La première réunion officielle du nouveau Conseil de la paix (Board of Peace) initié par le président américain Donald Trump s’est tenue ce jeudi 19 février à Washington D.C. devant des représentants de plus de 50 pays, dans le cadre d’une ambitieuse initiative diplomatique visant à soutenir la reconstruction et la stabilité dans la région du Moyen-Orient, notamment à Gaza.

Dans un contexte où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décliné l’invitation à participer personnellement à cette réunion inaugurale, Israël a été représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, qui s’est rendu à Washington pour porter la voix du pays lors du sommet.

Un Conseil ambitieux mais controverse

Ce Conseil de la paix, créé dans la foulée du plan de paix américain pour Gaza, rassemble des États du Moyen-Orient et du monde entier autour de discussions sur la reconstruction, l’aide humanitaire et la stabilisation de l’enclave palestinienne après deux années de conflit. Lors de la réunion, le président Trump a annoncé que les pays membres avaient promis des contributions financières significatives — plusieurs milliards de dollars — pour soutenir ces efforts.

L’instance, censée travailler sous l’égide d’une charte internationale signée lors du dernier Forum de Davos, est également destinée à devenir un mécanisme permanent pour résoudre des conflits armés dans le monde. Mais cette ambition élargie suscite des critiques : plusieurs pays européens ont refusé de s’associer à ce Conseil, craignant qu’il ne concurrence ou affaiblisse le rôle des Nations unies dans la médiation internationale.

Gaza, reconstruction et stabilisation

Au cœur des discussions se trouvait bien sûr la reconstruction de Gaza. Malgré les promesses de financement, les questions essentielles demeurent non résolues : la mise en place d’une force internationale de stabilisation, le désarmement du mouvement armé Hamas et le retrait éventuel des troupes israéliennes restent des sujets sensibles qui n’ont pas trouvé de consensus clair.

Le rôle d’Israël dans ce processus reste délicat. En envoyant Gideon Sa’ar plutôt que le chef du gouvernement, le pays a manifesté sa volonté de participer aux efforts internationaux tout en restant prudent sur les aspects politiques et stratégiques de l’initiative américaine.

Un rendez-vous suivi de près

La réunion du Conseil de la paix a rassemblé des chefs d’État et des ministres d’une trentaine de pays, avec des engagements financiers importants mais aussi des désaccords notables sur la portée et les objectifs de l’organisation. Si certains voient dans ce Conseil une nouvelle architecture pour la paix, d’autres observateurs internationaux s’interrogent sur son efficacité et sa légitimité face aux institutions diplomatiques traditionnelles.

Pour Israël, cette participation marque une étape diplomatique importante dans un paysage politique régional complexe, illustrant à la fois sa volonté d’être à la table des discussions mondiales et les équilibres délicats qu’elle doit maintenir dans ses relations internationales.

Ashdodcafe.com
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