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TSNIOUT ET DIVORCE : QUELLE VIE « APRÈS » ?

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TSNIOUT ET DIVORCE : QUELLE VIE « APRÈS » ?

La joie des jours printaniers, un ciel bleu presque partout, on aurait tendance à oublier parfois des horizons plus gris dans certains foyers. Routine, crise, problèmes intimes, désaccords ou divergences de caractère, on ne saurait (Lo Alénou) faire la liste longue des maux qui traversent les routes conjugales. Et pourtant, croyons le ou non, le divorce est une des mitsvotes données à l’homme ! Le Talmud dans Guitin (Traité qui soulève des problèmes et modalités de divorce, jusqu’à la remise de l’acte en lui-même) explique que tout homme sera en droit de congédier sa femme si ce dernier découvre en elle quelque chose de malsain. Comme il est écrit « Ki matssa ba ervat davar » « il a trouvé en elle quelque chose d’inconvenant » *(merci de comprendre qu’il ne s’agit pas là évidemment d’une prise de position sur qui de l’homme ou de la femme domine le divorce mais d’une citation Talmudique pure). Quand plus rien ne va, que les rabbanims et proches n’ont pas réussi à (re) souder la cassure et que le couple décide de se dire au revoir : quel lendemain pour la femme ? Tsniout, reconstruction personnelle et sociale, redémarrage d’une vie nouvelle, recherche de soi, nouvelles interrogations, au plan de la halah’a, comment vivre ou apprendre à vivre après la fin d’un mariage. Le divorce fait-il d’une femme Juive une victime ou une battante ? Tsniout et divorce : quelle vie après ? Tsniout Mag’ s’interroge.

Se couvrir la tête après un divorce : une obligation ?

La rédaction qui travaille auprès de Possekims s’efforcera de répondre avec clarté à cette question. Une femme mariée qui divorce devra de manière générale continuer à se couvrir la tête, car il est humiliant pour une Bat Israël (Mariée, Veuve ou Divorcée) de montrer ses cheveux (Traité Ketouvot 72 a). Le cheveux est attractif. Même après un mariage il faudra veiller à montrer votre rigueur, car se couvrir la tête est une mitsva minhatorah. Dans l’épreuve l’on ne pourra pas tout abandonner. Le divorce est une décision bi-latérale, mais, parfois il arrive qu’elle ne soit le fruit que d’un seul des deux conjoints. Se relever en se disant « après toutes ses années de sacrifices, je dois tout recommencer » n’implique pas (en jugeant le kaf zeh’out biensur) une largesse d’attitude. Alors grossomodo parce que mon mari m’abandonne, je dois abandonner Hashem (Hasvechalom)? Je le sais, derrière cet article se rive de nombreux esprits clairvoyants qui penseront « on peut tout à fait respecter Hashem et désirer re-fonder un foyer, avec la tête couverte c’est un handicap de refaire sa vie  »

Or, il est faux de penser ainsi et parfois même dangereux. Même une femme Juive ayant la tête sur les épaules, risquerait en découvrant sa tête, de se confondre avec des cultures non-Juives (Oumot Aolam) et, se mêler aux « tendances » du 21eme siècle, ainsi retrouver sa chevelure naturelle (re)-devient atout pour séduire et trouver un nouveau mari. Mais ne l’oublions pas mesdames, se couvrir la tête est aussi et avant tout, une révérence au Tout Puissant. Le Ciel n’est pas responsable de tout ce qui nous arrive. Nous sommes aussi parfois responsable de nos propres nissyonotes (expériences). La parole est aisée je le sais bien, mais il faut apprendre à se responsabiliser plutôt que de chercher sans cesse qui est responsable de notre mal !

Qui vous dit que se découvrir la tête après un divorce vous ouvrira les portes du bonheur, qui vous certifie que vous rencontrerez forcément quelqu’un et que ce personnage vous comblera ? Est-ce une véritable garantie ? Que vous désiriez garder la tête couverte ou que vous fassiez un « break » le temps de rencontrer quelqu’un : Rien n’est une garantie pour rencontrer à nouveau l’âme soeur : mais une chose est certaine : la différence entre les deux c’est que garder la tête couverte en étant divorcée vous rapprochera beaucoup plus d’Hashem que la seconde option. Témoignages de lectrices à la clé…

Se découvrir la tête seulement après autorisation d’un Rav*

La rédaction du magazine ne se permet jamais d’émettre de jugements -Hasvechalom-.En revanche lorsque l’on fait du kirouv (rapprocher un Juif du Judaïsme), il est aussi de notre devoir de faire preuve de tolérance (à ne pas confondre avec le mot « Laxisme »). Vous venez de divorcer et vous désirez découvrir votre tête ? Apprenez d’abord à dialoguer. Faites une liste des « avant » / »après ». N’oubliez pas que (bien que cela ne soit pas une généralité) continuer à se couvrir la tete vous rapprochera d’une cible masculine elle-meme religieuse. Acceptera t’on de vous présenter un shidouh’ en accord avec vos exigences religieuses (exemple dans le monde ultra orthodoxe) si votre chevelure est mise à nue ? Prenez des rendez vous avec des rabbanims et rencontrez-les munie d’une liste de questions. N’oubliez jamais que la Tsniout se manipule avec une extreme précaution, ne prenez donc aucune décision à la légère, il en va de votre futur dans ce monde-ci et dans le Olam Aba (Le monde futur). En espérant à D. ne plaise, que celle qui se découvrira les cheveux prendra sur elle dene jamais oublier de se les couvrir à nouveau dans le cas d’un re-mariage.

*Dans la majeure partie des cas, les possekims n’autorisent pas la femme veuve ou divorcée à se découvrir la tête (telle que nous instruit la halah’a), les rabbanims qui donnent des ether (autorisation partielle) concernent des cas particulier (dépression de la femme, souffrances ou cas de sévices morales ou corporelles, etc,…beaucoup de particuliers qui ne pourront trouver réponse qu’auprès d’une autorité rabbinique spécialiste en dayanoute).

Ne pas chercher à « concurrencer son ex » fait grandir une femme dans son Judaïsme

Quelles que soient les circonstances de votre divorce (parfois douloureux) ne cherchez pas à jouer de rivalité. Le comportement d’une bat Israël est avant tout fait de vertus. Je sais, facile à dire ! Mais, ne cherchez pas à envahir ou continuer à hanter la vie de votre ex-mari. C’est dans votre judaïsme que régnera la victoire, ne cherchez pas à ressembler à cette femme juchée sur des talons aiguilles qui passe des coups de fil en anonyme et raccroche encore plus triste. On vous a fait du mal ? Le mida ké négued mida (mesure pour mesure) n’est pas dans nos mains dans ces cas- là, mais plutôt dans celles d’Hashem. Contentez vous d’apprendre à ignorer, avancer avec vos clés du trésor, servez vous de votre bagage de femme Juive pourAVANCER. Si vous croisez (lors par exemple de garde alternée des enfants) votre ex-mari, soyez brève mais discrète, ne cherchez pas forcément l’entente, mais plutôt les compromis. Prêtez plus attention au regard qu’Hashem portera sur vous en tant que femme Juive et mère, qu’aux ragots communautaires, à la perception que l’autre a de vous en tant que « divorcée » et au qu’en dira t’on , qui développera l’orgueil (Hasvechalom) et fera naître chez vous, la rancoeur, envers votre ex et envers le monde. Entourez-vous de quelques personnes sur lesquelles vous pouvez compter (dont des rabbanites ou rabbanims), ouvrez votre dialogue à Hashem et n’hésitez pas à lui envoyer vos tefilotes, conservez un entourage rouh’ani(spirituel). Dans tous les cas, préservez votre Tsniout, soyez rayonnantes sans oublier la halah’a.Ne vous lancez pas non plus dans la course effrénée aux shidouh’im (rencontres religieuses), apprenez à vivre les choses en leur temps : qui sait à quoi Hashem vous destine ? Sachez que le fait d’apprendre à (re)vivre sans l’autre n’est pas toujours facile, mais tout nouveau départ est lié à une remise en question. Faites le vide (religieusement parlant) regardez ou vous en êtes afin de savoir ou vous aller.

Shidouh’im : privilégier la qualité à la quantité

Il est important pour une bat Israël, de vouloir reconstruire un foyer Juif (il s’agit d’une grande mitsva). Cependant, avec l’expérience passée, il est bon de déterminer les choses qui sont bénéfiques pour vous et celles qui ne le sont pas. Même si un shidouh’ est une rencontre avec un homme et non avec un robot, prenez le temps de penser à l’avenir de vos enfants et à vos futures aspirations conjugales : là encore faites une liste de ce que vous voulez et de ce que vous ne voulez plus. Admirez votre paysage rouh’ani, et utilisez votre divorce comme une seconde chance qu’Hashem vous offre pour commencer un taalih’ (procédure). Trouvez un équilibre entre exigences religieuses, exigences existentielles , regard vers l’avenir sans amener dans la conversation trop de souvenirs, de nostalgie ou de souffrance. Présentez vous sous votre meilleur jour sans en faire trop, conservez une tsniout basée sur le raffinement et la sagesse. Apprenez à écouter l’autre, puis, parlez lorsque votre tour viendra. N’accumulez pas les rencontres, sans faire trop la difficile ne supposez pas le premier shidouh’ comme étant forcément le bon, choisir sans trop faire de l’élitisme, et sans « collectionner ».

Divorce, tête couverte et ses bienfaits : la preuve par quatre

Mesdames, si la majeure partie d’entre vous (concernées ou pas par le divorce) n’est pas convaincue qu’une tete couverte après une séparation apporte de grands bienfaits, la rédaction aidée par H’azal vous offre  quelques exemples (même si vous les connaissez déjà).

– Vous continuez à représenter un modèle pour le H’inouh’ de vos enfants. Etre maman c’est inévitablement apprendre à être un exemple pour son enfant. Si maman à la tête couverte, votre enfant même marqué par les séquelles d’un divorce pensera avec admiration, combien vous avez garder les valeurs de la Tsniout, et combien il vous tient à coeur d’accomplir votredevoir de Bat Israël : une épreuve ne vous arrête pas, en vous couvrant la tête vous la surmonter comme un obstacle à franchir et une nissayone envoyée par le Tout Puissant. Expliquer à un enfant avec des mots simples pourquoi l’on ne se couvre plus la tête est une affaire délicate, car cela implique de lui expliquer (même si cela est votre droit) que vous désirez refaire votre vie. Ca fait beaucoup à avaler pour un enfant, encore plus pour un adolescent…Songez-y.

– Afficher perruque ou foulard après un divorce est une preuve d’honnêteté « bein Adam le h’avero » (envers son prochain). Ainsi , si vous rencontrez un homme en shidouh’ il ne se sentira pas dupé. Une chevelure couverte signifie aussi que vous avez appartenue à un autre homme. Le prochain qu’Hashem vous aura destiné, s’il a des valeurs religieuses appréciera d’autant plus ce geste de franchise, et si vous décidez de vous marier , il aura le privilège de se dire qu’aux yeux d’un autre célibataire « vous êtes prise » et qu’un signe ostentatoire le définit.

– Le fait qu’une femme ai la tete couverte, est (comme dit plus haut) un désir d’Hashem. Ainsi elle place les exigences d’Hashem au-dessus même de ses propres désirs. Elle pèse le pour et le contre et se dit « Ein od milvado » donc par conséquent perruque ou pas, si je rencontre un shidouh’ et que les rabbanims ont évoqués mon statut conjugal, nulle barrière ne m’empêchera de rencontrer quelqu’un. C’est une preuve de confiance dévouée (yirat shamayim) crainte du ciel envers Hashem.

– Enfin là ou l’homme à l’obligation de mettre les tefilines, le kissoy roch ou la perruque repésentent femme office de protection, au même titre que les tephilines. Comme il est dit dans le Traité Chabat (passage 156b) « couvre ta tête afin que tu ressentes la crainte du Ciel »

Une femme a certes le droit de refaire sa vie, cela représente même une mitsva. Mais comme toute chose précieuse la vie à un prix. Si cela est en notre pouvoir, tachons de nous elever spirituellement, Hashem dans sa grandeur se chargera d’envoyer le reste. Depuis notre naissance et au moment de notre création notre destin était deja scellé , gratifions Hashem pour les chemins qu’il nous fait prendre, qu’elle nous mène à la grandeur, à la pureté et à la géoula. Qu’Hashem apporte réconfort et renouveau à toutes femmes juives  divorcées(tetes couvertes ou non) afin que chacun connaisse les joies d’un foyer Juif solide et d’une harmonie conjugale. Le divorce n’est pas la fin d’une vie, c’est aussi le début d’une nouvelle  …

http://www.tsniout-mag.com

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