Stanley Fischer a déclaré que les taux hypothécaires restaient des actifs sûrs pour les banques israéliennes, mais doivent être étroitement surveillés à l’avenir.

La banque d’Israël responsable

« Je considère que la Banque d’Israël est responsable de la stabilité du système bancaire. Cela ne veut pas dire que nous avons à défendre tout ce que font les banques, mais nous attendons d’eux qu’ils agissent de façon responsable, y compris envers les ménages et les entreprises, les petites et moyennes entreprise », a déclaré le gouverneur de la Banque d’Israël le Professeur Stanley Fischer, à la conférence de la banque centrale sur la stabilité du système financier aujourd’hui.

La banque d’Israël veille à l’équilibre

Fischer a également souligné que des plaintes ont refait surface lorsque la Banque d’Israël a relevé les exigences des banques en matière de suffisance du capital. « Nous avons atteint un bon équilibre entre la nécessité de renforcer les banques tout en leur permettant d’accorder des prêts. Il n’y a aucune contradiction entre le maintien de la croissance durable et la protection de la stabilité du système bancaire. C’est une des raisons pour laquelle nous sommes très, très prudent sur le marché immobilier. » Aujourd’hui, a-t-il ajouté, « 40% des portefeuilles des banques sont investis dans l’immobilier, dans le sens large du terme, en Israël. Il n’y a aucune restriction sur le poids des prêts hypothécaires dans le portefeuille de crédit. Bien qu’il n’y ait aucune restriction, nous suivons de près ce sujet. »

Fischer entre banque et jeunes couples

Fischer a poursuivi : « Nous avons utilisé des mesures de surveillance dans le passé pour prévenir les problèmes de ce marché. Historiquement, les prêts hypothécaires en Israël ont été considérés comme des actifs assez sûrs. Cela est vrai. […] Mais l’histoire est pleine d’exemples de biens qui étaient sûrs, et qui cessent de l’être. C’est pourquoi peut on ne peut pas se détendre sur le marché de l’immobilier ». Il faut noter toutefois que cette mise en garde sert les intérêts du marché au sens où elle indique la banque d’Israël, si elle connaît les avantages du marché, en connait aussi les dangers, et veille à ce qu’ils ne surviennent pas.

Fischer a par ailleurs défendu les banques : « J’entends souvent des gens dire : « Le gouverneur est plus inquiet au sujet du système bancaire que des jeunes couples. Ce n’est tout simplement pas vrai. Nous nous occupons de la stabilité du système bancaire, car nous nous soucions de jeunes couples. Nous nous soucions de tous ceux qui vivent en Israël. Environ la moitié descrises financières ont commencé dans le marché de l’immobilier, nous allons donc continuer à être très responsable sur ce point. »

Bien que Fischer soit assez pessimiste sur l’économie mondiale, il a déclaré que la Banque d’Israël avait mis en place des plans d’urgence pour tous les scénarios. « La situation en Europe est très difficile et elle ne s’améliore pas. Il y a beaucoup d’incertitude. Il est de notre devoir à la Banque d’Israël et au ministère des Finances, qui portent la responsabilité de protéger l’économie, d’être prêt à faire face à tout problème s’il y a des évolutions négatives en Europe. Nous sommes prêts pour cela, mais je ne peux pas savoir ce qui se passera si un ou deux pays quittaient l’euro. Nous avons réussi à faire face à la grave crise en 2008, et j’ai confiance dans le fait que nous pouvons protéger l’économie », a conclu le gouverneur de la banque d’Israël.

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