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Les prévisions de l’OCDE pour 2024: chômage en augmentation, perte de Croissance et Inflation élevée par Arnaud Sayegh

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L’OCDE a dernièrement publié de sombres prévisions pour l’Économie mondiale : Croissance aux États-Unis de seulement 0.20 % pour 2022 ; un taux de chômage dans les pays développés qui passera à 5.50 % en 2024.

Israël : prévisions de Croissance en 2023 ramenée de 3.40 % lors des précédentes prévisions à 2.80 %.
L’OCDE, l’organisation des pays développés dont Israël est membre, a mis à jour pour la troisième fois consécutive les prévisions de Croissance de l’Économie mondiale et de l’ensemble du monde occidental, qui devrait subir un net ralentissement voire une récession, y compris certaines des plus grandes économies.

Selon ces prévisions, l’Inflation dans le monde en général et en Occident en particulier devrait rester élevée – au-dessus de l’objectif de 3 % même en 2024 (environ 5.50 %), alors que dans le même temps, le chômage au sein des pays développés augmentera régulièrement d’ici 2024, passant de 5 % cette année à 5.30 % l’année prochaine et 5.50 % en 2024.

De biens sombres prévisions laissant présager une potentielle “stagflation” (situation économique d’un pays caractérisée par la stagnation de l’activité, de la production, et par l’inflation des prix ).

Les prévisions sont particulièrement sombres pour les États-Unis et l’Europe, les deux premiers clients de l’Économie israélienne, qui devraient fortement ralentir et connaître une faible Croissance n’excédant pas les 0.50 % en 2023, tandis que pour 2022, la Croissance étasunienne sera de 0.20 %,

Concernant l’inflation au sein de ces deux économies, elle ne reviendra vers l’objectif de stabilité des prix que d’ici 2024.

Pour l’OCDE, “le ralentissement mondial réduira la demande des partenaires commerciaux d’Israël. L’augmentation de l’inflation pèse sur le revenu disponible et la croissance continue de la consommation privée.
L’augmentation des taux d’intérêt réels et la forte incertitude devraient ralentir les investissements dans l’Économie”.

L’Organisation estime que l’Économie israélienne connaîtra un ralentissement en 2023 et ne progressera que de 2.80 % (les précédentes prévisions portaient sur 3.40 %), contre une croissance de 6.30 % 2022.

L’OCDE prévoit également que “le marché du Travail se refroidira légèrement à mesure que la Croissance se modérera. L’inflation devrait rentrer dans les clous courant 2024, avec une inflation prévue à 2 %, ce qui devrait soutenir la Croissance de la demande locale en 2024”.

Pour autant “un conflit prolongé en Ukraine pourrait avoir un effet négatif sur l’Économie en raison d’une inflation persistante et d’une baisse de la Demande extérieure.
L’instabilité géo-politique et sécuritaire seront de nature à accroître l’incertitude et à peser sur la Consommation et les investissements.”

Selon les chiffres fournis par l’OCDE, les exportations israéliennes devraient fortement chuter, chute conséquente à la baisse de la Consommation et des investissements, alors que le chômage devrait augmenter régulièrement, passant de 3.60 % cette année, à 3.80 % l’année prochaine et même atteindre les 4 % en 2024.

De plus, l’inflation sous-jacente (inflation non-liée aux secteurs de l’Énergie et de l’Alimentaire) devrait être supérieure à la cible cette année et l’année prochaine et revenir dans la cible seulement en 2024.

Une fois de plus, l’OCDE prend soin de fournir plusieurs recommandations politiques pour la période difficile à venir : “l’inflation élevée, au-dessus de l’objectif cible, et la Demande intérieure soutenue nécessitent la poursuite du resserrement progressif de la politique monétaire (qui passe par l’augmentation des taux d’intérêt et donc du taux Directeur).

La politique monétaire doit rester restrictive afin de ne pas aggraver les pressions inflationnistes et engager la BCl dans une politique monétaire encore plus restrictive.

Les aides gouvernementales pour modérer l’augmentation des prix de l’Énergie et d’autres produits de Consommation, dans la mesure où elles sont nécessaires, doivent être temporaires et bien ciblées pour les ménages les plus vulnérables, et également s’aligner sur les objectifs environnementaux tout en maintenant des incitations aux économies d’Énergie.”

Arnaud Sayegh
Avec l’aimable autorisation de KNE
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