PARASHATH SHEMOTH 5786 – Vendredi 9 janvier 2026, 19 Tévet 5786

HORAIRES DE CHABBAT – Ashdod : 16 h 34 – 17 h 35

Le deuxième livre de la Torah s’intitule l’Exode en français et Exodus dans d’autres  langues mais SHEMOTH en hébreu car ce tome commence par les mots : « voici  les noms »….. 

La sortie d’Egypte est, avec ce qui a trait au Tabernacle, le thème principal dans  ce livre. Les tous premiers chapitres révèlent un nombre incalculable de récits  allégoriques tous plus attachants les uns que les autres sur la mise en esclavage  des descendants de Jacob, leurs souffrances, les menaces horribles qui pèsent  sur tous les prochains bébés mâles qui devraient naître au sein de cette population  réduite à servir le pharaon….. 

A la cour du pharaon évoluaient de nombreux personnages pas tous très  « clairs », et représentant de nombreux « offices » : des devins, des sorciers, des  magiciens mais aussi des prophètes, des conseillers…..  

Dans ce pays de Goshen que le précédent pharaon avait désigné comme territoire  à occuper par ces descendants de Jacob, la population se multiplia et les arrière  petits enfants d’Abraham, occupèrent et emplirent ce vaste territoire, puis, ils se  mêlèrent à la population autochtone.  

Le pharaon qui, apparemment, n’avait pas appris l’histoire de son pays  correctement, ignorait l’origine de ces tribus et éprouva une crainte devant ces  gens qui avaient des coutumes bizarres.  

L’un des conseillers « royaux » avertit le souverain égyptien du fait qu’en réalité il  fallait se prémunir devant un la venue « imminente » d’un sauveur de ce peuple et  il vit que l’élément « eau » serait majeur c’est ainsi que le pharaon émit un décret  selon lequel le « sauveur » donc un garçon serait noyé dans le Nil et ainsi tuer le  sauveur et annuler l’élément eau. 

Craignant de mettre au monde de petits garçons destinés à une mort certaine  décrétée par le pharaon et appliquée par les soldats de la garde royale, Amram et  Yokhéved, parents d’Aharon et Myriam, décidèrent de divorcer mais, la très jeune  prophétesse qu’était Myriam, réussit à convaincre ses parents de se remarier  ensemble pour éventuellement voir naître de ravissantes et vertueuses fillettes. 

C’est ainsi que, conquis par cette vision des choses plus optimiste, Amram et  Yokhéved se remarièrent en secret et, ainsi que cela est écrit, la femme,  Yokhéved, conçut et donna naissance à un garçon.  

Mais, voyons un peu ce que les Sages nous enseignent à propos de ce style très  elliptique : elle conçut et donna naissance…. La plupart des exégètes soulignent  qu’en général cette tournure vient annoncer une primo-géniture or, il s’agissait de  leur troisième enfant ! Sauf que…… dans ce cas précis, après cette interruption et  après ce remariage, cette grossesse fut la première de leur second chapitre !!!

Au sujet de la naissance de cet enfant, une immense littérature rabbinique est  consacrée et nous allons ici en faire un résumé : Moïse donc naquit déjà tout  circoncis ainsi, le secret de la naissance un 7 adar fut bien gardé.  

La maison d’Amram et Yokhéved Lévy s’emplit de lumière et Yokhéved s’approcha  du nouveau-né et vit « qu’il était bon » : la nature de cette lumière fit comprendre  à la nouvelle accouchée que cette naissance représentait quelque chose de  particulier ! Elle « vit qu’il était bon » ceci nous met en lien immédiatement avec une phrase de la guemara sanhédrin 98a selon laquelle il est écrit que le « fils de David » (le mashiah) ne se présentera  au peuple tout entier pour le « libérer » lors de la Guéoula que dans un monde qui  sera ou entièrement coupable ou entièrement innocent. En apprenant que cet  enfant était « bon », cela signifiait qu’il n’était pas le mashiah car celui-ci devrait  savoir distinguer le bon du mauvais pour savoir quand intervenir…. Ceci désignait,  en conséquence, qu’il avait sans doute un autre rôle d’importance, celui de moshiâ  mais pas de mashiah !! 

Le mariage officiel du couple Lévy eut lieu aux yeux et au su de tous en Tishré,  alors que le mariage officieux fut consommé en réalité en Tamouz !!! Les officiers  égyptiens se présentèrent au logis de cette famille au début du mois de Sivan :  Moïse avait déjà 3 mois !! 

C’est pourquoi quelques jours avant, Yokhéved et Myriam s’étaient déjà équipées  de tiges de « gomé » ou papyrus. Ces tiges d’une longueur de plus de 2m50  permettaient d’exécuter des travaux de vannerie et c’est ainsi qu’à elles deux, fut  confectionné un berceau qui fut enduit à l’intérieur comme à l’extérieur de goudron pour le rendre totalement imperméable et en firent un nid confortable pour ce  nouveau-né. D’après certains midrashim, elles disposèrent dans ce berceau de  fortune du tissu aux couleurs de la tribu de Lévy pour qu’il puisse jouir d’un peu de  chaleur et lui servir aussi de couverture.  

De manière à ce que le berceau ne soit pas bloqué par les joncs qui poussaient  abondamment dans le Nil, Myriam suivit le berceau et lui évita aussi d’être  renversé… arrivés aux alentours du palais, Bithya/Bathya, fille de pharaon, désirait  un enfant mais ne pouvait en concevoir un. Entendant le vagissement de l’enfant,  elle s’approcha et vit ce magnifique enfant. En prenant le bébé au bras, elle fut  conquise, aussitôt elle aperçut le tissu comprenant qu’il s’agissait d’un enfant  hébreu ayant échappé à la mort, et elle vit Myriam se tenant à proximité. Bathya  lui confia l’enfant en lui demandant de trouver une nourrice parmi les femmes  hébreues/ivriyoth.  

C’est ainsi que Moïse continua à pouvoir téter sa mère naturelle puis, à l’âge d’un  an, Myriam le ramena à la cour royale.

Cependant, un jour où l’enfant que pharaon aimait se trouvait assis sur les genoux  de son grand-père adoptif, il joua avec la couronne royale et la posa sur sa tête ce  qui fut immédiatement très mal interprété par les conseillers et les magiciens qui  conseillèrent à pharaon de tuer cet être ou de le brûler mais une voix s’éleva  d’entre tous et ce fut son conseil qui fut adopté. Cette voix fut celle de Ythro, prêtre  de Midyane qui fit entendre sa parole : « au lieu de faire ceci, soumettons-le à une  simple épreuve car, je suis persuadé qu’il n’a agi ainsi que parce qu’il n’est qu’un  jeune enfant : présentons-lui plutôt un plat de charbons incandescents et un  plateau de joyaux et nous verrons, s’il prend des joyaux nous aurons la preuve  qu’il est attiré par la richesse et si sa main se dirige vers les braises brulantes ce  sera la preuve que ce n’est qu’un enfant. 

Pharaon opta pour cette « épreuve ». Le Midrash enseigne que lorsque furent  présentés les deux plateaux, la main de Moshé fut attirée par les joyaux qui  scintillaient de mille feux mais un ange détourna sa main et, le jeune enfant saisit  une braise et la porta à sa bouche ce qui provoqua une brûlure de la langue et  rendit le futur prophète bègue (en hébreu on dira qu’il avait la bouche et la langue lourdes kaved pé oukhaved lashone). 

C’est pourquoi, par la suite, Moïse prit cette excuse pour repousser la mission que HaShem voulut lui confier et que D lui expliqua qu’il devrait se faire accompagner d’Aharon. 

Avec Shemoth commencent les six semaines des « shovavim ». Le mot shovavim signifie (shovav) espiègle et est composé des initiales de chacune des six parashoth : SHemoth/Vaéra/Bo/Beshalah, YQitro, Mishpatim et, dans les années bissextiles (méoubaroth) on ajoute Térouma et Tetsavé. Lors de cette période, il est recommandé de faire teshouva (de se repentir) et de jeûner ; il est toutefois recommandé de faire la tsedaka pour éviter de jeûner et/ou de faire le « jeûne »de la parole ! 

Dr Caroline Elisheva Rebouh PhD.
ד »ר קרולין אלישבע רבוה בן אבו

 

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