Dans un contexte marqué par la guerre et les incertitudes du marché immobilier, la Knesset a adopté aujourd’hui une mesure exceptionnelle visant à soutenir les familles engagées dans un processus d’amélioration de logement.

Le Parlement a ainsi validé une ordonnance temporaire majeure, prolongeant de trois mois le délai accordé aux propriétaires pour vendre leur ancien bien immobilier tout en conservant les avantages fiscaux liés au statut de résidence principale.

Une mesure adaptée à une situation exceptionnelle

Cette décision intervient dans le contexte sécuritaire actuel et des conséquences de l’opération militaire en cours sur le marché immobilier israélien.

Selon la loi sur la fiscalité immobilière, les acquéreurs d’un nouveau logement peuvent continuer à bénéficier des avantages fiscaux liés à une résidence unique — à condition de vendre leur ancien bien dans un délai défini.

👉 Or, en raison de la guerre, de nombreuses transactions ont été retardées, mettant certaines familles en difficulté.

Cette prolongation vise donc à éviter un préjudice économique important pour les ménages, en leur permettant de finaliser leurs ventes sans perdre ces avantages fiscaux essentiels.

Concrètement : quels sont les nouveaux délais ?

La mesure prévoit que :

👉 Si la date limite de vente du bien ancien se situe entre fin février et fin mai 2026,
➡️ elle est automatiquement repoussée :

  • soit jusqu’à fin août 2026,
  • soit de trois mois supplémentaires à partir de la date initiale.

Cette décision concerne aussi bien les biens achetés auprès de promoteurs que ceux acquis sur le marché libre.

Un soulagement pour des milliers de familles

Les experts en fiscalité saluent une mesure indispensable dans le contexte actuel.

L’avocat Daniel Segev, spécialiste en droit immobilier, explique : « Cette prolongation constitue une mesure nécessaire et bienvenue face aux circonstances exceptionnelles liées à la situation sécuritaire.
Sans cette décision, de nombreux propriétaires, ayant agi de bonne foi en achetant un nouveau logement, auraient pu se retrouver exposés à des charges fiscales très lourdes — parfois de plusieurs centaines de milliers de shekels — uniquement en raison de retards indépendants de leur volonté. »

Il souligne que cette ordonnance permet de corriger une injustice potentielle, en rétablissant un équilibre entre les impératifs fiscaux et la réalité du terrain.

Vers d’autres mesures ?

Les spécialistes appellent toutefois à aller plus loin, en envisageant des mesures complémentaires :

  • assouplissement des contraintes administratives
  • ajustements supplémentaires des délais
  • allègements fiscaux ciblés, à l’image de ceux mis en place durant la période du Covid

L’objectif : garantir davantage de stabilité et de visibilité sur un marché déjà fragilisé.

Un message de soutien aux citoyens

À travers cette décision, les autorités envoient un signal clair : accompagner les citoyens dans une période complexe et préserver leur stabilité économique malgré les défis.

👉 Une mesure qui devrait bénéficier à des dizaines de milliers d’Israéliens, leur permettant de se concentrer sur l’essentiel — la sécurité de leur famille — sans craindre de perdre des avantages fiscaux précieux.

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