PARASHATH BESHALLAH 5746 – vendredi 30 janvier 2026 – Vendredi 12 Chevat 5786



Parashat Béchal’ah – Oser avancer
Dans Béchal’ah, Israël ne voit pas encore la terre promise.
Il voit la mer, vaste et silencieuse.
Un obstacle… ou un passage.
Ce n’est pas lorsque la mer s’ouvre que le peuple avance, c’est parce qu’il avance que la mer s’ouvre.
L’Alya ressemble à ce moment suspendu.
Un appel intérieur, parfois discret, parfois brûlant, qui invite à quitter la rive du confort pour entrer dans le mouvement de l’Histoire.
Faire son Alya, c’est accepter de ne pas tout maîtriser, mais de faire confiance.
Confiance en Hachem, confiance en soi, confiance dans la force du peuple juif qui renaît sur sa terre.
Béchal’ah nous rappelle que chaque pas compte, que la liberté se construit dans l’action,
et que les plus grands miracles commencent souvent par un simple « oui ».
Que ce Shabbat soit un temps de réflexion, de courage intérieur, et de préparation au prochain pas.
Shabbat Shalom 🌿 Dor Hadash


Cette sidra est très riche en évènements puisqu’en sortant d’Egypte, les  Hébreux se rendent compte que le pharaon et son armée les poursuivent,  regrettant d’avoir donné un accord pour les laisser sortir d’Egypte.

Après avoir été les témoins directs de tant de miracles et de prodiges, les  Hébreux, sans doute excités par la population mélangée qui s’était jointe à  eux, commencent à chaque prétexte à fomenter des révoltes d’abord parce  qu’ils voient les chars égyptiens les poursuivant mais sans immédiatement  se ressaisir lorsque l’armée égyptienne est engloutie.

Chaque frayeur leur donne prétexte pour se révolter et démontrer un manque de foi et d’ingratitude de façon incroyable.

Lorsqu’ils se trouvent devant la mer rouge ils commencent à crier et  Nahshon, fils d’Aminadav et frère d’Elishéva (épouse d’Aharon) et époux de  Myriam se jette dans la mer pour que celle-ci s‘ouvre et se sépare en 12  couloirs pour que chaque tribu ait son propre passage et qu’ainsi le passage  s’opère plus rapidement.

Amalec survient et attaque, au moment où encore une fois les Hébreux  perdent confiance en eux, ils arrivent sur la terre ferme et ils trouvent encore  prétexte pour récriminer contre Moïse : ils n’ont plus de pain, ils n’ont plus  de nourriture, ils n’ont plus d’eau et à chaque fois, ils perdent leur foi, et au  lieu de faire confiance à HaShem, ils fomentent des émeutes et se soulèvent  toujours contre Moïse avec les mêmes récriminations : pourquoi nous avoir  fait venir ici ? Pour mourir dans le désert ?

Leur démarche est celle de quelqu’un qui demande constamment sans  toutefois accepter de faire ce qu’on leur demande.

C’est ainsi qu’HaShem leur procure des cailles, de la manne, et de l’eau  douce. La manne commença à tomber le 16 Iyar pratiquement un mois après  la sortie d’Egypte et cessa d’être pourvue 40 ans plus tard à l’entrée du  peuple sous la conduite de Josué. L’eau douce fut procurée également  pratiquement sans interruption jusqu’à la mort de Myriam la prophétesse.

C’est encore dans cette parasha que se trouve le cantique de la mer rouge :  Az Yashir Moshé et c’est encore là, dans ces chapitres qu’il est question des  ossements de Joseph.

Il est question dans cette péricope de Sérah, fille d’Asher. Sérah n’était pas  vraiment la fille biologique d’Asher fils de Jacob, elle était en fait la fille d’un  mariage précédent de la femme d’Asher mais, celui-ci, avait su reconnaître  les qualités intrinsèques de cette jeune-fille dont l’un des multiples mérites fut de savoir au son de sa voix et de sa harpe, donner du courage et de  rassurer le patriarche Jacob à propos de Joseph.

Sérah possédait un don inné. Elle devinait les choses. Elle vécut très  longtemps et elle entra vivante au gan Eden. Lorsque Moïse désira retrouver  les ossements de Joseph c’est Sérah qui indiqua à Moïse où il devait se  rendre exactement, sur quelle rive du Nil, afin de pouvoir retrouver les  ossements de celui qui fut roi d’Egypte.

Moïse, se rendit donc au bord du fleuve et écrivit sur un parchemin les mots  suivants : « taureau monte [sors des eaux] » ou Joseph monte (car, le  symbole de Joseph était un taureau) puis, Moïse ajouta : si tu ne sors pas  des flots, pour ma part, j’aurais accompli ma promesse et toi, tu resteras ici.

C’est alors que se produisit un grand remous des eaux et le sarcophage dans  lequel la dépouille de Joseph fut embaumée et enfermée toutes ces années,  remonta à la surface des eaux.

Lorsque, le peuple se retrouva sur la rive opposée de la mer, le peuple  recommença à se plaindre ils n’avaient plus de pain Et HaShem promit de  leur distribuer lehem Avirim (pain des chevaliers) il s’agissaient en vérité de  quelque chose de fragile qui avait l’apparence d’un produit transparent,  graniteux qui se présentait sur une couche de rosée pour ne pas être souillée  par la terre. Cette nourriture avait la particularité de pénétrer l’organisme et  de nourrir le corps directement sans faire de déchets.

Lorsque les hommes virent cet aliment ils s’écrièrent « manne hou » qu’est ce-que-c’est d’où son nom : « manne ». Non seulement on pouvait la manger  telle que, mais on pouvait la cuisiner, la faire frire, son goût était variable car  elle pouvait prendre le goût de n’importe quel plat mais on dit qu’elle avait  aussi le goût d’un beignet au miel.

L’autre particularité est qu’elle pouvait devenir véreuse si on la garder plus  que de raison. Il en tombait en abondance pour tout le peuple six jours  durant mais le sixième jour il en pleuvait le double pour qu’il y en ait  suffisamment pour shabbat.

Le mardi de la semaine où on lit la parashath Beshallah, il est de coutume  de lire la parashat HaManne (32 versets extraits du chapitre 16 de l’Exode,  versets 4 à 36) c’est-à-dire par conséquent que c’est ce mardi qu’il faut la lire deux fois en hébreu et une fois en araméen (pour ceux qui ne lisent pas l’hébreu il est possible d’utiliser un livre en phonétique ou en une autre langue que l’on comprend.

La lecture de parashath hamanne est une lecture pour demander une bonne parnassa. J’ajouterai que l’on peut lire ces versets chaque jour shabbath compris…

Pour ce qui concerne le Cantique de la Mer Rouge, il est une segoula en rapport avec les mariages car on a coutume de dire que les zivouguim (c’est à-dire les mariages) sont aussi difficiles à réaliser que la déchirure de la mer Rouge c’est pourquoi l’on conseille à des personnes ayant des difficultés à se marier de réciter le cantique de la mer Rouge pendant 40 jours d’affilée et à chaque fois de prier HaShem Yitbarakh de permettre à un/une tel/telle de trouver son zivoug rapidement.

Autre point à éclaircir : pourquoi le texte de cette sidra présente-t-il Myriam comme étant la sœur d’Aharon et pas aussi celle de Moshé. En ceci les Sages présentent deux réponses la première étant que c’est parce que c’est elle qui préconisa, alors qu’Aharon était déjà né, à ses parents de se remarier ensemble pour donner naissance à d’autres enfants, et ensuite, parce qu’Aharon était plus âgé que Moïse.

Caroline Elishéva REBOUH

Ashdodcafe.com
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