En 2024, près de 49 % des États dans le monde autorisent la double nationalité. Longtemps symbole d’une identité “entre deux pays”, la double nationalité change aujourd’hui de statut. Pour certains expatriés, elle devient une assurance. Voyager plus librement, protéger ses enfants ou contourner les démarches de visas, les avantages d’une binationalité sont nombreux. Problème : au moment même où la demande explose, les États ferment progressivement leurs portes. Alors, pourquoi cette ruée mondiale vers le deuxième passeport ?

La double nationalité, aussi appelée binationalité, désigne le fait de posséder deux citoyennetés à la fois. Pendant longtemps, la double nationalité concernait surtout les enfants de couples mixtes, les familles issues de l’immigration ou certains expatriés installés durablement à l’étranger. Aujourd’hui, le phénomène dépasse largement cette réalité familiale ou affective. La citoyenneté devient aussi progressivement un outil de sécurité face à des conflits internationaux comme la guerre commerciale située au Moyen-Orient ou encore le conflit Russie-Ukraine. Pour le dire autrement, c’est un outil qui permet de circuler, travailler, investir ou étudier plus facilement dans plusieurs espaces du monde. En clair : le passeport est devenu un capital.

Liée à la mondialisation, les expatriés vivent dans plusieurs pays au cours de leur vie et se marient davantage avec des conjoints étrangers. Ils élèvent souvent des enfants plurilingues, issus de cultures multiples. Il y a aussi les demandes de nationalité pour la mémoire. C’est par exemple le cas d’individus qui demandent la nationalité espagnole. Car la loi sur la « mémoire démocratique » permet de prendre la nationalité de leurs aïeux, dans le cadre d’une réhabilitation des victimes de la guerre civile espagnole et du régime franquiste. En 2022, cette mesure a déclenché une avalanche de demandes de nationalité espagnole, avec plus d’un million de dossiers déjà engagés et 1,3 million d’autres en attente de traitement en décembre 2025. Elle n’est pourtant pas récente, puisqu’elle vient compléter la loi sur la mémoire historique, datant de 2007.

La citoyenneté est-elle devenue un privilège ?

Sur le papier, les avantages sont considérables. Le premier reste évidemment la facilité de voyager. Certains passeports permettent d’entrer sans visa dans près de 190 pays. Elle permet d’accéder à la possibilité de posséder une résidence dans chaque pays. Aux Caraïbes, par exemple, il est possible d’acquérir la citoyenneté par le biais de l’investissement immobilier. Parmi les îles qui proposent des programmes de citoyenneté par investissement , on trouve Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et la Grenade. Ces programmes offrent aux candidats la possibilité d’investir dans des biens immobiliers approuvés par le gouvernement ou de faire un don à un fonds national. Une mesure qui permet de renflouer les caisses de l’État, puisqu’elle représente près de 50 % du PIB.

Une citoyenneté de plus en plus recherchée par les expatriés

Au Royaume-Uni, le pourcentage de résidents déclarant posséder plusieurs nationalités a doublé en dix ans, passant de 1,1 % en 2011 à 2,1 % en 2021. Aux États-Unis, le média CNN révèle que 6 % des Américains possèdent déjà une double nationalité, en 2024. En Suisse, environ un habitant sur quatre est binational, faisant du pays l’un des plus concernés au monde par la double nationalité. En France, la binationalité concerne un grand nombre de personnes : quatre à cinq millions de binationaux en métropole et la moitié des 2,5 millions des Français de l’étranger, selon l’estimation des ambassades.

On compterait environ 15 millions de binationaux franco-africains, un chiffre annoncé par le président de la République Emmanuel Macron lors d’un entretien au média Brut, pendant le sommet franco-africain Africa Forward, en mai 2026. « Et donc vous êtes totalement françaises et français et totalement algériens, marocains, nigérianes, béninoises, kényans, etc. (…) C’est un trésor et c’est une chance. Pour vous, c’est d’aller au bout de chacune de ces cultures, de ces ancrages. C’est une chance pour les entreprises ou l’Etat qui vous embauche, et c’est un démultiplicateur d’opportunités parce que l’Afrique est une terre d’opportunités extraordinaires » déclarait-il. Aujourd’hui, parmi les citoyennetés les plus fréquentes en France, on retrouve les nationalités franco-canadienne, franco-américaine, franco-suisse et franco-britannique.

Liée à la mondialisation, les expatriés vivent dans plusieurs pays au cours de leur vie et se marient davantage avec des conjoints étrangers. Ils élèvent souvent des enfants plurilingues, issus de cultures multiples. Il y a aussi les demandes de nationalité pour la mémoire. C’est par exemple le cas d’individus qui demandent la nationalité espagnole. Car la loi sur la « mémoire démocratique » permet de prendre la nationalité de leurs aïeux, dans le cadre d’une réhabilitation des victimes de la guerre civile espagnole et du régime franquiste. En 2022, cette mesure a déclenché une avalanche de demandes de nationalité espagnole, avec plus d’un million de dossiers déjà engagés et 1,3 million d’autres en attente de traitement en décembre 2025. Elle n’est pourtant pas récente, puisqu’elle vient compléter la loi sur la mémoire historique, datant de 2007.

La citoyenneté est-elle devenue un privilège ?

Sur le papier, les avantages sont considérables. Le premier reste évidemment la facilité de voyager. Certains passeports permettent d’entrer sans visa dans près de 190 pays. Elle permet d’accéder à la possibilité de posséder une résidence dans chaque pays. Aux Caraïbes, par exemple, il est possible d’acquérir la citoyenneté par le biais de l’investissement immobilier. Parmi les îles qui proposent des programmes de citoyenneté par investissement , on trouve Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et la Grenade. Ces programmes offrent aux candidats la possibilité d’investir dans des biens immobiliers approuvés par le gouvernement ou de faire un don à un fonds national. Une mesure qui permet de renflouer les caisses de l’État, puisqu’elle représente près de 50 % du PIB.

Pour les expatriés, posséder plusieurs nationalités facilite également l’accès au marché du travail, en retirant l’obligation d’obtenir un permis pour travailler à l’étranger. Un citoyen binational bénéficie également des droits et avantages dans chacun des deux pays : succession à l’ international, droit au vote, services sociaux, accès aux soins de santé…

Côté fiscal, les entrepreneurs peuvent également bénéficier, dans certains pays, d’une fiscalité plus avantageuse que celle appliquée aux investisseurs étrangers, ainsi que de démarches plus simples pour créer une entreprise ou acheter des parts.

lepetitjournal.com

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