Le mois d’Adar fera son entrée ce soir. Comme chaque année, nous nous efforcerons de faire régner la joie dans nos vies, dans notre peuple et sur notre Terre. Et tandis que nous préparerons les douceurs de Pourim, nous espérons tous goûter, au-delà des friandises, à cette Délivrance (Guéoula) tant désirée et attendue.
Hodesh tov oumévorakh !
Adar, dernier mois de l’année
Adar est le douzième mois de l’année si l’on considère Nissan comme le premier mois dans le décompte biblique, celui des fêtes et du règne des souverains d’Israël.
Lors des années dites « embolismiques » — lorsque le calendrier juif ajoute un mois supplémentaire pour harmoniser le cycle lunaire et solaire — deux mois d’Adar se succèdent : Adar I et Adar II. Tous deux sont alors considérés comme les derniers mois de l’année, permettant ainsi de célébrer Pourim et Pessah au printemps, et les fêtes de Tichri à l’automne.
Sur le plan symbolique, Adar est associé au signe des Poissons. Il est attribué à la tribu de Joseph, que Jacob bénit en souhaitant qu’elle se multiplie « comme les poissons », à l’abri du mauvais œil. Lorsque l’année comporte deux Adar, ils sont rattachés à Éphraïm et Menaché, les fils de Joseph.
Un mois placé sous le signe de la joie
La tradition enseigne : « Mi-shenikhnas Adar marbim be-sim’ha » – « Lorsque entre Adar, on augmente la joie. »
Ce mois est réputé être un temps de réjouissance, car c’est en Adar que nous célébrons Pourim, en mémoire du miracle qui sauva le peuple juif du décret d’extermination promulgué par Haman, descendant d’Amalek.
Contrairement à d’autres peuples qui ont cherché à nous assimiler ou à effacer notre identité, Amalek incarne la haine pure et irrationnelle, la volonté d’anéantir le peuple juif physiquement et spirituellement.
Shabbat Zakhor : se souvenir pour ne pas oublier
Le Shabbat précédant Pourim est appelé Shabbat Zakhor — le Shabbat du souvenir.
On y lit un passage de la Torah (Deutéronome 25, 17-19) rappelant l’attaque d’Amalek contre les Hébreux dans le désert, lorsqu’ils étaient fatigués et vulnérables.
La Torah nous ordonne d’« effacer la mémoire d’Amalek », mais aussi de nous souvenir.
Se souvenir non pour nourrir la haine, mais pour rester vigilants face à toute forme d’hostilité gratuite et destructrice.
Entre mémoire et espérance
Moché Rabbénou est né et est décédé le 7 Adar.
Ce même mois porte donc en lui une double dimension : celle de la fin et celle du commencement, de la fragilité humaine et de l’espérance renouvelée.
Le Talmud rappelle également qu’au début du mois d’Adar, on mettait en garde le peuple contre certains mélanges interdits (kilayim, sha’atnez). Au-delà de l’aspect halakhique, cette vigilance symbolise l’importance de préserver notre identité, nos valeurs et notre intégrité spirituelle.
Rabbi Akiva enseignait :
Si nous sommes en danger lorsque nous étudions la Torah, combien le serions-nous davantage sans elle pour nous guider et nous protéger ?
Adar aujourd’hui
Adar nous enseigne que la joie n’est pas naïveté.
Elle est un acte de foi.
Célébrer Pourim, préparer des gâteaux, offrir des présents, donner aux plus démunis… tout cela ne relève pas seulement de la tradition festive. C’est affirmer que, malgré les menaces d’hier et d’aujourd’hui, notre peuple choisit la vie, la lumière et l’espérance.
En ce mois d’Adar, que la joie soit authentique, que l’unité soit renforcée, et que nous ayons le mérite de voir s’accomplir la Guéoula tant attendue.
Hodesh tov oumévorakh à tous.
Ashdodcafe.com
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