Shavouot, la mission prophétique d’Israël

Posted on 20 mai 2013 by Administrateur

shavouotShavouot constitue le point culminant de la rencontre intime entre la volonté divine et celle de l’homme.

Comment une telle rencontre avec la Transcendance est-elle imaginable? La divinité ne met-elle donc point l’homme en garde contre une telle initiative?

 «וַיֹּאמֶר לֹא תוּכַל לִרְאֹת אֶת-פָּנָי כִּי לֹא יִרְאַנִי הָאָדָם וָחָי»

«Il ajouta: “Tu ne saurais voir ma face; car nul homme ne peut me voir et vivre» (Ex. 33, 20)

Le maître hassidique Rabbi de Kotzk (1787-1859), interrogé par ses disciples sur le lieu de la Présence divine, répond: «Dieu se trouve partout où nous voulons y voir Sa Présence».  Autrement dit, si l’essence profonde de Dieu reste fondamentalement inaccessible à l’entendement humain, l’homme doit redoubler d’efforts afin de chercher et découvrir la trace de Dieu dans son quotidien (Deut. 30, 20) et être, sans cesse, disposé à écouter attentivement sa propre voix intérieure.

Toutefois, au moins deux conditions préliminaires s’avèrent être nécessaires à l’adhésion divine:

1.  La pureté du cœur (intention pure dénuée de toute pensée immorale, jalousie, colère, vengeance, préjugés à l’encontre d’autrui et d’intérêt strictement personnel-égocentrique):

«מִי-יַעֲלֶה בְהַר-יְהוָה וּמִי-יָקוּם בִּמְקוֹם קָדְשׁוֹ. נְקִי כַפַּיִם וּבַר-לֵבָב: אֲשֶׁר לֹא-נָשָׂא לַשָּׁוְא נַפְשִׁי; וְלֹא נִשְׁבַּע לְמִרְמָה»  (תהילים כ”ד, ג’-ד’).

«Qui s’élèvera sur la montagne du Seigneur? Qui se tiendra dans sa sainte résidence? Celui dont les mains sont sans tache, le cœur pur, qui n’atteste pas ma personne pour la fausseté, et ne prête pas de serment frauduleux» (Ps. 24, 3-4).

2. Le dépouillement intérieur. Il s’agit d’opérer un travail de transformation intérieure. L’homme libéré de son ego (Ani- אֲנִי) transformé en néant (Ayin-אַיִן) laisse, alors, une place à la lumière divine:

«וּמִבְּשָׂרִי אֶחֱזֶה אֱלוֹהַּ» (איוב י”ט, כ”ו).

«Libéré de ma chair, je verrai Dieu!» (Job 19, 26).

Notre travail intérieur de retraite (Tsimtsoum: introspection intérieure, retour sur soi, retenue dans l’expression de nos pulsions négatives et destructrices) consiste, dans un premier temps, à identifier le flux de nos pensées immorales afin de les contrôler, d’en sublimer leur contenu (les effacer totalement semble impossible) et diriger notre conscience vers l’Eternel, la Source de tous les mondes.

L’exemple le plus probant de ce retrait (Tsimtsoum) est celui de Moïse. Une première fois, lors de l’épisode du Buisson Ardent où, fermant ses sens physiques, il devient le prophète par excellence, le réceptacle parfait de la sublime lumière divine; une seconde fois, lors de sa montée au Mont Sinaï vers Dieu pour y recevoir les secondes Tables de l’Alliance (Ex. 34,2; Deut. 10, 10). L’abolition de son ego lui vaut le mérite de voir son nom accolé à la Torah: «Thorat-Moshé» («L’enseignement de Moïse»). En effet, son dévouement, sans faille aucune, en faveur d’Israël qu’il conduit vers Erets Israël (le Pays d’Israël), est illimité. Durant 40 jours et 40 nuits, Moïse se prive de toute consommation, de sommeil et n’entretiendra plus dorénavant de liens charnels avec son épouse Tsipporah. C’est en vertu de son attitude ascétique de retrait et de la preuve d’amour gratuit à l’égard d’Israël qu’il lui revient, au jour de Yom Kippour, de porter, après la faute du veau d’or, les nouvelles Tables de l’Alliance, signe témoignant du  pardon divin (Nb. 14, 10).

Shavouot se caractérise par le rapport direct, l’adhésion (Dévékout-דבקות) qui s’établit  entre Dieu et Israël. Aucun intermédiaire ne s’interpose entre eux. Moïse monte vers Dieu et Dieu «descend» sur le Mont Sinaï apparaissant dans toute Sa Gloire:

«הֵן הֶרְאָנוּ יְהוָה אֱלֹהֵינוּ אֶת כְּבֹדוֹ וְאֶת גָּדְלוֹ וְאֶת קֹלוֹ שָׁמַעְנוּ מִתּוֹךְ הָאֵשׁ; הַיּוֹם הַזֶּה רָאִינוּ כִּי-יְדַבֵּר אֱלֹהִים אֶת הָאָדָם וָחָי« (דברים ה’, כ’).

«Certes, l’Éternel, notre Dieu, nous a révélé sa gloire et sa grandeur, et nous avons entendu Sa voix du milieu de la flamme; nous avons vu aujourd’hui Dieu parler à l’homme et celui-ci vivre!» (Deut 5, 20).

«וְדִבֶּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה פָּנִים אֶל-פָּנִים כַּאֲשֶׁר יְדַבֵּר אִישׁ אֶל-רֵעֵהוּ»  (שמות ל”ג, י”א).

«Or, l’Éternel s’entretenait avec Moïse face à face, comme un homme s’entretient avec son prochain » (Ex. 33, 11).

Le grand philosophe et professeur de théologie au Séminaire théologique juif d’Amérique, Avraham Yeshoua Heschel(1907-1972) écrit: «l’homme n’aurait pas connu Dieu si Dieu ne s’était pas avancé vers l’homme. La relation de Dieu à l’homme précède la relation de l’homme à Dieu. L’expérience mystique est une tendance de l’homme vers Dieu; l’acte prophétique, la tendance de Dieu vers l’homme…La pleine intensité de l’acte prophétique ne tient pas au fait que l’homme entende, mais au «fait» que “Dieu parle”» (Dieu en quête de l’homme, Ed. du Seuil, Paris 1968 p. 212-213).

Shavouot marque donc le temps de l’entente amoureuse entre Dieu et Israël, Son Fils bien-aimé.

Shavouot constitue le point culminant de la rencontre intime entre la volonté divine et celle de l’homme.

Comment une telle rencontre avec la Transcendance est-elle imaginable? La divinité ne met-elle donc point l’homme en garde contre une telle initiative?

HeschelRabbi

  Biographie d’Avraham Yeshoua Heschel racontée par le professeur E. Kaplan

Haïm Ouizemann

Haimo@eteachergroup.com

http://blog-fr.eteacherbiblical.com

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La Nuit mystique de Shavouot: rencontre entre Dieu et Israël

Posted on 14 mai 2013 by Administrateur

portraitIsraël, après avoir compté les quarante-neuf  jours de l’Omer, temps de purification intérieure,  accède enfin au sommet de la Montagne de Dieu  pour y recevoir la Torah.  Le Kabbaliste Israël Rabbi Shlomo Alkabetz [1] introduit la coutume de rester éveillé durant toute la nuit de Shavouot (Pentecôte), moment propice à la méditation de la Parole divine et à son accomplissement.

Quelle est donc la signification mystique de cette nuit?

En 1533, les deux grands kabbalistes Shlomo Halévy Alkabetz et Yossef Karo[2] organisent pour la première fois, à Salonique, leTikkoun «Leil HaShavouot». Marqués par les affres de la diaspora frappant leurs communautés respectives, ils décident de rassembler dans la nuit de Shavouot un minyan (quorum) de dix hommes représentant l’ensemble du peuple d’Israël afin d’étudier des passages du TaNa’KH (corpus biblique), de la Mishnah (Tradition orale) et du Zohar. Le programme d’étude et de méditation (Yioun-עיון) débute sur la Création du monde, se poursuit avec le don de la Tora et s’achève à la fixation du canon biblique au temps du scribe Ezrah et de Néhémie qui, tous deux, agissent pour reconstruire le Temple et le renouvellement de la prophétie. La Création, la Révélation et la Rédemption constituent les trois phases principales du processus eschatologique de  l’histoire d’Israël, processus qui atteindra  son apogée lors du retour des enfants d’Israël en Erets Israël. Rabbi Yossef Karo, au cours de plusieurs révélations mystiques, identifie la Torah à la Shekhina, la Présence divine se dévoilant au genre humain à travers Israël le jour de Shavouot. Saisi par l’Esprit saint, il est intimement convaincu, comme le prophète Moïse, d’avoir été élu par Dieu:

«פֶּה אֶל פֶּה אֲדַבֶּר בּוֹ וּמַרְאֶה וְלֹא בְחִידֹת וּתְמֻנַת יְהוָה, יַבִּיט וּמַדּוּעַ לֹא יְרֵאתֶם לְדַבֵּר בְּעַבְדִּי בְמֹשֶׁה» (במדבר י”ב, ח’).

«Je lui parle face à face, dans une claire apparition et sans énigmes; c’est l’image de Dieu même qu’il contemple» (Nombres 12, 8).

Que se passa t-il lors de cette nuit de Shavouot?

Shlomo Halévy Alkabetz témoigne que tous les membres de la confrérie (‘Haverim-חברים) eurent la visite de la Shekhina (Présence de Dieu ou immanence divine), les enjoignant de monter en Israël sans plus attendre: «Montez rapidement en Erets Israël car Je suis votre soutien et vous vous soutiendrez. La Paix sera sur vous, vos foyers et sur tout ce qui vous appartient». La mission d’Israël consiste à libérer (Guéoulah-גאולה) la Shekhina de l’interminable exil (Galout-גלות) où elle se trouve emprisonnée. En 1536, Rabbi Yossef Karo et Shlomo HaLévy Alkabetz, accompagnés de leurs familles respectives, quittent définitivement Constantinople et accomplissent l’Aliyah en Israël, preuve de leur fidélité portée à la Parole de la Shekhina. Persuadés que leur montée en Israël, après l’expulsion d’Espagne (1492) et du Portugal (1498), annonce l’avènement d’une nouvelle ère prophétique, ils fondent à Safed (Tsfat-צפת) un important centre spirituel et mystique où émerge et s’épanouit la Kabbale sous l’influence de Rabbi Isaac Ashkenazi Louria (Arizal 1534-1572). Au Moyen-âge, Rabbi Yehouda Halévy (1085-1141), dans son œuvre «le Kouzari», explique que la Parole divine n’est pas le lot d’une élite spirituelle mais celle d’un peuple entier. Nous devons renouveler, chaque jour et à chaque instant, sur le modèle de Shavouot, cette rencontre «au sommet» qui eu lieu entre Dieu et l’ensemble du peuple hébreu, homme, femmes et enfants.

«וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה לֵךְ אֶל-הָעָם וְקִדַּשְׁתָּם הַיּוֹם וּמָחָר; וְכִבְּסוּ, שִׂמְלֹתָם.  וְהָיוּ נְכֹנִים, לַיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי: כִּי בַּיּוֹם הַשְּׁלִשִׁי יֵרֵד יְהוָה לְעֵינֵי כָל הָעָם עַל הַר סִינָי»

 «Et l’Éternel dit à Moïse: « Rends-toi près du peuple, enjoins-leur de se tenir purs aujourd’hui et demain et de laver leurs vêtements, afin d’être prêts pour le troisième jour; car, le troisième jour, le Seigneur descendra, à la vue du peuple entier, sur le mont Sinaï» (Ex. 19, 10-11).


Sarah Perets explique le sens de Shavouot.

Haïm Ouizemann

Haimo@eteachergroup.com

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Consommer des Aliments lactés à Chavouôt !

Posted on 10 mai 2013 by Administrateur

chavouot 2013

Il est de coutume de consommer des aliments lactés à Chavouôt, glaces, yaourts….

Certains ont la tradition de manger un plat de pâtes dans du lait, car le mot « farine » en Hébreu  » ‘Hita, » a la valeur numérique (Guématria) de 22, qui fait allusion aux 22 lettres de la Torah.

Certains prennent aussi du miel, en vertu du verset : « du miel et du lait sous ta langue »

Il est permis de consommer de la viande après le fromage, même un fromage dur et vieux. Après avoir mangé, il faudra faire une interruption entre la consommation des aliments lactés et des aliments carnés.

a) nettoyer la bouche en mangeant un bout de pain, ou un fruit.

b) rincer la bouche avec une boisson.

c) On devra vérifier que les mains soient propres.

POURQUOI DU LAIT ???

a) Chavouôt est le jour de réception de la Torah, qui est comparée au lait et au miel (Cantiques des Cantiques 4,11).

b) Les enfants d’Israël étaient comme des nouveau-nés au moment où ils ont reçu la Torah. Or, le lait constitue la base de l’alimentation de l’être humain dès sa petite enfance.

c) Certains font remarquer que la valeur numérique du mot Halav (lait) est égale à 40, allusion aux 40 jours où Moché étudia sur la montagne avant de recevoir les Tables de la Loi.

d) Les enfants d’Israël ne connaissaient pas les lois très complexes de la cacherout avant de recevoir la Torah. Ils mangèrent donc des produits lactés ce jour-là, le temps de Kachériser la viande.

e) Le Mont Sinaï où fut donnée la Torah est appelé dans le Psaume 68 Mont Gavnounim, dans lequel on reconnaît le mot « Guévina » (fromage).

Rav Chlomo Atlan

http://www.lejudaisme.org

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Consoler les endeuillés !

Posted on 09 mai 2013 by Administrateur

endeuillé« Que suis-je censé dire ? »

Consoler un endeuillé est une de ces situations pénibles que nous préfèrerions éviter. Mais c’est un acte de bonté et une grande mitsva, particulièrement au cours de la semaine de chiva, la semaine de deuil qui suit les funérailles d’un proche parent. Et ce n’est pas si difficile en réalité : ce qui est le plus nécessaire, c’est que vous soyez là.

Comment :

Rendez visite aussi souvent que votre compagnie sera appréciée et bénéfiqueRendez visite aussi souvent que votre compagnie sera appréciée et bénéfique. Traditionnellement, il y aura dans une maison en chiva des offices chaque matin et chaque soir lors desquels le Kadiche sera récité par les endeuillés. Comme un minyan [quorum de dix hommes] est requis pour ces offices, votre présence sera certainement appréciée.

Asseyez-vous près des endeuillés. Laissez-les parler en premier. Laissez-les mener la conversation dans la direction qu’ils choisissent. S’ils sentent le besoin de pleurer, pleurez avec eux. Si vous percevez qu’ils veulent arrêter de pleurer, parler du temps qu’il fait. Soyez attentifs aux signes indiquant que vous êtes resté(e) suffisamment longtemps.

Lorsque ce moment est venu, levez-vous et dites : « Puisse D.ieu vous consoler, avec tous les endeuillés de Sion et de Jérusalem. » Puis éclipsez-vous discrètement.

Plus de détails :

  • Prenez en compte la gravité du moment. Évitez les salutations chaleureuses.
  • Nul besoin d’apporter quelque chose. C’est votre présence qui réconforte et console. Si vous souhaitez apporter quelque chose, pensez utile : par exemple un repas cachère pour les endeuillés.
  • Ne disons pas à un endeuillé : « Qu’est-ce que tu peux faire ? Tu ne peux pas changer les choses. » Lorsqu’une vie s’est éteinte, il faut accepter le décret divin avec amour.
  • Traditionnellement, nous ne rendons pas visite aux endeuillés lors du Chabbat de la semaine de chiva.
  • Il arrive que les paroles de consolation ne suffisent pas. Le défunt était-il soutien de famille ? Créez un fonds pour soutenir cette famille.
  • Vous ne pouvez pas vous déplacer ? Téléphonez-leur ou envoyez vos condoléances par courrier ou par email.

http://www.fr.chabad.org

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Ségoula du Chlah Hakadoch

Posted on 09 mai 2013 by Administrateur

Jeudi 9 mai au soir et vendredi 10 mai 2013, soit le 1er Sivan 5773, ce sera Roch Hodech Sivan, une prière magnifique tirée du livre Chné Lou’hote Habrite du Rav Yécha’ya Halévy Horovits Zal (couramment appelé Chlah Hakadoch) qui est enterré à Tibériade, à côté du Rambam il indique que le moment le plus favorable et propice (Chaâte Ratson) pour dire cette prière c’est la veille du mois de Sivan dans lequel nous entrons avant la fête de Chavouôt.

La prière des parents :

Cette prière concerne donc tous les parents dans leur devoir, leurs aspirations et leur souci envers leurs enfants. Pour les enfants et pour toute leur descendance.

Elle consiste à prier pour soi-même et sa descendance afin que D. nous aide à aller dans les voies de la Torah et nous permettre d’éduquer nos enfants dans le droit chemin.
Nous prions également que ceux-ci aient le mérite de fonder un foyer dans la pureté et la sainteté.

TRADUCTION DE LA SEGOULA EN FRANÇAIS :

Tu es notre D. avant d’avoir créé le monde, Tu es notre D. depuis la création du monde. Tout-Puissant Hachem. Tu as créé le monde pour faire reconnaitre Ton existence grâce à Ta sainte Torah, comme le disent nos sages: « Au commencement… [D. a créé le monde] pour la Torah et pour Israël ».

Israël est Ton peuple et le patrimoine que Tu as choisi parmi toutes les nations. [Il est le peuple] que Tu as rapproché de Toi et auquel Tu as donné Ta sainte Torah. Et pour que la Torah soit observée. Tu nous as donné deux commandements : « Croissez et multipliez-vous » et : « Vous enseignerez [les commandements] à vos enfants ». Ces deux Mitsvot ont le même but: Tu n’as pas créé le monde pour qu’il reste vide mais bien pour qu’il soit peuplé. En Ton honneur. Tu as créé, formé et fait l’univers pour que nous, nos descendants et tous les descendants du peuple juif connaissent Ton Nom et étudient Ta Torah.

Aussi, ô Hachem, Rois des rois, je viens présenter ma requête devant Toi! Mes yeux sont tournés vers Toi dans l’espoir que Tu écoutes ma prière avec grâce et que Tu me donnes des fils et des filles. Puissent-ils, eux aussi, croitre et se multiplier jusqu’aux dernières générations afin qu’eux, moi et nous tous, nous nous adonnions à Ta sainte Torah pour étudier, enseigner, observer et accomplir toutes les paroles de Ta Torah avec amour. Fais nous comprendre Ta Torah et attire notre cœur vers Tes commandements pour atteindre l’amour et la crainte de Ton Saint Nom.

Père, notre père qui nous aime ! Donne à nous tous une longue vie emplie de bénédictions. Qui comme Toi, père aimant, se souvient de Ses créatures pour leur accorder la vie avec pitié ? Souviens Toi de nous pour nous accorder la vie éternelle, comme le demanda Abraham : « puisse (mon fils Ichmaël) vivre devant Toi – c’est-à-dire dans la crainte de Toi. Nos sages expliquent : Notre père qui nous aime!

Je prie donc que mes enfants et mes descendants soient dépourvus de tout défaut mais qu’au contraire, ils représentent paix, vérité, bien et droiture aux yeux d’Hachem et des hommes. Puissent-ils être des érudits en Torah instruits en l’Ecriture, la Michna, le Talmud et la Kabbala : qu’ils soient exemplaires dans l’accomplissement des Commandements, dans la bienfaisance et les vertus. Puissent-ils Te servir avec amour et une crainte authentique et non affectée. Accorde à chacun d’eux ses besoins de façon honorable ainsi que la santé, la dignité et la force. Octroie-leur une haute stature, la beauté, la grâce et la faveur. Que l’amour, la bonne entente et la paix règnent parmi eux, Donne-leur de bons époux, nés d’érudits et de justes, et dotés des qualités que j’ai sollicitées pour mes enfants.

Oh Hachem ! Tu connais tous les secrets et mes pensées profondes, et Tu sais que toutes mes requêtes ont pour but de sanctifier Ton Nom grand et saint ainsi que Ta Torah. Exauce-moi donc, Ô Hachem, par le mérite de nos ancêtres Avraham, Yitshak et Ya’acov. Pour que les pousses ressemblent à leurs racines. Aide les enfants en vertu des patriarches et en vertu de Ton serviteur David, quatrième élément du Char divin, qui composa par inspiration divine [le psaume suivant] :

«Cantique [à chanter] sur les marches [du Temple]. Digne de louanges toute personne qui craint Hachem et marche dans Ses voies. Si tu manges de l’œuvre de tes mains, tu seras heureux et ce sera bon pour toi. Ta femme sera comparable à une vigne fertile dans les coins de ta maison, tes fils semblables à des plants d’olivier autour de ta table. Ainsi sera béni l’homme qui craint Hachem, Il te bénira de Sion et tu verras la splendeur de Jérusalem tous les jours de ta vie. Tu verras les enfants de tes enfants, et la paix régnera sur Israël.

De grâce, Oh ! Hachem qui écoute la prière, puisse se réaliser en ma faveur le verset : «Voici Mon alliance avec eux, dit Hachem : Mon esprit qui est sur toi et Mes paroles que J’ai mises dans ta bouche ne quitteront ni ta bouche ni celle de tes enfants ni celle de tes petits-enfants, dit Hachem, à jamais … ».

Que les paroles de ma bouche et les réflexions de mon cœur soient agrées devant Toi Hachem, ma forteresse et la source de ma délivrance.

1 partie priere du chla

2 partie du chlah

 Rav Chlomo Atlan

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Haim Ouizeman

Haim Ouizeman : Jérusalem, un amour éternel !

Posted on 08 mai 2013 by Administrateur

Haim Ouizeman

Haim Ouizeman

Haïm Ouizemann  habite Ashkelon où il y a fait son Alyah en 1989.

Passionné par le TaNa’kh, il dirige, aujourd’hui, le blog d’eTeacher d’hébreu biblique et vous propose chaque semaine de participer à l’aventure spirituelle et historique du peuple d’Israël et de sa terre.

Cette méditation hebdomadaire s’inscrit dans le cadre du programme mondial d’enseignement d’Hébreu biblique proposé par EteacherProgramme accrédité par l’Université hébraïque de Jérusalem et a pour dessein de mieux faire connaître les trésors de la langue hébraïque, le monde juif et Israël (le peuple et la terre .

«לַשָּׁנָה הַבָּאָה בִּירוּשָׁלָיִם הַבְּנוּיָה»

 «L’an prochain à Jérusalem restaurée». Tel fut, depuis près de 2000 ans, le vœu le plus cher exprimé par l’ensemble du peuple juif dispersé parmi les Nations du monde. Toutefois ce rêve de retour à Jérusalem, présente plus de 800 fois dans le Tana’kh (Bible), est aujourd’hui devenu réalité. Louée par le roi David, Jérusalem, la Cité  de Justice, tant convoitée par de nombreuses puissances, est finalement rendue à ses habitants, a été réunifiée et restaurée pour le bonheur de tous les hommes libres d’y rendre un culte à Dieu.

Cantique des degrés. De David. Je suis dans la joie quand on me dit: “Nous irons dans la maison de l’Eternel.”

Nos pieds s’arrêtent dans tes portiques, ô Jérusalem,

Jérusalem qui est bâtie comme une ville d’une harmonieuse unité!

Car c’est là que montent les tribus, les tribus de l’Eternel, selon la charte d’Israël, pour célébrer le nom du Seigneur

Car c’est là que sont établis les sièges de la justice, les sièges pour la famille de David

Présentez vos saluts de paix à Jérusalem: “Qu’ils soient heureux ceux qui t’aiment!”

Que la paix règne dans tes murs, la sécurité dans tes palais!

 Pour mes frères et mes amis, je t’offre tous mes vœux de bonheur

 Pour l’amour de la maison de l’Eternel, notre Dieu, je te souhaite pleine prospérité.

שִׁיר הַמַּעֲלוֹת לְדָוִד שָׂמַחְתִּי בְּאֹמְרִים לִי בֵּית ה’ נֵלֵךְ.

 עֹמְדוֹת הָיוּ רַגְלֵינוּ בִּשְׁעָרַיִךְ יְרוּשָׁלָ‍יִם.

יְרוּשָׁלַיִם הַבְּנוּיָה כְּעִיר שֶׁחֻבְּרָה לָּהּ יַחְדָּו

  שֶׁשָּׁם עָלוּ שְׁבָטִים שִׁבְטֵי יָהּ עֵדוּת לְיִשְׂרָאֵל לְהֹדוֹת לְשֵׁם ה’

כִּי שָׁמָּה, יָשְׁבוּ כִסְאוֹת לְמִשְׁפָּט, כִּסְאוֹת לְבֵית דָּוִד

שַׁאֲלוּ שְׁלוֹם יְרוּשָׁלָיִם יִשְׁלָיוּ אֹהֲבָיִךְ

יְהִי שָׁלוֹם בְּחֵילֵךְ שַׁלְוָה בְּאַרְמְנוֹתָיִךְ

 לְמַעַן אַחַי וְרֵעָי אֲדַבְּרָה נָּא שָׁלוֹם בָּךְ

לְמַעַן בֵּית ה’ אֱלֹהֵינוּ אֲבַקְשָׁה טוֹב לָךְ

תהילים, פרק קכ”ב

Ps. 122

 je vous invite à méditer sur  «Jérusalem, un amour éternel» et nous faire part de votre avis

Jérusalem, un amour éternel

Vous pouvez contacter Haïm  qui aura plaisir de répondre à vos remarques et questions par mail : haiim.oui@gmail.com

http://blog-fr.eteacherbiblical.com/index.php/shalom-disrael/

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Haim Ouizeman : Essai sur le végétarisme – La compassion à l’égard de l’animal, un devoir !

Posted on 07 mai 2013 by Administrateur

portraitHaïm Ouizemann  habite Ashkelon où il y a fait son Alyah en 1989.

Passionné par le TaNa’kh, il dirige, aujourd’hui, le blog d’eTeacher d’hébreu biblique et vous propose chaque semaine de participer à l’aventure spirituelle et historique du peuple d’Israël et de sa terre.

Cette méditation hebdomadaire s’inscrit dans le cadre du programme mondial d’enseignement d’Hébreu biblique proposé par Eteacher- Programme accrédité par l’Université hébraïque de Jérusalem et a pour dessein de mieux faire connaître les trésors de la langue hébraïque, le monde juif et Israël (le peuple et la terre).

Haïm s’efforce de diffuser le message abrahamique universel de justice et d’amour aux Nations du monde en mettant l’accent sur la dimension éthique inscrite au cœur même de la tradition hébraïque écrite et orale. Ses articles empreints de la vision de Sionisme prophétique invitent chacun et chacune d’entre vous, à partir des sources vivantes du Tana’kh (Bible) et de l’histoire d’Israël, à méditer sur l’énigme d’Israël, d’un peuple singulier inquiet à défendre les  droits de l’Homme.

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Essai sur le végétarisme – La compassion à l’égard de l’animal, un devoir !

Dernièrement, nous avons commémoré la Journée mondiale de la Terre. Ce jour visant à sensibiliser la conscience de l’homme face à l’incommensurable merveille de la Création nous invite non seulement à méditer sur sa richesse mais aussi sur le devoir de respect à l’égard de la biodiversité naturelle et de toutes les créatures vivantes. De fait, quel doit être notre rapport à l’égard de l’animal? Dominer sur l’ensemble de la Création signifie-t-il pour l’être humain user de l’animal comme bon lui semble? Le Judaïsme reconnaît-il des droits à l’animal?

Toute attitude de cruauté envers l’animal ne constitue point seulement une profonde transgression religieuse mais de surcroît une grave aberration morale. En effet, en vertu de l’Alliance universelle conclue entre le Créateur et la Création, l’homme a le devoir de se conduire avec la plus grande compassion à l’égard de l’animal:

«וְזָכַרְתִּי אֶת-בְּרִיתִי אֲשֶׁר בֵּינִי וּבֵינֵיכֶם וּבֵין כָּל נֶפֶשׁ חַיָּה, בְּכָל-בָּשָׂר… וּרְאִיתִיהָ, לִזְכֹּר בְּרִית עוֹלָם, בֵּין אֱלֹהִים וּבֵין כָּל-נֶפֶשׁ חַיָּה בְּכָל בָּשָׂר אֲשֶׁר עַל-הָאָרֶץ» (בראשית ט’, ט”ו-ט”ז).

«Je me souviendrai de mon alliance avec vous et tous les êtres animés … L’arc étant dans les nuages, je le regarderai et me rappellerai le pacte perpétuel de Dieu avec toutes les créatures vivantes qui sont sur la terre» (Gen. 9, 15-16).

Nombreuses sont les injonctions de la Thora enseignant à l’homme la voie de compassion et d’amour. L’homme doit tout d’abord prendre conscience des besoins naturels de l’animal et  lui reconnaître le droit au repos:

«שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲשֶׂה מַעֲשֶׂיךָ וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי תִּשְׁבֹּת לְמַעַן יָנוּחַ שׁוֹרְךָ וַחֲמֹרֶךָ«

«Six jours durant tu t’occuperas de tes travaux, mais au septième jour tu chômeras afin que ton bœuf et ton âne se reposent… » (Ex. 23, 12).

Le repos de l’animal, selon ce verset, n’est point la conséquence directe du repos shabbatique octroyé à l’homme mais le contraire. La finalité du repos chez l’homme vise  avant tout à permettre à l’animal de se reposer.

L’animal devient l’égal de l’homme sur le plan du repos physique. Celui-ci ne constitue donc point une machine selon la thèse éthologique du philosophe René Descartes mais un être à part entière doué d’une âme vivante (נֶפֶשׁ חַיָּה, Nefesh Haya),  possédant un niveau de conscience, capable de souffrir et d’être sensible aux réactions du  monde extérieur. La conception cartésienne de l’animal-machine aura sur toute la société occidentale de nombreuses implications négatives qui ouvriront la voie à l’exploitation abusive de l’animal (expériences scientifiques abusives, usage industriel de l’animal transformé en objet de consommation, élevages soumis à la rentabilité…)

Au droit du repos shabbatique, s’ajoutent trois autres droits fondamentaux visant à éviter toute souffrance à l’animal.

Tout d’abord, le précepte de libérer l’animal d’une lourde charge:

«כִּי-תִרְאֶה חֲמוֹר שֹׂנַאֲךָ, רֹבֵץ תַּחַת מַשָּׂאוֹ וְחָדַלְתָּ, מֵעֲזֹב לו עָזֹב תַּעֲזֹב עִמּוֹ» (שמות כ”ג, ה’);

«Si tu vois l’âne de ton ennemi succomber sous sa charge, garde toi de l’abandonner; aide-lui au contraire à le décharger» (Ex. 23, 5)

Selon les Sages d’Israël, ce précepte enseigne la compassion «par excellence» (חֶמְלָה, ‘Hemlah)[1]  à l’égard de l’animal. Il constitue le fondement  de tous les interdits visant à amoindrir ou éliminer la souffrance chez l’animal.

Puis, la tradition hébraïque considère que si, pour ce qui concerne la boisson, l’homme se sert avant l’animal, suivant l’exemple de Rebecca, qui, en voyant Eliezer, le serviteur d’Abraham, lui a donné d’abord à boire, puis seulement après à ses chameaux (Gen. 24, 18-19), pour la nourriture, c’est l’animal qui doit être servi avant l’homme. En effet, quand Eliezer arrive chez Laban, le frère de Rebecca, on donne d’abord à manger à ses chameaux…

«וַיִּתֵּן תֶּבֶן וּמִסְפּוֹא, לַגְּמַלִּים …» (בראשית כ”ד, ל”ב);

«On apporta de la paille et du fourrage pour les chameaux» (Gen. 24, 32).

… avant de le servir:

«ויישם (וַיּוּשַׂם) לְפָנָיו, לֶאֱכֹל» (בראשית כ”ד, ל”ג);

«On lui servit à manger» (Gen. 24, 32).

Selon ce verset, l’animal a la préséance sur l’homme. Cet impératif moral s’exprime par l’ordre des termes: «la paille et le fourrage pour les chameaux» précède la nourriture pour l’homme («On lui servit à manger»).

Enfin, la tradition hébraïque enseigne le précepte libérant l’animal de toute entrave physique afin qu’il soit capable de se  nourrir:

«לֹא תַחְסֹם שׁוֹר בְּדִישׁוֹ » (דברים כ”ה, ד’);

«Ne muselle point le bœuf pendant qu’il foule le grain» (Deut. 25, 4).

Les Sages d’Israël, procédant par raisonnement «a fortiori» enseignent que ce dernier précepte de compassion s’applique également à l’ouvrier auquel est reconnu le droit de se servir des fruits lors de son labeur au champ:

«כִּי תָבֹא בְּכֶרֶם רֵעֶךָ וְאָכַלְתָּ עֲנָבִים כְּנַפְשְׁךָ שָׂבְעֶךָ וְאֶל-כֶּלְיְךָ, לֹא תִתֵּן» (דברים כ”ג, כ”ה);

«Quand tu entreras dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger des raisins à ton appétit, jusqu’à t’en rassasier; mais tu n’en mettras point dans ton panier») Deut. 23, 25).

L’homme, à l’image du Créateur empli de compassion envers toutes Ses créatures, doit agir avec amour à l’égard de l’animal dénué de défense:

«טוֹב יְהוָה לַכֹּל וְרַחֲמָיו, עַל כָּל מַעֲשָׂיו» (תהילים קמ”ה, ט’);

«L’Eternel est bon pour tous, sa pitié s’étend à toutes ses créatures» (Ps. 145, 9);

Vous pouvez contacter Haïm  qui aura plaisir de répondre à vos remarques et questions par mail : haiim.oui@gmail.com

http://blog-fr.eteacherbiblical.com/index.php/shalom-disrael/

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Chavouôt, le don de la Torah

Posted on 05 mai 2013 by Administrateur

chavouotChavouôt est le point culminant du compte des sept semaines du Omer,

Cette année, le Chavouot est célébré aux dates suivantes, suivant le lieu :

Israël : du mardi 14 mai au soir au mercredi 15 mai 2013 à la nuit tombante.
Diaspora : du mardi 14 mai au soir au jeudi 16 mai 2013 à la nuit tombante

Avec la fête de Chavouôt, nous célébrons l’anniversaire du don de la Torah, le 6 Sivan 2448, sur le Mont Sinaï. Le don de la Torah scelle l’union d’Hachem avec l’Assemblée d’Israël et à la symbolique du mariage entre Hachem et le peuple Juif.

La veille de Chavouôt nous avons la coutume de décorer la synagogue (avec des fleurs) en l’honneur de la fête,
a) La raison de ce Minhag, quand la Torah fut donnée, le monde était rempli d’une odeur agréable.

b) En souvenir des prémices on décorait de fleurs et de roses.

c) Pour rappeler qu’à Chavouôt, le monde est jugé pour la production des arbres fruitiers (Maguen Abraham).

Certains disent qu’à Chavouôt, les arbres fruitiers sont jugés.

La Torah fut donnée par D.ieu au peuple juif sur le mont Sinaï il y a plus de 3300 ans. Chaque année, lors de la fête de Chavouot, nous renouvelons notre acceptation de ce cadeau divin, et D.ieu « redonne » la Torah.

Le mot Chavouot signifie « semaines ». Cette fête marque l’achèvement de la période du compte de sept semaines entre Pessa’h et Chavouot.

Le don de la Torah fut un événement spirituel d’une grande portée, qui marqua l’essence de l’âme juive pour l’éternité.  Nos Sages l’ont comparé à un mariage entre D.ieu et le peuple juif. Chavouot signifie également « serment », et en ce jour, D.ieu fit un serment d’alliance perpétuelle avec nous, et, en retour, nous lui avons juré une fidélité éternelle.

En ce jour, D.ieu fit un serment d’alliance perpétuelle avec nous, et, en retour, nous lui avons juré une fidélité éternelleLa fête de Chavouot dure deux jours (un seul jour en Israël), commençantau coucher du soleil le 5 Sivan et dure jusqu’à la tombée de la nuit le 7 Sivan.

  • Les femmes et les jeunes filles allument les bougies de la fête pour accueillir celle-ci, le premier et aussi le second soir.
  • C’est une tradition de demeurer éveillé tout la nuit en étudiant la Torah le premier soir de Chavouot.
  • Tous les hommes, femmes et enfants se rendent traditionnellement à la synagogue le premier jour de Chavouot pour écouter la lecture des Dix Commandements.
  • Comme lors des autres fêtes, des repas festifs sont consommés et aucun « travail » ne peut être accompli.
  • Il est de coutume de consommer des aliments lactés à Chavouot. Une des différentes raisons à cela est de commémorer le fait que lorsqu’il reçut la Torah, ce qui incluait les lois de l’alimentation cachère, les Juifs ne purent pas cuisiner ce jour-là des plats de viande dans leurs marmites qui devaient au préalable être rendues cachères.
  • Le second jour de Chavouot, la prière de Yizkor, à la mémoire des disparus, est récitée.
  • Dans certaines communautés, on lit le Livre de Ruth, car le Roi David – qui quitta ce monde à Chavouot – était un descendant de Ruth la Moabite.

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Nous sommes Une seule famille !!!

Posted on 01 mai 2013 by Administrateur

coeurChers amis,

Nous venons de célébrer Lag Baomer, un jour de joie qui commémore la vie de Rabbi Chimone bar Yo’haï, le grand sage et mystique, auteur du Zohar, le texte principal de la Kabbale.

Dans les années 1950, le Rabbi a lancé les parades d’enfants de Lag BaOmer en témoignage de l’unité et de la fierté juive. S’adressant aux enfants réunis pour le défilé de 1980, le Rabbi leur a rappelé qu’ils appartiennent à la même famille, peu importe leur provenance ou leur éducation et ainsi, même après que chacun d’entre eux sera retourné dans son foyer, leur essence demeurera entière et unifiée. Nous sommes unis par une Torah unique, comme nous l’avons toujours été.

En regardant nos enfants marcher avec leurs camarades, nous pensons aux idéaux juifs que nous espérons les voir porter avec eux. Mais la plus grande leçon qu’ils en retireront, c’est que nous sommes tous Ses enfants, unis par notre foi en un D.ieu et en Ses commandements.

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rav Atlan

Hilloula de Rabbi Chimon Bar Yo’haï : toutes les halahot

Posted on 27 avril 2013 by Administrateur

rav Atlan

Hilloula de Rabbi Chimon Bar Yo’haï :

On ne récitera pas les supplications la veille de Lag Baômer à partir de Minha ainsi que toute la journée de Lag Baômer.
Certains Ashkénazim ont l’usage de célébrer des mariages même au soir du 33ème jour du ‘Omer.

Ce jour même, certains selon la Kabbala, ont l’habitude de couper les cheveux de leur enfant âgé de 3 ans à Méron vers les tombes de Rabbi Chimôn Bar Yo’haï z.t.l et Rabbi Elâzar z.t.l son fils, Zékhoutam Taguène Baâdénou, Amen (que leur mérite nous protège, Amen) avec de la musique et des chants, il sera permis de couper les cheveux des enfants aussi à la synagogue.

Pourquoi fêtons-nous Lag Baomer ?

a) Le Sdé Hémed écrit au nom des Guéonim de Tibériade que c’est le 33ème jour du ‘Omer que furent dévoilés les secrets de la Torah à Rabbi Chimôn Bar Yo’haï.

b) Le Gaon auteur du Responsa Chem Arié écrit, nous nous réjouissons ce jour-là car cela correspond à la date d’anniversaire de la sortie de la grotte là où Rabbi Chimôn Bar Yo’haï et son fils ont étudié.

c) D’après la tradition, la Manne se mit à tomber à partir de Lag Baômer après que les provisions emportées d’Égypte eurent été épuisées.

d) Les enfants ont aussi l’habitude de jouer à l’arc et aux flèches. L’origine de cet usage est lié à un récit selon lequel aucun arc-en-ciel n’est apparu du vivant de Rabbi Chimôn bar Yo’haï.

e) Rabbi Haïm David Azoulay ainsi que le Péri H’adach mentionnent que Lag Baomer a pour raison essentielle l’ordination des 5 derniers élèves de Rabbi ‘Akiva, qui ont redonné vie spirituelle au monde par leur Torah et dont Rabbi Chimôn fait parti.
C’est de la Torah de ces 5 Sages que nous nous abreuvons jusqu’à notre époque.

f) Les feux de Lag Baomer symbolisent le feu de la Torah. Cette Torah dont Rabbi Chimon Bar Yo’haï a dévoilé certains secrets dans son Zohar Hakadoch.

g) D’après certains Rabbanim, Rabbi Chimon Bar Yo’haï est retourné vers son créateur le 18 Iyar le jour même de Lag Baomer.

Samedi soir et dimanche c’est la Hilloula de Rabbi Chimôn Bar Yo’haï,  Zékouto Taguen Baâdénou (que son mérite puisse nous protéger Amen).

Que soit la volonté d’Hachem, que les mérites de Rabbi Chimôn Bar Yo’haï et de Rabbi Elâzar son fils, nous protègent à nous tous, que tous vos désirs et tous vos vœux soient exhaussés ainsi qu’à tout le peuple d’Israël et que nous méritions de faire une Téchouva sincère, qui amènera la Guéoula (la rédemption finale) très rapidement, Amen. 

Surtout n’oubliez pas d’allumer une bougie en l’honneur du Tsadik et faites un vœu et par son mérite, Hachem l’acceptera, Amen.

a) Des milliers de Juifs se rendent sur la tombe de Rabbi Chimon Bar Yo’haï z.t.l, à Méron, dans l’espoir de voir leurs prières exaucées par Hachem grâce à l’intervention du Tsadik auprès d’Hachem.

b) Il faudra être très vigilant de ne pas aller à Méron si la Tsniout (la pudeur vestimentaire) n’est pas respectée et d’aller avant ou après la Hilloula pour se recueillir sur les tombes de nos Tsadikim.
Il est important d’instaurer ce jour une étude du Zohar, livre écrit par Rabbi Chimôn Bar Yo’haï z.t.l

Histoire de Rabbi Chimôn Bar Yo’haï :

Yo’haï le père de Rabbi Chimôn était un membre important de la tribu de Yéhouda. Son épouse, (la mère de Rabbi Chimôn), Sarah, descendait de la prestigieuse lignée des princes du Peuple juif et en particulier, de Hillel Hazaken (l’Ancien).
Durant de nombreuses années, Sarah resta stérile et Yo’haï finit par envisager de se séparer de Sarah et d’épouser une femme qui lui donnerait des enfants. Sarah jeûna, donna la Tsédaka et pria avec ferveur, en suppliant Hachem de lui permettre d’avoir un enfant.

La nuit de Roch Hachana, Yo’haï fit un rêve : il se trouvait debout dans une vaste forêt dont certains arbres étaient pleins de fruits et d’autres secs. Yo’haï s’appuya contre un arbre sec et aperçut un Juif impressionnant qui portait une cruche pleine d’eau sur son épaule et qui arrosait certains arbres secs. En approchant de Yo’haï, l’homme s’arrêta, prit une petite fiole d’eau pure et arrosa son arbre en lui prodiguant de nombreuses bénédictions. Yo’haï s’aperçut alors que cette toute petite quantité d’eau était bénie, elle s’éleva et arrosa tout ce qui se trouvait près de son arbre qui se mit à produire immédiatement des grosses pommes juteuses, sucrées et entourées de feuilles fraîches. L’arbre continua de fleurir, de produire de nouvelles branches, de nouvelles racines et des fruits dont l’arôme parfumait toute la forêt.

Ces larmes, ont changé son destin :

Yo’haï se réveilla heureux et s’empressa de raconter son rêve à son épouse. Pour lui, l’interprétation était évidente. Les arbres représentaient les femmes : certaines avaient des enfants, d’autres étaient stériles. A Roch Hachana, Hachem décrète quelles seraient celles qui mettront au monde des enfants : son épouse vertueuse en faisait partie puisque son arbre avait bénéficié d’une bénédiction extraordinaire. Cependant, il ne comprenait pas pourquoi cet homme à l’aspect majestueux avait utilisé une petite fiole qui n’avait servi que pour son arbre et pour aucun autre ?

Ravie, mais étonnée, sa femme proposa : «Allons en parler à Rabbi Akiva !» Celui-ci compléta l’interprétation donnée par Yo’haï : «Sachez que Sarah était destinée à être stérile : elle n’aurait jamais dû avoir d’enfant. Ce n’est que grâce à ses prières et ses larmes, qu’elle a mérité de changer son destin et d’enfanter. La fiole qui arrosait son arbre, avait recueilli ses larmes. Ce sont ses larmes qui ont arrosé l’arbre qui la représente et seulement celui-ci !»

Et Rabbi Akiva ajouta : «Sarah ! Cette année vous donnerez naissance à un fils qui illuminera le Peuple d’Israël tout au long des générations par sa sagesse et ses actions !»

Cette année-là, à Chavouôt, le jour où la Torah fut donnée au Peuple juif sur le Mont Sinaï, Sarah mit au monde un fils qui rayonnait d’un éclat particulier. Tous ceux qui le voyaient, reconnaissaient qu’il était certainement béni et qu’il diffuserait une grande lumière autour de lui. Ses parents remercièrent Hachem et appelèrent l’enfant ‘Shimon’, car Hachem avait entendu (‘Shama’) les prières de ses parents et les pleurs de sa mère.

L’enfant fut élevé dans la plus grande pureté et dans la plus grande sainteté. Dès l’âge de cinq ans, il fut confié à Rabban Gamliel qui dirigeait une Yéchiva à Jérusalem. Il était semblable à une source en perpétuelle ébullition : encore enfant, il posait des questions pertinentes à ses Maîtres, Rabbi Yéochoua ben ‘Hanina et Rabban Gamliel.
Il étudia dans la Yéchiva de Rabbi Yohanan Ben Zakaï et eut pour Maître, Rabbi Akiva qui le considérait comme son fils.

Lorsque les Romains ordonnèrent la fermeture de toutes les institutions religieuses et interdirent l’enseignement de la Torah, Rabbi Akiva ne céda pas et continua d’enseigner. Rabbi Shimon ne le quitta pas, jusqu’à son arrestation. Par la suite, Rabbi Akiva fut condamné et mourut en martyr, en sanctifiant le nom d’Hachem.

Afin de sauver le judaïsme, malgré les décrets de l’Empereur romain, un conseil de cinq Sages fut désigné. Parmi eux, figuraient Rabbi Shimon Bar Yo’haï et Rabbi Méïr Baal Haness. Ils furent poursuivis par les Romains jusqu’à la mort de l’empereur qui mit fin aux décrets cruels envers les Juifs.

Les Sages se réunirent à Yavné pour se concerter et trouver les moyens de rétablir la vie juive. Rabbi Yéhouda proposa de se montrer amical à l’égard des Romains. Rabbi Yossé ne donna pas son avis et Rabbi Shimon se déclara déterminé à résister aux Romains par tous les moyens. Un ancien élève de Rabbi Shimon, Yéhouda ben Guérim, espion au service des Romains, leur rapporta la discussion et Rabbi Shimon fut condamné à mort.

Rabbi Shimon prit la fuite avec son fils Rabbi Eléazar. Ils se cachèrent dans une grotte à l’entrée de laquelle Hachem fit pousser un caroubier et fit jaillir une source d’eau fraîche. Pendant douze ans Rabbi Shimon bar Yohaï et son fils restèrent dans cette grotte, se nourrissant de caroubes et d’eau et passèrent leur temps à étudier et à prier.

Douze ans plus tard, le prophète Elie leur annonça la fin des persécutions romaines. Ils quittèrent alors leur cachette et virent un homme qui labourait et semait. Ils s’écrièrent : «Ils ont abandonné la vie spirituelle et se sont plongés dans la vie matérielle !» Toutes les choses sur lesquelles ils posaient leur regard, prenaient immédiatement feu. Un écho céleste les interpella : «Êtes-vous sortis de votre grotte pour détruire Mon monde ? Retournez-y !»

Ils y retournèrent et y restèrent douze mois de plus, au terme desquels une voix céleste se fit de nouveau entendre en les invitant à sortir.

Désormais, Rabbi Shimon réparait tout ce que Rabbi Eléazar détruisait de son regard.

Rabbi Chimon s’établit dans la ville de Tékoa (dans le nord d’Israël) où il fonda une grande Yéchiva. Les plus illustres savants de l’époque se rendaient auprès de lui pour recevoir ses instructions. Parmi eux se trouvait Rabbi Yehouda Hanassi (le Prince), le compilateur de la Michna.

Les Romains reprirent leurs persécutions à l’égard des Juifs, leur interdisant d’observer le Chabbat, la cacherout et bien d’autres règles qui leur étaient chères. Les Sages décidèrent alors d’envoyer une délégation à Rome et choisirent Rabbi Shimon bar Yohaï pour la conduire.

En arrivant à Rome, ils apprirent que la fille de l’Empereur romain était atteinte d’une maladie et que personne n’avait réussi à la guérir. Rabbi Shimon se rendit au palais et demanda la permission de soigner la malade. Au bout de quelques jours, la princesse était guérie ! L’Empereur désirant lui exprimer sa reconnaissance, lui laissa le choix de choisir sa récompense. Rabbi Shimon demanda d’annuler les décrets contre les Juifs.

Rabbi Shimon bar Yohaï a quitté ce monde à Lag Baomer et est enterré à Meron, un petit village situé près de Safed, en Israël. Ce jour-là, il révéla à ses disciples des secrets de la Kabbale et s’assura que ce jour serait une fête célébrée par le Peuple juif tout au long des générations.

Rabbi Shimon bar Yohaï est l’auteur du Zohar (qui signifie «éclat») livre sacré qui contient des interprétations mystiques de la Torah et qui est la source principale de la Kabbale.

Samedi soir et dimanche c’est la Hilloula de Rabbi Chimôn Bar Yo’haï,  Zékouto Taguen Baâdénou (que son mérite puisse nous protéger Amen).

Que soit la volonté d’Hachem, que les mérites de Rabbi Chimôn Bar Yo’haï et de Rabbi Elâzar son fils, nous protègent à nous tous, que tous vos désirs et tous vos vœux soient exhaussés ainsi qu’à tout le peuple d’Israël et que nous méritions de faire une Téchouva sincère, qui amènera la Guéoula (la rédemption finale) très rapidement, Amen. 

Surtout n’oubliez pas d’allumer une bougie en l’honneur du Tsadik et faites un vœu et par son mérite, Hachem l’acceptera, Amen.

 Rav Chlomo Atlan

On ne récitera pas les supplications la veille de Lag Baômer à partir de Minha ainsi que toute la journée de Lag Baômer.
Certains Ashkénazim ont l’usage de célébrer des mariages même au soir du 33ème jour du ‘Omer.

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