Sa chronique virulente au sujet de l’affaire Dieudonné a fait plus de 3 millions de vues sur YouTube en dix jours et lui vaut des menaces de mort. Mais c’est loin d’être la première fois que Nicolas Bedos choque une partie du public au point de lui entraîner des ennuis. Selon Le Parisien, l’écrivain aurait été mis en examen par une juge d’instruction parisienne le 16 décembre dernier pour «complicité d’injure publique raciale».

Il y a un an, le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais avait porté plainte contre deux de ses chroniques publiées dans Marianne et sur le site Internet de l’hebdomadaire en décembre 2012. Nicolas Bedos avait employé à la fin d’un article intitulé «Indolence insulaire» l’expression «enculé de nègre». Le chroniqueur avait également parlé d’«autochtones oisifs».

«Insultés par ces propos qui visent toute une communauté»

En apprenant le dépôt de cette plainte, Nicolas Bedos s’était désolé que les auteurs de la plainte aient compris «l’inverse» de son message: «Ils ne comprennent pas le degré zéro du second degré. Les expressions qu’ils me reprochent sont mises dans la bouche de personnes que je critique.»

Interrogé par Le Parisien, Daniel Dalin, le président du Collectif-DOM, a expliqué: «Nous nous sommes sentis insultés par ces propos qui visent toute une communauté. Nous y avons vu une incitation à la haine raciale à laquelle il convenait de mettre fin. Même au 3e degré, on ne peut pas s’en prendre à un groupe humain de la sorte.»

Le collectif précise qu’il ne fait aucun amalgame avec l’affaire Dieudonné.

20minutes.fr

 

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