🌿 Chabbat Chalom – Parachiot Matot-Massé 5786
Voici les informations pour ce Chabbat Matot-Massé 5786 en Israël du 10 juillet 2026:
- 📅 Date hébraïque : Vendredi 25 Tamouz 5786 (כ »ה בתמוז תשפ »ו).
- 📖 Paracha : Matot-Massé (מטות־מסעי), les deux dernières parachiot du livre de Bamidbar, lues ensemble en Israël cette année.
- 🕯️ Entrée de Chabbat (Israël) :
- Jérusalem : 19h09
- Tel-Aviv : 19h28
- Haïfa : 19h21
- Beer-Sheva : 19h27
- Ashdod : 19h26 (approximation basée sur les horaires officiels de la région côtière centrale).
- ✨ Sortie de Chabbat :
- Jérusalem : 20h30
- Tel-Aviv : 20h31
- Haïfa : 20h33
- Beer-Sheva : 20h29
- Ashdod : 20h30 (approximation régionale).
« Nos paroles nous engagent, mais c’est la direction que nous choisissons qui construit notre destinée. »
Les parachiot Matot-Massé clôturent le livre de Bamidbar. Elles marquent la fin d’un long voyage dans le désert et préparent l’entrée du peuple d’Israël sur sa Terre.
Deux enseignements puissants en émergent.
Le premier nous rappelle la valeur de la parole donnée. Dans un monde où les promesses sont parfois faites à la légère, la Torah nous enseigne que nos paroles ont un poids. Elles créent la confiance, forgent notre crédibilité et révèlent la personne que nous sommes.
Le second nous invite à regarder le chemin parcouru. Avant d’entrer en Terre d’Israël, la Torah énumère chacune des quarante-deux étapes du désert. Rien n’est oublié : ni les épreuves, ni les doutes, ni les victoires. Car chaque étape, même la plus difficile, participe à la construction de notre avenir.
Cette leçon est profondément actuelle. Nous rêvons souvent d’atteindre notre objectif sans mesurer combien le chemin lui-même nous transforme. Les difficultés ne sont pas seulement des obstacles ; elles deviennent des expériences qui nous rendent plus forts, plus sages et plus capables d’accueillir les bénédictions qui nous attendent.
Que ce Chabbat nous donne la force de rester fidèles à nos engagements, de regarder notre parcours avec gratitude et d’avancer avec confiance vers les prochains chapitres de notre vie.
Chabbat Chalom à toutes et à tous !
PRUDENCE DANS LA PAROLE
À plusieurs reprises, la Torah évoque des paroles imprudentes que n’importe lequel d’entre nous peut prononcer, formuler, dans un moment de stupeur, d’exaltation, de désespoir, que l’on soit homme, femme ou enfant.
Ces paroles imprudentes peuvent se révéler parfois être déraisonnables, ou exagérées et, il est bon, que des personnes neutres puissent avoir le pouvoir d invalider ces vœux d’abstinence ou autres. Ainsi, pour un/e mineur/e, le père de famille peut avoir ce pouvoir ainsi que le mari/chef de famille pouvant juger comme déraisonnable le vœu prononcé par son épouse et, en conséquence, il a le pouvoir de l’ absoudre… quant à l’époux, lui-même, qui se serait hasardé à faire un vœu pour une raison quelconque il pourra se confier en présence de 3 hommes et faire annuler son vœu et il sera pardonné…..
A l’étude des textes de la Torah, les Sages se sont penchés sur un passage dans lequel le Saint béni soit-IL revient sur un arrêt qu’IL avait prononcé de par Lui-Même au sujet et contre les Bené Israël immédiatement après la faute du veau d’or pendant le court instant où le peuple, entraîné à fauter par le Erev Rav (en français : tourbe nombreuse c’est-à-dire ce peuple étranger qui s’est mélangé à nos ancêtres « rescapés » des 10 plaies d’Egypte1).
En effet, on apprend dans le traité de Haguiga 10a qu’HaKadosh baroukh Hou a annulé par Lui-même cette décision d’exiler ce peuple ingrat…. Un verset interpelle notre attention : il est écrit : ‘זה הדבר אשר ציוה ה. Ainsi que nous avons déjà souvent eu l’occasion de le remarquer ce mot de trois lettres hébraïques : davar qui signifie une chose mais aussi une parole. Or, il est intéressant de noter que Moïse, en s’adressant aux chefs de tribus, leur signale : voici la parole que D a ordonnée ! Par ce mot, le Prophète enseigne que si un homme prononce une parole de manière à s’imposer un vœu ou faire une promesse il devra mettre en pratique ce qu’il aura prononcé s’il s’agit d’une obligation ou d’une privation à propos desquelles l’homme a fait une promesse, il doit observer et accomplir ce qui a été promis comme par exemple faire un don à une personne ou à une association dès que le vœu ou le serment ont été prononcés, cela devra être accompli. Ceci vient nous enseigner qu’il n’est pas conseillé de prononcer des paroles à la légère. L’homme se distingue de la créature animale par le don de la parole.
Rappelons à ce propos que lorsque l’être humain doit communiquer, c’est par la parole, s’il doit prier, c’est encore par la parole qu’il s’adresse au Créateur. Et dans ce domaine, nous devrons nous diriger vers le bien et veiller à ne prononcer que de bonnes paroles et veiller à ne pas souiller notre bouche.
C’est en prononçant des paroles que D créa le monde et c’est en en prononçant d’autres que le déluge s’abattit sur le monde pour le détruire. De même, les uns les autres se sont encouragés par la parole à construire la tour de Babel et c’est à cause de ces paroles qu’ils ne se sont plus compris.
C’est par 10 paroles magistrales que D nous a comblés en nous offrant Sa Loi. La parole possède donc une force intellectuelle et morale de même qu’elle a une valeur et que, si elle peut être employée à tort et à travers elle comporte la faculté de véhiculer une sainteté incommensurable et la parole peut donc être le véhicule de la consécration et de la dédication c’est la raison pour laquelle le texte nous précise que dès que le vœu ou que le serment est prononcé il ne pourra être profané. Pourtant, l’être humain n’étant pas toujours capable de sublimer ses sentiments et ses émotions il aura pu s’engager dans un vœu pour lequel, au fond, il ne souhaitait pas s’engager et c’est la raison pour laquelle, D a prévu une possibilité de revenir sur sa parole.
La mise en garde est que le vœu prend effet dès la parole émise ou selon le texte « dès que la parole est sortie de sa bouche » et cette personne n’aura pas le droit de se dédire sauf : pour un homme en réunissant trois personnes qui le délieront de son vœu, pour une femme qui pourra être déliée de son vœu par son mari et pour un enfant de moins de 12/13 ans par son père.
La Torah demande aux membres du peuple juif d’observer la Torah sans en ajouter ni en retirer quoi que ce soit. Se pose, alors, la problématique suivante : pourquoi une personne pourrait-elle s’interdire un aliment ou un acte ou s’imposer ou autoriser un acte ? La réponse est que, de par son libre arbitre, la personne peut s’imposer, pour une raison quelconque, un acte quelconque, et il faudra veiller soit à le mettre en pratique, soit à s’en faire relever.
D’autre part, le fait de vouloir dès cet instant (avant que les terrains ne soient attribués officiellement) signifierait leur volonté de choisir leur futur lieu de résidence et de recevoir ainsi leur « part d’héritage », ce qui pourrait prouver qu’ils étaient désireux de se séparer de leurs frères et, par conséquent, du reste du peuple, en prenant en ligne de compte uniquement leur avenir matériel et en se désintéressant du sort commun et donc de la communauté.
1/ Puisque notamment pendant la plaie des ténèbres, tous ceux qui ne s’étaient pas montrés dignes (et entre autres, ceux qui ne voulaient pas quitter l’Égypte et les cultes idolâtres) étaient morts là-bas et avaient été enterrés au cours de ces jours de ténèbres….
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