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Une après-midi au Salon de l’Alyah à Paris pour un trentenaire

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Une après-midi au Salon de l’Alyah à Paris pour un trentenaire

AG2-3-300x224Hier dimanche 26 Mai je me suis rendu au Salon de l’Alyah – 

Tout d’abord laissez-moi vous rappeler une chose: cet article n’est pas un guide du Salon de l’Alyah. Pourquoi? Parce que ce serait sans doute très ennuyeux.
A l’inverse, un flot d’émotions lyriques, ne saura pas vous retranscrire la réalité de l’instant, un minimum d’objectivité s’imposant.

Ce premier billet d’humeur marque aussi le point de départ d’une évolution du journal EuropeIsrael.org (nous vous en dirons un peu plus dans les semaines à venir).

L’Alyah : j’en ai les larmes aux yeux (on avait dit pas de flot d’émotions lyriques !).

Il n’est pas évident de se configurer l’Alyah comme une simple formalité géographique, administrative et fiscale. Sans doute, ce serait le cas si je décidais de m’expédier au Danemark ou en Nouvelle-Zélande. Mais Israël rime dans mon esprit et dans celui de beaucoup de juifs,comme : ON RENTRE A LA MAISON !
Je crois faire partie de ces milliers de juifs qui portent en eux l’expression d’un certain déracinement les mêmes qui souvent témoignent avoir ressenti une forte émotion en posant pour la première fois le pied à l’Aéroport Ben Gourion. Tout juif de France n’a d’ailleurs pas (ou pas encore) ce sentiment là. Beaucoup d’entre eux se sentent français à 100 %,  n’aiment ni la chaleur ni la promiscuité à l’israélienne  Ils préfèrent la France, sa nature, son pinard, sa cuisine, sa bienséance, ses grèves, sa littérature, son aura.
Bref, tout ce dont j’ai toujours su me passer. (à mon avis les olims qui ont me lisent doivent se dire: « toi mon coco, tu vas regretter la bienséance à la française après un an ou deux en Israël).

Trentenaire et nouvel immigrant

Après avoir passé les portiques de sécurité,  je me suis donc assis devant Sarah, une jolie rousse de 26 – 27 ans en charge d’informer les juifs errants en projet de déserrance.

Le fait d’avoir passé l’âge de 30 ans, ne m’ouvre plus le droit aux bourses d’études. Finito donc les bancs de la Fac (même si il est tout à fait possible de reprendre ses études sur le tard en Israël).
J’aurai le droit à un prêt de 4000 € distribué en 8 fois sur 6 mois en tant que nouvel arrivant (que je devrais éventuellement rembourser dans certaines conditions).
Je n’ai pas le devoir militaire (mais je peux m’engager pour six mois) juste le devoir de me débrouiller pour gagner ma vie sinon retour-case-départ.

L’argent
L’argent c’est effectivement le nerf de l’Alyah. Israël ce n’est pas la France-Afrique où n’importe quel zozo débarquant de pays producteurs de pétrole a droit à un logement, une retraite, de la bouffe, des couches-culottes et des bisous. Non, non, Israël c’est pour les papas.
L’argent pour les nouveaux immigrants compris dans la tranche d’âge des 31 ans – 65 ans permet d’assurer la transition professionnelle. Israël ne porte pas les jeunes comme il porte les plus âgés.
Le prérequis pour l’Alyah est une réflexion concrète. Et pour info, ce n’est pas parce que les israéliens vivent à crédit que c’est un bon exemple.

La langue
On comprend aussi très rapidement que l’hébreu est essentiel.
Mieux vaut naître en Israël quand on est nul en langue, car apprendre l’hébreu sur le tard, n’est jamais évident. Ceci étant ce n’est pas non-plus du russe. C’est ce que m’a confié Olivier, dentiste, en charge d’informer sur l’Alyah en destination de la ville de Haïfa, installé quant à lui depuis 2 ans (si ma mémoire est bonne) en Israël.

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Toutes les villes principales y sont représentées, surtout celles connues pour réunir beaucoup de francophones: Jérusalem, Tel-Aviv, Ashdod, Netanya  Ashkélon. A chaque ville un stand où une à deux personnes vous attendent pour vous décrire comment se passera l’atterrissage et les formalités liées à notre nouveau statut.

J’aime attraper au vol des extraits de conversation et c’est en passant prêt du stand de Jérusalem qu’une vieille dame lance avec un humour épicé : « Ha Natanya, c’est dans la banlieue de Paris ». Tellement vrai. Sarcelles quand tu nous tient. (Wesh)

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Au salon de l’Alyah sont présents aussi les entreprises de déménagement (deux essentiellement se tirent la bourre Sonigo et F.D.I ), des écoles francophones, le ministère de l’intégration et ManPower (qui ont pour mission de vous trouver un job ou un poste, ce qui peut rassurer à bien des égards dans le processus complexe de l’Alyah).

Bon quand on a fait le tour du premier niveau, il s’agit de ne pas oublier le sous sol lequel ne s’adresse d’ailleurs pas à la même population.

La caverne de l’Ali-Alyah

L’entre du bonheur: 400 m² de sous sols soit 3 fois plus long que le rez-de-chaussée.

Au sous-sol on nous vend un tout autre rêve. L’appartement tout neuf en Israël vendu sur plan dans 80 % des cas. Faut bien prendre des risques dans la vie.

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Un vitrine du savoir faire israélien en terme d’immobilier, du beau que du beau partout.
Fini les kibboutzim aujourd’hui c’est Israël-family-style.
On pense confort, bien-être, standing mais pas à n’importe quel prix. Le montant minimum d’un appartement est de 350 000 € pour un 45 m².
Sinon il faudra louer mon enfant.

Israël absorbe des capitaux et exporte du high-tech.

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Le système Alyah est bien rodé, les gens y sont souriants, l’accueil y est fraternel et l’on peut vite s’imaginer face à la mer, enfoncé dans un transat, sous un soleil brûlant tenant la main moite d’une poupée israélienne à l’accent exotique ex-employée de l’Agence Juive, bullant à deux doigts d’un appart flambant neuf acheté à crédit six mois auparavant sur plans dans un sous-sols parisien.

Le rêve sioniste

L’Agence Juive est une machine rodée, qui attire les juifs de Galout avec du lait et du miel. On nous parle d’appartements, de jobs, d’études, de logistique: le concret rien que le concret et c’est tout à leur honneur.
Cependant je n’oublie pas que si je décide l’Alyah ce n’est pas pour vivre dans un appartement au bord de l’eau, ni pour travailler avec des gens qui ne parlent pas ma langue natale, ni pour reprendre des études et encore moins pour m’exercer aux joies du déménagements… c’est aussi et surtout parce que je prie le Dieu d’Israël  que je mange selon les rites instaurés du temps des hébreux, que j’étudie une histoire différente du peuple français qui m’a aimé et accueilli en son sein. Parce que ça fait 2000 ans que je m’excuse aussi d’être juif et 2000 ans que je fais en fonction des humeurs des uns et des autres.
Si je pars c’est pour revenir éventuellement en tant que touriste, pour revenir en « être fini », après avoir déployé mes racines profondément dans ma terre, après avoir bouclé la boucle ouverte il y a tant de siècles et qui a fait de moi un peuple unique, un peuple choisi par les hommes et inspiré par l’histoire.
J’ai aujourd’hui un pays qui m’attend, où la moindre parcelle parle de mon passé, de mes mythes fondateurs et dont les découvertes archéologiques en font l’écho chaque jour que Dieu fait.

J’avoue, j’aurai tant aimé découvrir un stand tenu par Jacques Kupfer et par le Rav Haim Dynovisz (je blague à moitié).
Il faut beaucoup de courage pour émigrer en Israël et la passion a toujours été moteur pour faire des hommes, des hommes de conviction. C’est bien de cela dont à toujours eu besoin Israël.

La suite très bientôt !

Rub de Salonique pour Europe-Israel.org

 

 

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