La commission du Travail et des Affaires sociales de la Knesset a approuvé cette semaine, en première lecture, l’unification de deux propositions de loi visant à supprimer la limite d’âge maximale pour devenir famille d’accueil. Jusqu’à présent, la loi empêchait toute personne âgée de 56 ans et plus d’intégrer le registre des familles d’accueil – un obstacle qui devrait désormais être levé.
Cette proposition de loi commune, portée par les députés Karin Elharar (Yesh Atid) et Yinon Azoulay (Shas), a été promue dans un contexte de pénurie aiguë de familles d’accueil, aggravée depuis le début de la guerre, en particulier dans le sud du pays. Lors des débats, des données préoccupantes présentées par l’Institut Summit ont révélé qu’à Beer Sheva, il n’existe actuellement aucune famille d’accueil d’urgence disponible.
Une loi devenue déconnectée de la réalité
Au cours de la séance, présidée par la députée Michal Waldiger, les intervenants ont souligné l’absurdité de la législation actuelle.
« La limite d’âge était fixée à 56 ans, mais la réalité a changé », a déclaré la députée Karin Elharar. « L’espérance de vie a augmenté, et la maturité ainsi que la stabilité économique sont souvent atteintes plus tard. La guerre a entraîné une hausse du nombre d’enfants ayant besoin d’un foyer, et l’intérêt supérieur de l’enfant impose de lever ces barrières. »
Le député Yinon Azoulay a abondé dans le même sens : « Des personnes de plus de 60 ans peuvent être d’excellentes familles d’accueil, à condition bien sûr de répondre aux critères d’aptitude. »
Le ministère des Affaires sociales favorable à la réforme
Les représentants du ministère des Affaires sociales ont exprimé leur soutien à la réforme, soulignant que l’âge ne doit pas être un critère éliminatoire, mais que l’évaluation doit porter sur les capacités parentales, examinées au cas par cas.
Adi Makel, directrice du service des familles d’accueil au ministère, a précisé que cette modification pourrait être particulièrement bénéfique pour les enfants plus âgés (7–8 ans), les familles plus mûres faisant souvent preuve de davantage de patience, de stabilité et de capacité d’accueil.
Une situation critique et un retard par rapport au reste du monde
Selon les données présentées en commission, environ 70 enfants attendent à tout moment en Israël une famille d’accueil.
Une étude comparative internationale menée par le Centre de recherche et d’information de la Knesset a montré qu’Israël faisait figure d’exception avec cette limite d’âge restrictive, alors que dans la majorité des pays, il n’existe pas de plafond d’âge, ou celui-ci est fixé bien plus haut (au-delà de 60 ans).
Avi Elbaz, directeur général du Forum public pour les villages de jeunesse et l’accueil familial, a conclu : « Il s’agit d’un message profondément éthique, qui place l’intérêt de l’enfant au-dessus de toute autre considération. Cette réforme ouvrira de nouvelles opportunités pour de nombreux enfants. »
Ashdodcafe.com
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