C’est un constat qui interpelle : aujourd’hui, en Israël, moins d’un élève sur quatre en classe de 3e atteint le niveau attendu en anglais. Une réalité révélée par les dernières évaluations nationales, et largement commentée dans la presse israélienne.

Derrière ce chiffre, une question essentielle : comment un pays tourné vers l’international, au cœur de l’innovation et de la high-tech, peut-il faire face à une telle fragilité dans la maîtrise de l’anglais ?

Des résultats préoccupants

Selon les données publiées par l’Autorité nationale d’évaluation de l’éducation, seulement 22 % des élèves atteignent les objectifs fixés en anglais.

La situation est encore plus marquée dans certains secteurs :

  • environ 27 % de réussite dans les écoles hébraïques
  • à peine 9 % dans les écoles arabophones

Des écarts importants apparaissent également selon les milieux socio-économiques et les types d’enseignement, confirmant une tendance déjà observée dans d’autres études : le système éducatif israélien reste marqué par de fortes inégalités.

Un problème structurel

Pour de nombreux observateurs, ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Plusieurs facteurs sont pointés :

  • Des années de perturbations scolaires (pandémie, grèves, contexte sécuritaire)
  • Un manque d’enseignants qualifiés en anglais
  • Des programmes instables et un volume d’heures limité

Paradoxalement, alors même que 70 % des parents déclarent accorder une grande importance à l’apprentissage de l’anglais, cela ne se traduit pas dans les résultats scolaires.

Un signe que le problème dépasse la seule motivation individuelle et touche à l’organisation même du système éducatif.

Un enjeu stratégique pour Israël

En Israël, l’anglais n’est pas une langue comme les autres. C’est un outil indispensable pour :

  • l’accès aux études supérieures
  • l’intégration professionnelle, notamment dans la high-tech
  • les relations internationales

Sans une bonne maîtrise de l’anglais, les perspectives d’avenir peuvent être fortement limitées. D’ailleurs, plusieurs analyses soulignent que cette compétence est aujourd’hui essentielle pour s’intégrer pleinement dans l’économie moderne.

Réduire les écarts, un défi national

Au-delà des résultats globaux, c’est surtout l’ampleur des écarts qui inquiète. Entre secteurs, entre territoires, entre populations, les différences sont parfois considérables.

Ces données relancent un débat central en Israël : celui de l’égalité des chances dans l’éducation.

Car derrière les chiffres, il y a des trajectoires de vie. Et la maîtrise de l’anglais, aujourd’hui, est souvent une clé d’accès à de nombreuses opportunités.

Une urgence éducative

Ce rapport agit comme un révélateur. Il ne s’agit pas seulement d’un niveau d’anglais insuffisant, mais d’un défi plus large pour l’avenir du pays.

Former une génération capable de s’exprimer, de comprendre et d’évoluer dans un monde globalisé est devenu une priorité.

Reste à savoir quelles réponses seront apportées… et à quelle vitesse.

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