Ce complexe, qui abritera le seul noyau reproducteur au monde, proposera des visites guidées, le mois prochain, qui mettront en avant les efforts livrés par les chercheurs pour éviter l’extinction de l’espèce.
En 1999, Yaniv Levy, un étudiant universitaire spécialisé en biologie marine, se promenait sur la plage de Mikhmoret, au nord de Netanya, lorsqu’il est tombé sur une grande tortue de mer, appelée tortue caouanne, dont un membre était blessé par un hameçon.
Levy a baptisé cette tortue « Mazal », un mot qui signifie « chance » en hébreu, et sa réhabilitation réussie a donné naissance à un rêve. Plus tard, cette année-là, Levy a mis en place un centre de soins « temporaire » pour tortues à proximité, en collaboration avec l’Autorité israélienne de la nature et des parcs (INPA).
Environ 27 ans plus tard, moyennant un investissement de 30 millions de shekels, le nouveau Centre national de sauvetage des tortues marines, spécialement conçu à cet effet, est sur le point d’ouvrir ses portes au public. À sa tête, on retrouve Levy, devenu écologiste spécialiste des tortues. Il est situé dans le parc national de Nahal Alexander, non loin de l’endroit où Levy a trouvé Mazal.
Ce centre, qui ouvrira ses portes au public en février, est financé et géré par l’INPA – mais il a également reçu de nombreux dons. Il emploie dix personnes, dont des cadres, des spécialistes de la médecine d’urgence et de la rééducation, ainsi qu’un assistant de recherche qui s’occupe également des nids de tortues sur la plage voisine. Les employés sont aidés par une centaine de bénévoles.
En 1999, Yaniv Levy, un étudiant universitaire spécialisé en biologie marine, se promenait sur la plage de Mikhmoret, au nord de Netanya, lorsqu’il est tombé sur une grande tortue de mer, appelée tortue caouanne, dont un membre était blessé par un hameçon.
Levy a baptisé cette tortue « Mazal », un mot qui signifie « chance » en hébreu, et sa réhabilitation réussie a donné naissance à un rêve. Plus tard, cette année-là, Levy a mis en place un centre de soins « temporaire » pour tortues à proximité, en collaboration avec l’Autorité israélienne de la nature et des parcs (INPA).
Environ 27 ans plus tard, moyennant un investissement de 30 millions de shekels, le nouveau Centre national de sauvetage des tortues marines, spécialement conçu à cet effet, est sur le point d’ouvrir ses portes au public. À sa tête, on retrouve Levy, devenu écologiste spécialiste des tortues. Il est situé dans le parc national de Nahal Alexander, non loin de l’endroit où Levy a trouvé Mazal.
Ce centre, qui ouvrira ses portes au public en février, est financé et géré par l’INPA – mais il a également reçu de nombreux dons. Il emploie dix personnes, dont des cadres, des spécialistes de la médecine d’urgence et de la rééducation, ainsi qu’un assistant de recherche qui s’occupe également des nids de tortues sur la plage voisine. Les employés sont aidés par une centaine de bénévoles.
Il marque également une nouvelle avancée : en plus de soigner les animaux blessés, il abritera le seul programme d’élevage au monde consacré aux tortues vertes.
« Il existe moins de vingt centres de rééducation comme le nôtre », a déclaré Levy.
Une partie du nouveau Centre national de sauvetage des tortues marines, à Yannaï, dans le centre d’Israël, le 8 décembre 2025. (Crédit : Shay Isaacs, Autorité israélienne de la nature et des parcs)
« Mais nous disposons du seul noyau reproducteur au monde. Nous apprenons et nous prenons des notes en permanence. Personne d’autre au monde ne possède les informations endocrinologiques dont nous disposons. »
Jusqu’à présent, Levy pouvait se payer le luxe de soigner et d’étudier les tortues en toute intimité. Mais avec l’afflux de visiteurs, tout cela va changer.
« Ma vie sera très différente. »
Selon l’INPA, la population de tortues marines en Méditerranée est gravement menacée – principalement en raison de la chasse intensive qui avait été pratiquée dans les années 1930. Sous le mandat britannique, environ 2 000 tortues vertes étaient ainsi chassées chaque année pour leur viande et pour leur carapace sur les côtes de ce qui allait devenir Israël.
Grâce à des décennies d’efforts de conservation, la population mondiale de tortues vertes a augmenté pour atteindre environ 85 000 à 90 000 femelles sexuellement matures. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a ainsi pu faire passer l’espèce de « en danger » à « préoccupation mineure » sur sa liste rouge des espèces menacées.
Cependant, dans la mer Méditerranée, où les dangers sont nombreux (déchets plastiques, engins de pêche abandonnés, hélices de bateaux), on ne compte qu’environ 450 femelles reproductrices de cette espèce.
Une longue attente
Lorsqu’il s’est intéressé pour la première fois à cette espèce, il y a plus de 20 ans, se souvient Levy, elle était presque éteinte. Il a alors pris conscience de l’importance de protéger les nids sur la plage.
Un bébé tortue se dirigeant vers la mer depuis un nid protégé dans le parc national de Palmachim, le 1ᵉʳ août 2021. (Crédit : Yaniv Cohen, Autorité israélienne de la nature et des parcs)
Ses efforts ont donné lieu à une initiative qui est organisée durant la période de reproduction des tortues, de mai à août. Des bénévoles se déploient alors le long de la côte israélienne pour localiser les nouveaux nids de tortues marines. Le personnel du centre extrait ensuite les œufs avec soin pour les enterrer à nouveau dans des zones inaccessibles au public et aux prédateurs. Lorsque les œufs éclosent, les bénévoles veillent à ce que les nouveau-nés atteignent la mer en toute sécurité.
Il a également créé, en 2002, un noyau reproducteur composé de 22 nouveau-nés sur la côte méditerranéenne d’Israël. Lors d’une récente visite offerte aux médias, Levy a expliqué qu’il aurait pu prendre un raccourci en prélevant des tortues adultes dans la mer, mais qu’il devait s’assurer que les couples reproducteurs provenaient de la population locale et qu’ils étaient adaptés aux conditions israéliennes.
De plus, les tortues blessées qui n’auraient pas survécu à un retour en mer ont été intégrées au groupe reproducteur, portant ainsi la population totale à environ 30 individus.
Évoquant « des nuits blanches et beaucoup de sable dans les yeux », Levy a décrit une femelle dont les nageoires arrière ne s’étaient jamais complètement remises d’une blessure.
Des tortues blessées se rétablissant dans de grands bassins d’eau de mer, au Centre national de sauvetage des tortues marines, à Yannaï, dans le centre d’Israël, le 8 décembre 2025.(Crédit : Shay Isaacs, Autorité israélienne de la nature et des parcs)
« Elle a creusé une fosse pour son corps, mais elle n’avait pas assez de force dans ses nageoires arrière pour creuser la chambre à œufs », a-t-il expliqué.
« Nous avons découvert qu’il était possible de nous glisser derrière elle pour creuser la chambre, puis elle a pondu ses œufs. »
Dans un autre cas, une partie du bassin de reproduction a été clôturée pour permettre à une tortue mâle ayant perdu sa queue après s’être empêtrée dans un engin de pêche de s’accoupler tranquillement, sans être chassé par ses congénères.
Levy a attendu longtemps que les nouveau-nés grandissent, car les tortues n’atteignent leur maturité sexuelle qu’à l’âge de 20 à 30 ans.
La tortue verte baptisée « Hofesh », qui signifie « liberté » en hébreu, équipée d’une nageoire prothétique au Centre de sauvetage des tortues marines de Mikhmoret, en Israël, sur cette photo prise le 15 mai 2014. (Crédit : Ariel Schalit/AP)
« Chez les femelles, le développement est plus rapide que chez les mâles, comme chez les humains », a précisé Levy.
« Les mâles ne comprennent pas encore ce que les femelles attendent d’eux. »
Données d’importance mondiale
Au cours des quatre dernières années, le noyau reproducteur a produit 1 300 œufs, dont les premiers n’étaient pas viables. Cette découverte, comme beaucoup d’autres, a permis à Levy d’enrichir la base de données mondiale sur les tortues marines.
Une vingtaine de projets de recherche sont actuellement menés au centre, en collaboration avec des universités israéliennes et avec des chercheurs étrangers spécialisés dans l’étude des tortues.
Il s’agit notamment de l’endocrinologie (l’étude des hormones) et de la génétique. Malheureusement, toutes les recherches ne sont pas positives.
Levy a notamment découvert que les résidus de métaux lourds présents dans les tissus et dans les coquilles d’œufs de tortues étaient trois fois plus élevés dans la région méditerranéenne orientale d’Israël qu’ils ne l’étaient dans l’océan Pacifique.
« Nous testons cinq hormones », a-t-il précisé.
La salle des urgences et des soins intensifs du nouveau Centre national de sauvetage des tortues marines, à Yannaï, dans le centre d’Israël, le 8 décembre 2025. (Crédit : Shay Isaacs, Autorité israélienne de la nature et des parcs)
« Nous savons déjà quelle femelle est sur le point de pondre. Nous savons qui s’est accouplé avec qui, et combien de temps cela a pris. »
Des capteurs alertent le personnel lorsque l’une d’entre elles sort de l’eau pour se hisser sur le sable et pondre ses œufs. Des caméras enregistrent ensuite le processus et le diffusent.
L’objectif : sensibiliser le public
Ce nouveau centre espère poursuivre ces efforts. Son prédécesseur, constitué de conteneurs maritimes et de bâtiments délabrés, était plus petit. Les tortues nécessitant des radiographies devaient être transportées d’urgence chez un radiologue à Rehovot, à environ 55 kilomètres au sud, dans les terres.
Une tortue verte, vue à travers une vitre d’observation, attrapant un morceau de laitue au Centre national de sauvetage des tortues marines, à Yannaï, dans le centre d’Israël, le 8 décembre 2025. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
En dehors des événements organisés pendant les vacances ou lors de la remise à la mer de tortues réhabilitées ou de naissances, il n’était ouvert qu’au personnel, aux bénévoles et aux chercheurs.
Le nouveau complexe comprend, en revanche, un service d’urgence et de soins intensifs doté d’une zone d’accueil, d’une salle de radiologie, d’une salle d’opération, ainsi que de plusieurs grands bassins extérieurs remplis d’eau de mer dans lesquels les tortues vertes et caouannes se rétablissent. La zone de reproduction comprend deux grands bassins et des bandes de sable sur lesquelles les femelles peuvent pondre leurs œufs.
Les visiteurs pourront assister à une visite guidée de 75 minutes, après avoir retiré leurs billets à l’avance à la boutique de souvenirs, puis regarder un film de 12 minutes dans un auditorium.
Ils observeront ensuite ce qui se passe dans la salle d’accueil des urgences à travers une fenêtre, puis ils se rendront dans les bassins de convalescence des tortues où des bénévoles distribuent des quantités précises de nourriture et de médicaments aux pensionnaires marins.
Yaniv Levy, directeur du Centre national de sauvetage des tortues marines, à Yannaï, dans le centre d’Israël, montrant un exemple de déchets qui peuvent s’enrouler autour des tortues marines, qui les confondent avec un tapis d’algues, le 8 décembre 2025. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
La visite se terminera dans l’un des bassins d’élevage, où il sera possible d’observer les tortues sous l’eau, à travers une vitre renforcée, ou depuis un pont d’observation.
Lors de la visite des médias, les journalistes ont pu assister au spectacle offert par des dizaines de tortues s’agitant autour d’un grand distributeur de laitue plongé dans l’eau.
Des guides expliqueront les nombreux dangers auxquels les tortues marines sont confrontées aujourd’hui, comme la pollution, les explosions sous-marines, les collisions avec les hélices des bateaux et des navires, ou encore l’enchevêtrement dans les engins de pêche abandonnés et les déchets, notamment les sacs en plastique.
Cette année, 176 tortues vertes et caouannes blessées ont été amenées au centre, dont 67 % s’étaient empêtrées dans des déchets plastiques. 85 d’entre elles ont été relâchées en mer. Environ 28 000 nouveaux-nés ont vu le jour le long de la côte méditerranéenne israélienne, y compris ceux du noyau reproducteur, et ont été escortés jusqu’à la mer.
Seul un sur mille environ survivra jusqu’à l’âge adulte.
« Les gens ne viendront pas faire un safari », a déclaré Naama Dror, responsable des relations avec le public et la communauté au sein de l’INPA.
« Ils découvriront comment Israël sauve les tortues de l’extinction. »
timesofisrael.com
Ashdodcafe.com
Vous pouvez nous retrouver tous les jours sur notre groupe whatsapp et recevoir notre newsletter hebdomadaire en vous y inscrivant et en invitant vos amis à faire de même.
This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Cookie settingsACCEPT
Privacy & Cookies Policy
Privacy Overview
This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these cookies, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are as essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may have an effect on your browsing experience.
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.