La page de la 25ᵉ Knesset se tourne. Le Parlement israélien a officiellement approuvé sa dissolution, ouvrant la voie aux élections législatives qui se dérouleront le mardi 27 octobre 2026.
Ce scrutin permettra aux Israéliens d’élire les 120 députés de la 26ᵉ Knesset, lesquels devront ensuite tenter de constituer une majorité parlementaire et un nouveau gouvernement.
La loi portant dissolution de la Knesset a été adoptée avec le soutien de la coalition et de l’opposition, sans voix contre. Cette décision met un terme à la législature issue des élections du 1ᵉʳ novembre 2022 et marque l’entrée officielle d’Israël dans une nouvelle campagne électorale.
Une élection organisée à la date prévue
Contrairement aux nombreux scrutins anticipés qu’a connus Israël au cours des dernières années, les élections du 27 octobre se tiendront à la date initialement prévue par le calendrier légal.
Il s’agira d’un événement politique relativement rare dans l’histoire récente du pays. Depuis plusieurs décennies, les coalitions israéliennes ont souvent éclaté avant la fin de leur mandat, provoquant des élections anticipées.
Entre avril 2019 et novembre 2022, les Israéliens avaient notamment été appelés aux urnes à cinq reprises, conséquence de l’instabilité des coalitions et de l’incapacité répétée des différents blocs à former une majorité durable.
Le gouvernement reste en fonction
La dissolution de la Knesset ne signifie pas que les institutions cessent immédiatement de fonctionner.
Le gouvernement actuel, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, continuera d’exercer ses fonctions jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement. Il agira toutefois comme gouvernement de transition, conformément aux règles et aux usages applicables pendant une période électorale.
La Knesset sortante conserve également une continuité juridique jusqu’à l’entrée en fonction de la nouvelle assemblée, même si son activité sera désormais fortement réduite.
Un scrutin historique depuis le 7 octobre
Ces élections seront les premières organisées en Israël depuis l’attaque du 7 octobre 2023 et les longues périodes de guerre qui ont suivi.
La sécurité nationale, la gestion des différents fronts militaires, le retour des otages, la reconstruction des régions touchées et la responsabilité politique liée aux événements du 7 octobre devraient occuper une place centrale dans la campagne.
Mais les électeurs seront également appelés à se prononcer sur de nombreux sujets de politique intérieure :
- le coût de la vie et le prix du logement ;
- la situation économique des familles ;
- le partage de la charge militaire ;
- les exemptions accordées aux étudiants des yeshivot ;
- les relations entre le gouvernement et le système judiciaire ;
- l’éducation et la santé ;
- l’avenir des populations déplacées ;
- ainsi que les profondes divisions qui traversent la société israélienne.
Une bataille électorale qui s’annonce particulièrement serrée
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou devrait conduire une nouvelle fois la liste du Likoud et tenter de conserver le pouvoir.
Face à lui, plusieurs formations d’opposition chercheront à convaincre les électeurs qu’une nouvelle direction politique est nécessaire. Les recompositions au centre et à droite, l’apparition de nouvelles listes et les éventuelles alliances entre partis joueront un rôle déterminant.
En Israël, il ne suffit pas qu’un parti arrive en tête pour gouverner. Après les élections, le président de l’État consultera les représentants des différentes formations parlementaires et chargera le député considéré comme ayant les meilleures chances de réunir une coalition.
Pour obtenir une majorité stable, cette coalition devra compter au moins 61 députés sur 120.
Les sondages publiés plusieurs mois avant le scrutin doivent cependant être interprétés avec prudence. Dans un paysage politique aussi fragmenté, quelques sièges peuvent suffire à faire basculer la majorité d’un bloc à l’autre.
Les dates à retenir
La campagne électorale est désormais officiellement engagée.
Les citoyens israéliens voteront le :
Mardi 27 octobre 2026 – 16 Hechvan 5787
Le nouveau gouvernement ne sera pas nécessairement formé immédiatement après le scrutin. Selon les résultats et la complexité des négociations entre les partis, les discussions pour constituer une coalition pourraient durer plusieurs semaines.
Les prochains mois seront donc décisifs pour l’avenir politique d’Israël. Après une législature marquée par la guerre, les tensions sociales et de profondes divisions, les électeurs devront choisir non seulement leurs représentants, mais aussi la direction qu’ils souhaitent donner au pays pour les années à venir.
Sources : Knesset, Commission électorale centrale, Kan, Reuters, Associated Press et Institut israélien de la démocratie.
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