Canaan fils de Cham, fils de Noé…ils reçurent leur judaïsme de leurs puissants voisins, les Israélites de Syrie, Leur aïeul se nommait Mazigh, leurs frères étaient les Gergéséens (Agrikech) , les Philistins, enfants de Casluhim, fils de Misraim, fils de Cham, leur était apparentés. On ne doit admettre aucune autre opinion que la nôtre , elle est la seule qui soit vraie et de laquelle on ne peut s’écarter »

  3. Il n’existe aucun juif en Algerie ne croyez pas ce que l’on vous dit et écris cela est faux .C’est un pays ferme et interdit aux juifs même touristes

    • Bonjour;
      des juifs en Algérie ??? Ils existent belle est bien; les BEN AYECH et d’autres familles sont connus.

      Mais le vrai problème qui est à poser : qu’est ce qu’il a engendré la séparation entre algériens autochtones (berbères, turcs ou arabes) et les juifs ??? ces derniers qui ont vécu des centaines d’années avant l’islam avec les berbères comme l’article le mentionne et après l’exode de l’Espagne où ils étaient protégés par les musulman du grand Maghreb comme ils ont bien vécu en symbiose avec eux en Andalousie !!!
      La réalité démontre que les juifs du Maroc sont omniprésent dans la vie sociétale alors qu’en Algérie nous évitons de mentionner appellation juifs !!!! pourquoi tout cela ???
      La réponse à cette question se trouve dans l’histoire elle même : alors que les juifs du Maroc ont gardé leur lien avec la terre. Les juifs algériens quand à eux se sont naturalisés français par la voie du décret Crémieux contrairement aux indigènes. La suite c’était des combats pour la libération des terres et en 1962 les français ont été obligés de faire le choix entre l’Algérie indépendante et la France.

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