Israël est victime d’attaques répétées de la part de l’Occident, attaques dont le but est de discréditer le droit que le peuple juif a sur sa terre, comme toute autre nation. De façon paradoxale, nombreux sont les juifs, tant en Israël qu’en Diaspora, qui ne savent pas expliquer, à eux-mêmes et aux autres, pourquoi ce droit est absolu. Rachi, le célèbre commentateur, qui vécut au dixième siècle à Troyes, nous enseigne, dès son premier commentaire de la Torah, citant la Guémara, que nous devrons savoir expliquer le moment venu aux nations, et cette obligation impérative incombe à notre génération, de quel droit nous nous trouvons en Erets Israël : de par la volonté de D.ieu.

Dans un entretien accordé à « Information Juive »  (novembre- décembre 1993), le professeur Alain Minc affirmait :

« Pour moi qui suis un farouche partisan des accords de paix israélo-palestiniens, je constate que, question intégrisme, Israël est bien servi. L’attitude de certains colons israéliens [en Judée-Samarie et dans bande de Gaza] me fait penser a l’O.A.S. Ni plus ni moins. »

Nous essaierons de montrer que la définition « colons » appliquée aux israéliens habitant en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza depuis la Guerre des Six-Jours, est aberrante et mensongère, tendant à corroborer l’affirmation que nous aurions conquis une contrée qui ne nous appartient pas.

L’une des caractéristiques du monde occidental, depuis la période de l’Antiquité, a été le fait colonisateur. L’Egypte ancienne, l’Assyrie, la Perse, la Grèce, Rome et plus près de nous l’Espagne, le Portugal, l’Empire britannique, l’URSS et bien entendu la France, ont conquis puis perdu leur grandeur dans ce domaine. En ce qui concerne la France, les petits Algériens n’ont pas cru bien longtemps que leurs ancêtres étaient gaulois, pour la bonne raison que l’Algérie, de même que les autres pays d’Afrique du Nord ou d’Afrique Noire, n’a jamais été française.

Le fait colonisateur peut se résumer ainsi : volonté d’imposer de force sa loi et sa morale à une autre nation, qui ne les accepte pas ou les rejette après en avoir subi le viol continu et l’exploitation de ses ressources économiques.

Le parallèle effectué entre les pionniers juifs et les véritables colons de l’Antiquité et de l’époque contemporaine est stupéfiante et témoigne d’une part de la méconnaissance de l’histoire et de la morale juives et davantage encore du fait israélien contemporain, et d’autre part révèle une assimilation quasi-freudienne des arguments antisémites classiques et anti-israéliens (forme moderne, « élégante » de l’antisémitisme). Cette approche constitue un grave manquement aux canons élémentaires de probité intellectuelle.

De même, la comparaison avec l ‘O.A.S. frôle l’absurde. L’O.A.S. a été un mouvement clandestin de Français dissidents qui se sont opposés à la fin de l’hégémonie de la France en Algérie, pays étranger auquel la France n’avait aucun droit. Cette opposition a été accompagnée d’exactions atroces à l’encontre de citoyens algériens.

Ce parallèle est faux et odieux et caractéristique de cette forme si fréquente de « Selbsthass » de certains juifs et témoigne, une fois de plus, de cette attitude galoutique de vouloir expliquer – et de s’en excuser – pourquoi nous avons le droit de vivre en tant que juifs et en tant que Nation.

Le peuple d’Israël vit actuellement un processus de retour à sa Terre, la Terre qui lui appartient ; ce processus a commencé de façon active il y a environ deux cents ans, avec l’arrivée des premiers élèves du Gaon de Vilna, renforçant ainsi une Présence juive qui n’avait jamais cessé depuis la destruction du Second Temple.

La Terre d’Israël et en particulier la Judée et la Samarie  – autour de l’axe antique Sichem, Jérusalem et Hébron – et ce depuis des temps immémoriaux, appartient au Peuple d’Israël en vertu d’un contrat indéfectible conclu pour l’éternité entre D.ieu et le Peuple d’Israël. Ce fait est gravé dans la mémoire de l’Humanité : la Terre d’Israël appartient, par volonté divine au Peuple d’Israël et uniquement à lui. De même, la bande de Gaza – nous trouvons des vestiges de synagogues …  dans la ville de Gaza –  fait aussi partie intégrante du pays d’Israël. Abraham et Itzhak se sont installés à Guérar, situé selon la majorité des commentateurs dans la région de Gaza. (Livre de la Genèse) et ‘’Voici l’héritage de la tribu de Yéhouda : Ashdod et ses alentours, Gaza et ses alentours jusqu’au fleuve d’Egypte’’ (Livre de Josué – 15, 47), etc…

Les « colons » ne sont en fait que les fils des Patriarches hébreux qui retournent dans leur pays après près de deux mille ans d’absence, chassés, pour diverses raisons, par une puissance colonisatrice, Rome et qui, malgré toutes les avanies et persécutions n’a pas abandonné, pour une partie d’entre eux, sa foi et son espérance et a payé très cher, tout au long de son exil, le prix de sa fidélité à sa croyance que D.ieu rassemblera ses Exilés.

Durant les exils du peuple d’Israël et parallèlement à l’existence continue de petites communautés juives dans tout le territoire d’Israël (à Jéricho, Gaza, Hébron, Jérusalem, Safed, Tibériade, etc…), la Terre d’Israël a été colonisée par de nombreuses puissances : les Perses, les Grecs, les Romains, Byzance, les Croisés, les Arabes, l’Empire ottoman, etc. et plus près de notre époque la Grande-Bretagne (mandat britannique), puis récemment occupée partiellement par la Jordanie, par fait de guerre.

D’autre part, le retour du peuple juif en Israël a entraîné dès 1882 l’arrivée de populations de nombreux pays arabes attirées par l’espoir de prospérité que le peuple juif, de retour sur sa Terre, ne manquerait pas d’apporter à la contrée et ce à côté de populations éparses, vestiges d’anciens colonisateurs.

Nous conseillons à cet égard la lecture édifiante du livre de Joan Peters : « From Time Immemorial – The origins of the Arab-Jewish conflict over Palestine ». (Traduit en français).

La guerre des Six-Jours a été imposée à Israël par ses ennemis et lui a permis non pas de coloniser mais de reconquérirsa Terre, qui lui avait été usurpée, volée et pillée. Nous signalerons que la Judée-Samarie a été conquise en 1948 par la Jordanie, sans que cette occupation ait été entérinée par les autres nations, y compris les pays arabes. Rappelons que cette contrée faisait partie du Foyer National Juif octroyé par la Société des Nations.

 En d’autres termes, le titre de propriété du peuple d’Israël sur toute la Terre d’Israël est un titre ancien, irréductible et incontestable (sauf pour certaines raisons théologiques évidentes). Ce titre de propriété est certainement moins contestable, si tant est qu’il soit nécessaire de le prouver, que celui des Etats-Unis sur le territoire Nord-­Américain, entre autres exemples.

Le fait qu’Israël doit apprendre ce qu’est la conduite d’un Etat souverain et à ce titre commet de graves erreurs (en particulier du fait des gouvernements des trente dernières années), ne doit pas faire oublier le fait que le Pays d’Israël appartient au peuple juif à travers toutes ses générations, tant celles passées que futures, en Israël et en Diaspora et uniquement au Peuple Juif, sans aucun droit à la moindre concession territoriale du fait de quelque gouvernement que ce soit. (Le Rav Zvi Yéhouda HaCohen Kook).

 Le fait que d’autres populations, non juives, se trouvent actuellement en Israël, n’a bien entendu jamais donné le droit ni moral ni religieux (notions presque synonymes dans le judaïsme) à l’Etat d’Israël de se livrer à de quelconques sévices à l’encontre de ces populations, qui ont par ailleurs accédé à un niveau de vie qu’elles n’avaient jamais connu auparavant.

Ce même fait ne donne aucun droit à ces populations de revendiquer avec une haine meurtrière la terre ancestrale d’un autre peuple, d’en fomenter en permanence la destruction et de tenter par supercherie, par l’entremise de la création artificielle d’un peuple palestinien qui n’a jamais existé, d’ériger un état à la place de l’Etat d’Israël (but ouvertement déclaré) avec Jérusalem comme capitale.

L’aide apportée a cette tentative par certains pays « bienveillants », ainsi que la faiblesse insigne de gouvernements de minorité transitoires dont les membres ignorent délibérément les fondements mêmes du vécu juif et des valeurs évoquées ci-dessus, ne confèrent aucune légitimité à cette tentative par les pays arabes de supplanter Israël sur sa Terre.

Cette ignorance et ce mépris, y compris par une partie des Israéliens et des juifs de la Diaspora, de l’histoire, des valeurs morales et des souffrances de Peuple juif ne sont également qu’une étape transitoire du processus extraordinaire qui se déroule sous nos yeux et que nulle force au monde n’arrêtera : le retour d’Israël sur sa Terre : ‘’נצח ישראל לא ישקר ‘’, tel que décrit de façon détaillée et saisissante dans les prophéties.

David Pasder
Ofra, Pays de Binyamin, Israël
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