Parachat Beréchit – שבת מברכים חודש חשוון (Chabbat Mevarekhim ‘Hechvan)
Vendredi 9 et samedi 10 octobre 2026 – 28 et 29 Tichri 5787
Horaires de Chabbat en Israël
| Ville | Entrée de Chabbat | Sortie de Chabbat |
|---|---|---|
| Jérusalem | 17h34 | 18h49 |
| Tel-Aviv | 17h55 | 18h51 |
| Ashdod | 17h56 | 18h52 |
| Haïfa | 17h44 | 18h50 |
| Beer-Sheva | 17h56 | 18h51 |
| Eilat | 17h56 | 18h51 |
Cette semaine, nous commençons un nouveau cycle de lecture de la Torah avec la paracha Beréchit. Ce Chabbat est également Chabbat Mevarekhim, au cours duquel nous bénissons le mois de ‘Hechvan, qui débutera dimanche 11 octobre.
Chabbat Chalom à toutes et à tous !
Horaires vérifiés selon le calendrier Hebcal ; ils peuvent varier légèrement selon les usages locaux.
PARASHATH BERESHITH 5787
Nous allons essayer cette année de monter le niveau de nos explications sur la parasha d’un cran et de découvrir d’autres faces d’exégèse à travers certains midrashim ou récits allégoriques ou didactiques avant de nous attaquer un jour si D le permet au niveau du « secret »…. Depuis douze ans (bli ayin harâ et grâce à D) chaque semaine nous nous sommes efforcés de comprendre le message et l’enseignement divin selon les approches littérales et allusives d’après les 4 niveaux du « pardès » (pshatt (sens littéral) /rémez (sens allusif)/drash sens dissertatif et sod (sens caché)) et à présent, donc, nous arrivons à la dissertation à travers des récits…
La plupart du temps, l’exégèse s’attarde sur le fait que la Torah commence par la lettre « beth » ב … et donc le midrash nous éclaire en ceci : lors du récit de la création, plusieurs désaccords se sont fait jour ainsi, la lune fut blessée dans son orgueil par la puissance du soleil et qu’il ait acquis en quelque sorte un rang de monarque et donc, la lune a revendiqué une même reconnaissance c’est pourquoi le soleil règne sur les journées et la lune, telle une reine avec son cortège d’étoiles règne sur les nuits… mais le premier mécontentement fut celui de la lettre alef qui vint présenter ses allégations devant le Créateur en demandant pourquoi le récit de la Torah commence-t-il par la deuxième lettre de l’alphabet et non pas par la première lettre et le Saint béni soit-IL promit à la lettre alef que c’est par elle que commenceront les 10 Paroles (10 commandements) puisqu’en effet le premier mot est Anokhi avec un alef.
Les Sages s’interrogent : pourtant, le Créateur aime la Justice, la Rigueur, l’Ordre en ce cas, pourquoi est-ce le « beith » qui commence la Torah ? Certains privilégient le raisonnement suivant c’est que le mot « maudit » s’écrit avec un alef *tandis que bénédiction commence par un « beith » et qu’en conséquence il valait mieux inscrire en début de la narration un mot dont la première lettre est un « beith » (qui est aussi l’initiale du verbe construire « boné » n.d.l.r.).
Le Rav Shlomo Kluguer, auteur de l’ouvrage « imré Shéfer », 1785-1869 en Ukraine, mit en exergue lui aussi le fait que ce désordre – que la Torah commence par la lettre beith et non par le alef qui signifie instruire par ailleurs, ne lui semble pas cohérent parce que si la raison réside dans le fait que le mot maudit commence par alef alors il n’est pas non plus compréhensible que les 10 Paroles commencent par le alef….et le raisonnement de ce grand érudit d’Ukraine est qu’étant donné qu’il s’agit là de l’Etude de la Torah, l’homme peut en ce cas précis sublimer toutes les atteintes et se placer bien en de ça d’une malédiction quelconque et hypothétique et que cette même étude assortie de l’application des 613 commandements appelle sur le croyant miséricorde et justice plutôt que malédiction et rigueur.
Une autre interrogation se pose qui ne manque pas d’intérêt : pourquoi, au lieu de commencer le récit de la création du monde, le Créateur n’a-t-IL pas commencé Sa phrase par Son propre nom ? Pourquoi n’a-t-IL pas inscrit : HaShem a créé, au début,……et a-t-IL préféré la version : au commencement a créé HaShem…
Rabbi Youdan cite Onkelos en ceci : les rois humains se soucient toujours de mettre leur nom en avant et HaShem dont la modestie est inégalable (c’est pourquoi IL écrivit dans la Torah que Moïse était TRES HUMBLE/MODESTE car il était une exception du genre humain et se rapprochait en ceci du divin n.d.l.r), c’est pour cela qu’HaShem commença par agir dit le Midrash et donc créer le monde puis ensuite indiqua Son Nom…
Le Midrash fait ressortir que les lettres qui terminent les trois premiers mots de la Torah : bereshith (tav) bara (alef) Elokim (mem) forment en désordre le mot EMETH (alef-mem-tav) qui signifie vérité car toute la Torah est vérité du début à la fin. Le Midrash souligne que dans l’énoncé de l’alphabet hébraïque nous devons absolument inclure les cinq lettres finales ce qui porte le nombre de lettres de 22 à 27 et, en conséquence la lettre mem est effectivement la lettre centrale (étant la 13ème) d’autre part, il existe dans l’exégèse un système pour commenter la Torah qui s’appelle la guematriya et, cette méthode en comporte par elle-même, d’autres systèmes de calculs comme par exemple la guematriya guedola et la guematriya ketana (dans l’article ci-joint vous trouverez ces façons de calculer mais mon propos ici est de signaler que le mot « emeth » en guematriya ketana est 9 (1+4+4=9) et vous verrez ainsi, d’après cette méthode, que la majeure partie des mots écrits dans la Torah que leur total est 9 soit VERITE car la Torah n’est que vérité !!!
La Torah écrit au deuxième verset : et la terre n’était que désordre et chaos et obscurité et l’Esprit d’HaShem survolait ceci et, au troisième verset HaShem a dit (créé par une simple parole) que soit la Lumière et la lumière fut …… Les Maîtres du Midrash s’expriment ainsi : HaShem dès la conception du projet divin de la création du monde, dans Son immense Sagesse IL savait qu’existeraient justes et impies l’obscurité et le désordre se rattachant aux impies tandis que la Lumière, la Torah, serait l’apanage des Justes car eux, les justes se pencheraient sur la Torah qui n’est que Lumière et Vérité pour les impies déniant la vérité et la lumière de la Torah et de la Sagesse divine, ils vivront dans l’absence de lumière et dans le désordre.
Par la suite, nous nous attarderons sur des midrashim d’un autre ordre concernant les châtiments encourus par quatre protagonistes le premier fut le sol/la terre car HaShem avait ordonné à la terre de produire des arbres-fruits c’est-à-dire des arbres qui porteraient des fruits mais qui, par eux-mêmes seraient aussi comestibles comme le seraient les fruits et, la terre se permit d’envisager autre chose en anticipant sur les actes futurs des êtres humains qui pourraient exagérer dans leur consommation et en arriver à détruire les arbres pour les manger et ne pas les laisser fructifier la terre fut donc punissable car elle avait ainsi utilisé son libre-arbitre en contrevenant aux ordres d’HaShem….
Le second et la troisième à encourir des punitions furent le serpent et Eve : le serpent sur plusieurs chapitres d’accusation : vouloir démentir les propos et les ordres divins, désirer « connaître » (dans le sens biblique) la créature humaine féminine, et ainsi la détourner de son devoir conjugal et désirer modifier le projet divin… puis, lorsqu’arriva le châtiment de la première femme de l’humanité, se firent jour des sentiments de désinvolture effective tout en n’hésitant nullement à « charger » la responsabilité du serpent à fond et, quant à Adam, lorsque le Créateur lui demande « pourquoi as-tu désobéi? » il n’hésite pas non plus à accuser « c’est la femme que Tu m’as donnée » !!!
La Torah nous enseigne qu’Adam a « connu » Eve ce qui revêt un sens intime mais c’est ici que le Midrash (midrash rabba de shir hashirim et pirké dé rabbi Eliézer chapitre 21) nous apprend des aspects que l’on peut trouver à la fois dans le Zohar et aussi dans la Guemara (traité Sabbat page 146a) mais, c’est en « connaissant » Eve qu’Adam apprend/comprend (le même verbe yadâ signifie savoir/connaître/comprendre/découvrir selon le contexte) qu’Eve est déjà enceinte… comment ? de qui ? de quoi ?……. Le Zohar haKadosh, et la guemara ainsi que je l’ai dit plus haut, en plusieurs endroits (shabbat 146a, yebamoth 103b, avoda zara 22b), expriment cette information : lorsque le serpent est venu sur Eve, il a, alors, le serpent, a inoculé en elle sa souillure/impureté… c’est ainsi qu’elle conçut Caïn…. Eve s’exprima différemment en employant le verbe liknoth = acheter, acquérir, produire… en disant qu’elle a produit un homme avec l’aide d’HaShem… et c’est ainsi qu’elle nomma son fils Caïn dont deux lettres sur les trois de la racine du verbe liknoth (racine kouf-noun-‘hé) apparaissent ici (le kouf et le noun)…..
Abel, lui est le fils d’Adam. La gestation et la naissance se passent normalement pourtant, ici, les naissances se déroulent dans l’ordre de la conception : Caïn fut conçut en premier et naquit le premier et Abel conçu en second naquit en second non pas comme lors de la naissance gémellaire de Jacob et Esaü….
Les Sages font une différence entre le fait que Caïn soit né le « premier » physiquement et le fait que dans le cas d’Esaü celui-ci soit né « bekhor » (aîné)… Caïn est né premier physiquement et a échoué en tout et pour tout. Jacob qui est né physiquement deuxième mais a été conçu en premier sur un plan spirituel et fondamental.
Lorsqu’Eve « traduit » son sentiment en nommant son fils d’après son ressenti : son fils est sa « propriété » et elle a transmis ainsi à son fils le sentiment de puissance et que tout lui appartient et il ne sut rien partager alors que Jacob dont on dit qu’il fut conçu en premier et n’est sorti qu’en deuxième a appris à partager dès sa conception.
Avec l’aide d HaShem, nous reviendrons sur ce concept lors de la naissance d’Esaü et Jacob, d’ici peu de temps.
Caroline Elishéva REBOUH
ד »ר קרולין אלישבע רבוה בן אבו
AshdodCafé
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