PARASHATH VAERA 5786 – vendredi 16 janvier 2026, 27 Tévet 5786
PARASHATH VAERA 5786 – EXPRIMER SA RECONNAISSANCE
La sidra de Vaéra est celle dans laquelle sont infligées sept des dix plaies mais, avant même d’analyser ces plaies nous allons nous livrer à une toute brève étude : Moïse se trouve au Mont Horeb qui n’est autre que le Mont Sinaï dont le roc est très spécial (roches dendritiques) car quelle que soit la taille d’un caillou ou d’un morceau de roche on trouvera toujours des inclusions minérales qui forment le dessin d’un arbre/buisson tel le buisson ardent et la curiosité est telle que même si l’on broie un morceau de roche, dans chaque éclat on retrouvera le dessin d’un buisson !!!
Ce mot étrange « dendrite » vient du grec « dendron » qui désigne l’arbre. Moïse se trouve là car il fait paître les troupeaux de son beau-père Ythro, prêtre de Midiane mais, c’est un homme sensé et il sait déjà par une sorte de clairvoyance que Moïse est celui que le Tout Puissant va envoyer en Egypte pour délivrer Son peuple de cet esclavage inhumain imposé par ce peuple d’Egypte.
Nous avons déjà vu au cours des années précédentes et même plus récemment qu’HaShem confie des troupeaux de moutons/brebis/chèvres à ceux qu’IL veut désigner comme chefs du peuple par la suite. Moïse surveille ses bêtes mais il porte une brebis sur ses épaules car, la pauvrette s’était blessée une patte en s’enfonçant une épine dans le pied et, dans un souci tout « paternel » après l’avoir soignée, devinant qu’elle souffrirait et lui évita ainsi de marcher un moment.
Lorsque le prodige de la non-consumation du buisson, pourtant tout incendié, Moïse s’approcha et HaShem connaissant la sensibilité de cet homme lui adressa la parole en prenant la voix et les intonations de son père : Amram.
Se voyant chargé d’une lourde responsabilité et de par sa si grande humilité il se crut incapable de faire une telle affaire à un succès incroyable, il invoqua le fait que personne ne le reconnaîtrait, puis il mit en cause ses difficultés de langage, il mit en cause le fait qu’il ne voulait pas blesser la personnalité de son frère de trois ans son aîné !!!
HaShem détrompa tous ses doutes et, c’est ainsi que l’homme Moïse qui s’était enfui d’Égypte depuis 40 ans refit le chemin inverse et, en Égypte, il rencontra son frère et l’informa du « travail » à effectuer.
La Torah nous donne le détail des mâles de chaque tribu. Pourtant, la Torah ne donne le détail des âges de quelques-uns des membres de la tribu de Lévy et pas des autres membres de la même tribu. Le détail des âges est pour Lévy 137 ans, pour Kéhat 133 ans et pour Amram 137 ans. Pour quelles raisons est-il donc question de mettre en relief l’âge de ces trois héros bibliques ? Les Sages nous enseignent que c’est parce qu’ils ont toute leur vie considéré que leur existence devait être consacrée non pas seulement à l’étude de la Torah mais encore qu’il était impératif pour chacun d’enseigner et de propager la parole de la loi divine. Et ce sont les Léviim qui ont toujours su transmettre l’amour du pays, de la Terre d’Israël.
Autres particularités du texte, lorsque l’on fait part du remariage d’Amram et Yokhéved, il est simplement spécifié qu’un Lévy avait pris une Lévy pour femme et qu’elle était sa tante (la Torah n’ayant pas encore été donnée, le mariage d’un homme avec sa tante était permis). Mais on ne nous donne pas de détails.
Cependant, pour les épousailles d’Aharon et Elishéva, la Torah précise avec force détails qui était la famille d’Elishéva : bat (fille d’) Aminadav et sœur de Nahshone d’une part car il faut toujours savoir avec qui on s’allie et d’autre part quelles sont les mérites de ces personnages ainsi Aminadav père d’Elishéva épouse d’Aharon HaCohen et de Nahsone qui a eu le mérite de se jeter dans les flots de la mer rouge pour que celle-ci se sépare en 12 couloirs afin de permettre à tout le peuple de traverser cette mer en un temps record.
Mais ce n’est pas tout : Aminadav était de la tribu de Yéhouda et c’est de lui que descend David HaMélekh.
Encore : Eléazar, fils d’Aharon HaCohen, épousa la fille de Poutiel. Or, Poutiel était l’un des nombreux noms de Ythro. Ythro avait compris depuis longtemps que l’idolâtrie ne reposait sur rien et que seul le culte au D d’Israël était la voie véritable.
L’une de ses filles, Tsipora, devint l’épouse de Moïse et fut un support complet au grand homme.
Une autre jeune fille parmi les enfants de Ythro devint l’épouse d’Eléazar. Cette femme était très pieuse et très juste, c’est pourquoi elle eut le mérite de devenir l’épouse d’Eléazar, et devint la mère de Pinhas dont les mérites ne se comptent plus puisque c’est grâce à lui que s’interrompit l’épidémie qui fit des milliers de morts et c’est grâce à son courage que s’interrompit la débauche.
À présent, nous allons analyser les dix plaies d’Égypte : les Sages ont regroupé les dix plaies en trois groupes : deux groupes de trois plaies et un groupe de quatre plaies. Le premier groupe (dam/tsefardéâ/kinim ou sang : grenouilles et les poux ou detsakh) fut exécuté par Aharon car Moïse ne pouvait pas frapper de son bâton les eaux du Nil puisque le Nil avait accueilli le nouveau-né qu’était Moïse lorsque sa mère et sa sœur l’avaient mis dans un berceau…. Et, il ne pouvait pas non plus frapper la terre qui avait si généreusement enseveli la dépouille de l’Égyptien, c’est ainsi que même vis-à-vis d’animaux ou d’éléments on restera reconnaissant toute sa vie.
Le deuxième groupe ou « adash » ou bêtes sauvages, peste et les ulcères (arov, dever et shekhine) fut réalisé par Moïse. Les Hébreux n’étaient nullement atteints par les plaies lorsque toutes les eaux d’Égypte se sont transformées en sang, les seuls à posséder de l’eau potable étaient les Hébreux et les Égyptiens purent boire en leur achetant de l’eau. Les, sauterelles, les bêtes sauvages, la peste, les poux, les ulcères ne concernaient pas les Hébreux et ceci démontrait à quel point HaShem était présent et protégeait son peuple. HaShem avait déjà déclaré à Moïse qu’IL endurcirait le cœur de Pharaon et, même si les sorciers de Pharaon avaient pu faire des « tours de magie » tels qu’ils les ont faits mais, dès la troisième plaie les sorciers ont déclaré forfait et ont proclamé « ceci est le doigt de D » (Exode 8 verset 15) mais Pharaon aveuglé par son orgueil ne comprit pas comment reconnaître l’existence du D d’Israël !!!
Le troisième groupe dont nous parlerons la semaine prochaine fut exécuté par HaShem par Lui-Même bikhevodo oubeatsmo…..
Au sujet du premier prodige fait par Moïse et Aharon, qui jeta le bâton de Moïse au sol et celui-ci se transforma en serpent, parfois, la Torah emploie le mot tanine en lieu et place de nahash (נחש במקום תנין(. Or, dans la langue hébraïque d’aujourd’hui, tanine désigne plutôt un crocodile. Dans le langage de la Torah, en employant le terme de tanine, c’est plutôt pour désigner quelque chose de monstrueux qui peut déclencher la peur ou même l’épouvante. Lorsque le bâton se transforma en serpent, plus tard ce serpent devint monstrueux prêt à provoquer l’épouvante.
Dans la lecture de la Haggada de Pessah, nos Sages ont décelé 4 verbes qui montrent en quelque sorte les 4 échelons du « discours » de la Guéoula mais dans Vaéra, on distingue également une expression à 4 reprises qui parle de Guéoula : HaShem s’exprime ainsi : « Ani HaShem » ! Ces 4 affirmations viennent confirmer le fait qu’HaShem programme toute l’Opération du Sauvetage des Bné Israël et toute la sortie d’Égypte en tous points…..et rassurer Moïse qu’il n’est pas tout seul.
Ashdodcafe.com
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