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Cette semaine sera particulièrement joyeuse avec POURIM !!! horaires et histoire de la fête

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Mercredi du lever au coucher du soleil aura lieu le jeûne d’Esther puis, pour la plupart des villes tant en Israël qu’ailleurs dans le monde, dès la sortie du jeûne on procèdera à la lecture de la meguila d’Esther, (pour Jérusalem et Tibériade la lecture aura lieu jeudi soir et vendredi matin) puis jeudi matin (vendredi pour Jérusalem et Tibériade : Shoushane Pourim : Pourim de Suse) il faudra procéder aux trois autres mitsvoth de Pourim à savoir : Matanoth laEvionim (dons pour les pauvres), Mishloah manoth (envoi d’au moins deux aliments à au moins deux personnes), et le mishté (grand repas).
Il faut se réjouir et il faut se souvenir du fait que Pourim sera la seule fête qui demeurera après la venue du Mashiah !!
Donc soyez joyeux mes Amis et apportez de la joie autour de vous tant que faire se peut !!!

Horaires de POURIM à Ashdod 

MERCREDI 20 MARS
début du jeune 4:47 – fin 18:23
Minha 17h15 avec sefer Thora
Arvit 18 h suivi lecture de la Méguila
(2ème lecture à 21:00) chez rav Touitou

JEUDI 21 MARS
Chaharit au netz a 7 h et 05:10 lechem chez Rav Touitou
lecture de la Méguila 06:30 env.
(2ème lecture à 10:00)

Minha guedola 12h30
Arvit: 18 h 15 ou trouvez un minian 🙃 !!
N’oubliez pas de donner ZEKHER LE MAKHATSSIT À CHEKEL..ET MATANOT LAEVYONIM…

🤠🎊 חג פורים שמח לכולם 🍷🎉

POURIM 2019 : LES SECRETS DE LA MEGUILAH D’ESTHER

Les mitsvoth de la fête de Pourim sont au nombre de 4, lesquelles commencent toutes en hébreu par la lettre Mem : Meguilah (lecture de la meguilah en hébreu ou en français ou autre langue[1]), MatanothlaEvyonim (Aide en argent aux indigents), MishloahManoth (envoi de cadeaux comestibles)[2] et enfin, le Mishté (festin). Il est une mitsva qui consiste à s’enivrer[3] jusqu’au point où l’on commence à ne plus avoir les idées bien claires. Cependant, il ne faudrait pas en arriver à perdre sa dignité comme le font certains et de s’enivrer au point de vomir ou de se fracasser le nez ou le crâne !!

Il n’y a pas de règle précise quant au Mishté : il pourra, selon les goûts être parve (neutre : poisson par exemple) ou halavi (couscous au beurre par exemple) ou bassari (mets à base de viande/volailles). Ce qui est obligatoire : la joie qui est de rigueur car, il ne faut pas oublier que le miracle de Pourim est si grand qu’à la venue du Mashiah, alors que disparaîtront toutes les fêtes, seul Pourim perdurera !!!

Les Sages font remarquer un détail pourtant d’une grande importance : dans la Meguilah d’Esther à aucun moment n’est rappelé le « Hourban Beith HaMikdash » (destruction du Temple) bien que l’on sache parfaitement que si les Juifs se trouvaient en Perse c’est parce qu’ils y avaient été déportés après la destruction du Temple et la déportation (l’exil) des Juifs de la Judée et l’on sait pertinemment qu’Assuérus (Xerxès) se montrait paré des vêtements splendides du Cohen Gadol et qu’il exhibait à chaque instant des objets qui  avaient été dérobés dans le Temple de Jérusalem ! les Docteurs du Talmud font un lien entre l’absence de mention de ce hourban (destruction) et la mitsva d’être « pris de vin », car le vin réjouit le cœur de l’homme en lui permettant d’oublier les soucis ou les points tristes de sa vie. Et ceci est important de se réjouir à Pourim au point qu’il est une obligation de mettre les soucis de côté pour se réjouir soi-même et amener tous les autres à se réjouir, et de se déguiser pour amener ne serait-ce qu’un sourire chez les autres au point même qu’il serait permis à un homme de se déguiser en femme ou le contraire.

L’héroïne de cette fête est la Reine Esther dont le nom déjà évoque la notion de secret ou de quelque chose de caché : en hébreu le verbe lehastirde la racine samekh-tav-resh signifie cacher ou occulter. Nous allons ici, survoler le texte de ce texte qui est contenu dans le canon biblique mais, qui, pour être « casher » à la lecture doit être écrit sur un parchemin par un « sofer » (scribe) et, cette meguila (mot qui signifie « rouleau » de la racine guimel-lamed-lamed liglol enrouler) lorsqu’elle est de « qualité » supérieure, chaque page de la meguila doit commencer par « le Roi » en hébreu : HaMelekh. La raison est que dans ce récit,  D n’apparaît pas en nom mais le mot HaMelekh apparaît à chaque page  pour que nous comprenions  l’allusion : D est présent à chaque instant  bien que Son Nom soit caché.

QUAND POURIM A-T-IL EU LIEU ?

C’est vers la fin de l’exil de Babylone[4] que s’est déroulé cet évènement. Assuérus, qui régna à cette époque,  sur 127 provinces dans lesquelles on parlait de nombreux langages, n’était pas issu d’une famille royale. Il était ce que l’on pourrait qualifier de « parvenu » : un homme simple qui eut la chance de se trouver au bon endroit et au bon moment. Comme l’ont narré nos Sages de mémoire bénie. Assuérus eut donc la chance de se voir propulsé au rang de Roi après qu’il ait réussi à  s’approprier le trône du précédent gouvernant.

Il épousa une très jolie femme issue de la noblesse persane du nom de Vashti. Elle éprouvait vis-à-vis des Juifs une haine inexplicable : la Tradition raconte, qu’elle maltraitaient les jeunes-filles juives qui la servaient.

Mais, revenons à Assuérus : pour célébrer sa propre gloire, il organisa un festin qui dura 180 jours –environ 6 mois –  en fait ce festin était partagé en deux banquets : l’un pour les gens célèbres du royaume : ministres, députés de l’époque,et autres et le deuxième festin fut dressé dans le parc du  pour des gens moins importants. Et puis, il y eut aussi un festin pour le peuple parmi lequel se trouvaient de nombreux Juifs qui commencèrent à se trouver de bonnes excuses pour manger et consommer n’importe quoi et abandonnant par conséquent les habitudes ancestrales de casherout. C’est la raison pour laquelle Mordékhay,qui  comptait parmi les responsables communautaires dirions nous aujourd’hui, avait conseillé aux Juifs de ne pas se rendre au festin et,  pendant les six mois du banquet, les Juifs désertèrent les synagogues et les baté midrash (maisons d’étude) et, de crainte de « froisser » le roi en dédaignant le banquet.  Plus grave encore : si certains ne mangèrent pas de cette nourriture certains en consommèrent  et en utilisant les ustensiles en or et en argent du Temple que Nabuchodonosoravait pris et ramenés avec lui à Babylone ! Or, ces ustensiles étaient sacrés et impropres à être utilisés par des non-Juifs et surtout des personnes n’étant pas Cohen.

Vashti de son côté avait offert un banquet aux dames de la noblesse persane. Mais, parce qu’elle se conduisait mal vis-à-vis des jeunes-filles juives, il fut décrété au Tribunal  Céleste qu’elle mourrait le jour de Kippour. Le banquet dura 180 jours avons-nous dit et, l’un de ces jours fut un shabbat et Jour de Kippour.  Ce jour-là, alors qu’Assuérus était pris de vin et s’enorgueillissait de la beauté de Vashti en plaisantant entre hommes. Ceux-ci rétorquèrent qu’il était très facile d’être belle avec les atours d’une reine et les joyaux dont elle  est parée c’est ainsi qu’Assuérus  exigea d’amener Vashti entièrement nue et avec la couronne royale sur la tête, ce qu’elle refusa catégoriquement. Ceci provoqua une colère manifeste chez Assuérus. Les Sages racontent que Vashti vit soudainement son corps se couvrir de pustules.   Pendant ce temps, Assuérus convoqua des Sages  Juifs pour prendre conseil mais,  ceux-ci lui ont conseillé de s’adresser aux ministres persans lesquels,  décidèrent de faire punir la reine afin que sa conduite ne soit pas imitée par les autres femmes du royaume. Les 7 ministres persans préconisèrent de rassembler toutes les plus jolies jeunes-filles et de choisir parmi elles la future reine. De très nombreuses filles se portèrent candidates mais, Esther étant d’une beauté remarquable, elle fut prise de force et, elle fut choyée et on lui appliqua le même traitement qu’aux autres. Cependant, toutes les candidates réclamaient des vêtements, des parures et des parfums ; seule Esther restait dans l’ombre car elle désirait plus que tout retourner chez elle.

Mordékhay conservait un contact constant avec Esther de laquelle il exigea qu’elle ne dévoilât jamais ses origines car elle  faisait partie de la descendance de Shaoul et, si  Assuérus venait à l’apprendre, il  exigerait qu’elle lui appartienne à cause de sa famille royale. Elle comprit, qu’il en était de son intérêt de taire ses origines.

Cependant elle était si belle et gracieuse que tous la désiraient. C’est la septième année du règne d’Assuérus qu’Esther fut couronnée reine[5].

Au cours de la lecture de la Meguilah nous lisons qu’Assuérus convoqua une deuxième fois toutes les plus belles jeunes filles du royaume et, sans les commentaires de nos Sages nous n’en comprenons pas la raison ! Voici de quoi il fut question : lorsqu’ Assuérus  choisit Esther pour épouse, il la questionna pour connaître son identité et elle s’obstina à ne rien révéler. Il la menaça alors de choisir quelqu’un d’autre.

Pendant tout ce temps, le peuple Juif ne corrigea pas ses errements et ne se préoccupa guère de faire teshouva. Malgré les injonctions de Mordékhay, le peuple continua à fauter et à s’assimiler. Quatre autres années s’écoulèrent.  Sur cette terre de Perse, les astrologues et les magiciens pullulaient. Haman et Zéresh sa femme pratiquaient fort ces sciences.

Mordékhay qui était un membre du Sanhédrin connaissait parfaitement 70 langues (pour pouvoir juger ceux qui paraissaient devant lui- et c’est ainsi qu’il put surprendre le complot qui se tramait contre le roi et sauva ainsi la vie d’Assuérus.

Mordékhay appartenait à la tribu de Benjamin qui jamais ne se prosterna devant quiconque. C’est ainsi que, fidèle à son ancêtre, Mordékhay  de se prosterner devant Haman qui, de plus, portait sur sa poitrine une médaille représentant une idole.

La date qui fut arrêtée pour le massacre de tous les Juifs eut lieu en nissan  de la onzième année du règne d’Assuérus et devait être exécutée un an plus tard, le 13 adar. Les Juifs avaient donc disposé de 9 années pour revenir vers D.  Ce qui les sauva d’une mort affreuse et certaine c’est qu’ils jeûnèrent et se repentirent  sincèrement pendant trois jours et trois nuits.

Lorsqu’arrivera le Messie (Mashiah), Pourim restera une fête importante et, de tous les écrits contenus dans les « Prophéties » et les « Hagiographes » le seul qui restera sera la Meguilat Esther, on comprend donc à quel point il est important d’écouter la lecture de la Meguilah à deux reprises : le soir, à l’entrée de la fête et aussi le matin.

Cette chanson que nous chantons à Pourim : « LaYéhoudimhaytaoravesimha etc… »  nous enseigne que la Torah (ora) avait repris sa place dansles cœurs et les foyers des Juifs en exil.

Joyeux Pourim

Caroline Elishéva REBOUH

[1]En Afrique du Nord, les maris lisaient la meguilah aux femmes de la maison en judéo arabe avant le mishté (festin de Pourim).

[2]Bien que l’habitude soit ancrée d’offrir des friandises, il n’y a aucune obligation de faire des pâtisseries, il est, en effet, possible d’envoyer de la viande rôtie, du poisson fumé, des haloth ou même des fruits (un arrangement gourmand de fruits exotiques par exemple, ou des haloth, pashtidoth (meguina /pâtés/quiches). L’obligation est d’envoyer au moins deux sortes de cadeaux et à au moins trois personnes.

[3][3] Jusqu’au point où l’on pourrait confondre et, au lieu de dire : baroukh Mordékhay et ArourHaman (béni soit Mordékhay et maudit soit Haman) en arriver à dire le contraire.

[4] Qui dura 70 ans. Nabuchodonosor détruisit le  1er Temple  en -586. Lui succédèrent d’autres rois tels Koresh, Darius et d’autres rois parmi lesquels Assuérus.

[5] A la place de Vashti qui mourut quatre ans auparavant.

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