Facebook, la plus grosse introduction en Bourse de ces cinq dernières années aux Etats-Unis. - DR
Facebook, la plus grosse introduction en Bourse de ces cinq dernières années aux Etats-Unis. – DR

En cinq ans et plus de 3000 opérations, les start-ups de la région de San Francisco ont levé 31 milliards de dollars.

La Silicon Valley reste le paradis du capital risque. Elle l’est même de plus en plus puisque selon le Silicon Valley Tech Venture Almanac tous les records des cinq dernières années devraient être battus en 2013. Sur les trois premiers trimestres de l’année, la Valley a attiré 5 % de plus de dollars et suscité 8% de plus de « deals » que durant la même période de 2012. La part du lion de cette manne va bien sûr au secteur de l’Internet qui représente la moitié des opérations enregistrées au cours de ces deux années.

#gibier - DR

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Mais la croissance la plus forte se réalise dans le mobile, où les investissements se sont accrus de 15 % en 2013 contre 7 % en 2010. Ces starts-ups sont aussi de plus en plus nombreuses à déboucher sur des IPO : les cinq plus belles introductions réalisées depuis 2009 étant, par ordre d’importance, Facebook, Twitter, Zynga, Workday et Veeva System ( entreprise qui marie le cloud et la pharmacie, créée par Peter Gassner, un transfuge de Salesforce et d’IBM). Workday, une société spécialisée dans le cloud et le Big Data, dont il est bien difficile pour un non initié de cerner les contours de l’activité, est une parfaite illustration de la fièvre spéculative qui règne autour de ce type d’entreprise. Quand son action valait 28 dollars, il y a un an, Forbes s’interrogeait  : « cette compagnie vaut elle vraiment 10 milliards de dollars ? ». Aujourd’hui, portée par des résultats certes brillants, mais aussi fragiles , l’action vaut près de 80 dollars  ! L’investisseur qui a le plus profité de cet emballement depuis cinq ans est SV Angel, firme créée par Ron Conway et David Lee. Le « superange » Ron Conway est un personnage massif à la crinière blanche qui distribue volontiers ses oracles sur l’eldorado de l’ecommerce ou les multiplespotentialités ouvertes par les smartphones.

Les stars du secteur ne sont pas en reste et participent elles-aussi à cette furia d’investissements par le biais de leurs propres capital-risqueurs, à l’instar de Google Ventures, Intel Capital, Qualcomm Ventures our SAP Ventures, les plus gros acteurs du genre. Aujourd’hui, les cinq start-ups qui ont attiré le plus de capitaux dans la Silicon Valley se partagent plus de 2 milliards de dollars. Il s’agit, encore une fois par ordre d’importance de Pinterest, Palantir, Deem, Good Technology et Square. Pinterest, le site internet visité par environ 25 millions de personnes chaque mois, est valorisé près de 4 millliards de dollars : un chiffre qui ne fait pas peur aux analystes , lesquels considèrent qu’ils tiennent là une sorte de version en images de Google…

Pour Quentin Hardy, le spécialiste des nouvelles technologies au New York Times, s’il s’agit d’une bulle, c’est une bonne bulle , de celles qui ont accompagné toutes les grandes percées technologiques aux Etats-Unis. Plus critique, mais cette fois sur le versant sociologique, un article de Weekly Standard voit surtout dans cette Silicon Valley où fleurissent les milliardaires à coté d’une foule de salariés mal payés, la parabole de l’agonie de la classe moyenne actuellement à l’oeuvre dans l’Amérique d’Obama.

10 infos sur la bande passante

Le boom africain. Une impressionnante infographie donne la mesure du décollage économique du continent africain, qui a vu son PIB s’accroitre de 135 % dans la dernière décennie. Les chiffres sur l’éducation, l’énergie, les infrastructures vont dans le même sens. Six des économies qui ont progressé le plus vite dans la décennie passée se trouvent dans l’Afrique sub-saharienne.

Apple. Il y a un an, quand la capitalisation de la firme de Tim Cook flirtait déjà avec les 500 milliards de dollars, les analystes prédisaient qu’elle doublerait dans l’année. Les douze derniers mois ont effectivement été fastes pour la bourse américaine, pas pour Apple qui a certes passé la barre des 500 milliards mais après un gros passage à vide durant presque les deux tiers de l’année, comme le montre cet article d’Apple insider. Qui souligne toutefois qu’il vaut mieux être actionnaire d’Apple que de Google, lequel ne verse aucun dividende.

France. C’est une rubrique du site de Carnegie Europe, le think tank américain. Chaque semaine, la journaliste Judy Dempsey pose aux experts proches de Carnegie une même question. La semaine allant du 27 novembre au 4 décembre, la question était :« la France va-t-elle ruiner ou sauver l’Europe ? » Réponse des experts : un ni ni.

Alimentation. Les hommes sont en train de devenir de plus en plus carnivores . Cela s’explique surtout par les croissances très rapides de la Chine et de l’Inde qui s’accompagnent d’une modification des habitudes alimentaires dans le sens d’une consommation plus importante de viande.

Time. La nouvelle stratégie de l’hebdomadaire phare aux Etats-Unis est décortiquée par USA Today . Sans surprise, la priorité est donnée au digital sur le print, d’autant plus que Time se juge en retard en matière de journalisme numérique (il compte 13 millions de visiteurs uniques par mois, contre 61 pour le Huffington Post). Un nouveau site est annoncé pour le début de l’année prochaine. Nancy Gibbs, la nouvelle directrice du magazine, est une légende du titre, pour lequel elle a rédigé plus de 100 cover stories.

Réseaux sociaux. Dernière nouvelles du monde des réseaux sociaux  : Facebook reste le leader avec 1,6 milliard d’utilisateurs actifs par mois, mais il est talonné désormais par YouTube, tout proche du milliard. La plateforme la plus populaire en Chine est Qzone, en troisième position avec plus de 700 millions d’utilisateurs mensuels. Twitter reste plus petit que beaucoup de ses concurrents mais il fait un tabac en Arabie Saoudite où 41 % des personnes connectées le sont à Twitter.C’est en Inde que la croissance des réseaux sociaux est globalement la plus forte.

Partage. La Warwick Business School a fait un gros effort pour se mettre dans la tonalité de Noël en réalisant un film très festif sur le thème du partage des connaissances.

Tous les jours de la semaine entre le 2 et le 20 décembre l’école mettra ainsi en partagele meilleur de sa recherche , sous forme d’articles ou de vidéos.

Italie. La London School of Economics s’intéresse à Matteo Renzi, le jeune maire de Florence , étoile montante du parti du centre-gauche, le Parti Démocratique. Il est considéré, selon elle, comme la personnalité émergente de la politique italienne, au point que Angela Merkel lui a accordé un entretien privé à Berlin. L’auteur du « paper » regrette de ne pas en savoir plus sur la politique étrangère que compte mener ce brillant politicien s’il accède au pouvoir. Tout en reconnaissant que ce qui l’actionne au premier chef c’est le terrain local.

Cadeau. The Economist a imaginé un calendrier de l’Avant online très original qui permettra de découvrir chaque jour jusqu’à Noël un des meilleurs graphes de l’année réalisés par le magazine économique britannique. Et le jour de Noël on pourra découvrir celui que l’équipe de l’Economist considère comme son meilleur.

http://www.lesechos.fr

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