drapeauxL’économiste en chef de la Banque Leumi a fait part récemment de son inquiétude face aux effets secondaires éventuels de la mondialisation, et n’a pas hésité à comparer la situation politique en Israël, à celle de l’Italie. Pour lui, il faut agir rapidement sur les logements.

Italie : Un scénario économique plutôt alarmiste

L’économiste en chef de la Banque Leumi a en effet mis en garde : « la hausse des prix des logements pourrait facilement atteindre 10% l’an prochain ». La semaine dernière les marchés mondiaux ont été secoués après avoir appris la formation de la coalition de centre – droit de l’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi qui a remporté une courte majorité aux élections locales pour le Sénat italien. Considéré comme responsable de la situation économique déplorable de l’Italie, les marchés n’ont pas apprécié le retour du leader politique confronté à plusieurs scandales sexuels et judiciaires. La situation en Italie inquiète les marchés, l’effondrement de l’Italie provoquerait la chute de la France, dont l’argent est déposé dans les banques en Italie et au Royaume-Uni, et les Américains possèdent eux-mêmes une petite fortune dans le système financier anglais. En d’autres termes, on craint l’effet domino et les effets secondaires de la mondialisation lorsque tout s’écroule au lieu de fonctionner. Un effet qui inquiète en Israël.

Quand globalisation est synonyme de déstabilisation

Selon le Dr Gil Chapman, en effet, économiste en chef de la Banque Leumi, la « mondialisation peut éventuellement faire tomber l’économie. C’est une histoire d’infection, le virus fait rage. C’est l’histoire de la mondialisation, elle réduit la dimension du temps et les choses peuvent se produire très rapidement. » Et selon lui, la situation politique en Israël et en Italie est très similaire. Toutefois, malgré les difficultés politiques, Chapman estime que l’Italie peut faire face à la crise. « Je reste optimiste. Contrairement aux autres pays l’Italie n’a qu’un seul problème : le problème financier. Elle n’a pas de bulle immobilière,

l’endettement bancaire est très faible, et l’état économique est acceptable, au moins dans le nord de l’Italie. Si le gouvernement italien est en mesure de mettre en place des réformes fiscales, ce problème sera résolu. Même aujourd’hui, après l’élection, les risques d’effondrement sont inférieurs à ce qu’ils étaient il ya un an. »

La comparaison de Chapman réside essentiellement dans les systèmes de gouvernement, très instables. Or il estime que les deux pays ont à prendre des décisions importantes. En Israël, il s’agit de mettre en place un programme pour faire face aux mauvaises conditions de logement pour éviter une nouvelle hausse drastique des prix de l’ immobilier.

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